Sans attendre un quelconque procès, cinq noms sont jetés en pâture au public par le ministre de la Sécurité intérieure, Organès Rakotomihantarizaka. Ce sont les noms de :
l’ancien secrétaire général du ministère des Finances, Henri Bernard Razakariasy ;
l’ancien député, Raharinaivo Andrianatoandro, porte parole du TIM et ancien questeur à l’Assemblée nationale ;
Henri Rabesahala, proche collaborateur du président Marc Ravalomanana. Apparemment il supervisait plusieurs postes importants telles la communication et la diplomatie ;
Andry Ralijaona, ancien secrétaire général en charge de la conduite du Madagascar Action Plan (MAP) ;
Mejamirado Razafimihary, ancien Directeur général de la société KRAOMA et responsable de la reconstruction du Rova de Manjakamiadana.
À un moment donné, le nom de Manandafy Rakotonirina, en résidence surveillée à Mantasoa, a aussi été cité mais non confirmé.
Ce seraient donc les cerveaux locaux de ces actes terroristes qui ne laisseraient aucun répit aux dirigeants de la Haute Autorité de Transition (HAT) et qui priveraient la population du calme dont elle a besoin pour se relever de la crise. Ces « terroristes » peuvent donc s’attendre à ce qu’ils soient traités comme il se doit par les « forces de l’ordre » du colonel Richard Ravalomanana qui les a prévenus et conseillés, dans sa conférence de presse du dimanche 19 juillet, de se rendre.
Pas de délégation de la HAT à Addis-Abeba
Dans son intervention devant la presse ce lundi 20 juillet, le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) a déclaré qu’il ne va pas rejoindre la réunion d’Addis-Abeba. La HAT ne rejoindra pas les négociations conduites par le groupe international de contact, a-t-il déclaré d’un ton ferme. Il a fait comprendre qu’il ne négocie pas avec des « terroristes ». Des propos qui ne sont pas sans rappeler les comportements et les décisions de grands chefs d’Etat européens et américains ou israéliens qui avaient affaire avec des preneurs d’otages ou des groupes armés « rebelles ». Mais aussi des propos qui veulent dire que le président de la HAT ne veut plus, depuis la dernière rencontre du Hintsy, entendre parler de rencontrer Marc Ravalomanana. Qu’on le laisse tranquille !
Toutefois, l’affaire n’est pas si simple car cela fait plusieurs mois que Marc Ravalomanana n’est plus dans le pays. Et il faut reconnaître qu’il donne du fil à retordre aux nouveaux dirigeants qui se comportent toujours comme des groupes assiégés, ou des opposants mais pas en « raiamandreny » rassurants et persuasifs dans ces propos et initiatives. En somme il y a quelque part et trop souvent confusion des rôles. Ou bien est-ce voulu pour pouvoir s’imposer sur ces collaborateurs dans la HAT dont plusieurs ne manquent pas non plus d’ambition si d’autres veulent s’y maintenir le plus longtemps possible ?




