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dimanche 25 juin 2017
Antananarivo | 15h00
 

Société

Décentralisation et déconcentration

Chef fokontany : une fonction mal aimée

mardi 21 mars | Bill

Le fokontany, subdivision administrative ou émanation des collectivités territoriales décentralisées revient sur le tapis et fait l’objet de convoitise et de mésentente entre la Commune et la Préfecture ou le District. Les points de vue divergent car les textes et la loi présentent le fokontany comme un démembrement de l’Administration centrale, sa cheville ouvrière. La totalité des fonctions dévolues au chef fokontany relèvent cependant des activités et de la vie de la collectivité territoriale décentralisée et de la Commune. En tout cas, le chef fokontany n’est pas un agent de l’Etat central ni celui de la Fonction publique territoriale. Il n’est pas rémunéré convenablement et ne survit que des subventions de 20 000 ariary par mois allouées par l’Etat mais qui ne lui parvient que des mois voire des années plus tard. Le chef fokontany est même ignoré par la campagne de sensibilisation et de régularisation de situation des personnels menée conjointement par la CNAPS (Caisse nationale de prévoyance sociale) et le ministère de la Réforme administrative de la fonction publique du travail et des lois sociales. Le chef fokontany n’est pas rémunéré non plus par la Commune alors qu’il effectue la totalité des tâches à la base dans la circonscription. On comprendra dès lors, d’une part pourquoi le chef fokontany n’est jamais dans son bureau car en milieu rural et surtout en ces temps difficiles, il ne peut abandonner ses activités relatives aux besoins de son foyer, et d’autre part pourquoi nombre de chef fokontany ne sont que des personnes âgées, à la retraite et pensionné de l’Etat central, sinon des nantis. Il est rare que l’on rencontre en milieu rural des chefs fokontany qui soient motivés par l’esprit de réel service public car matériellement, la fonction ne nourrit pas son homme sauf de manière pas catholique. En tout cas, les jeunes, valides et instruits, en mesure d’insuffler le développement du fokontany ne sont pas du tout intéressés par le poste de chef fokontany.

19 commentaires

Vos commentaires

  • 21 mars à 09:58 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Le Fokontany est la pierre angulaire d’un développement durable pour un pays comme le notre où tout est à bâtir à commencer par le civisme, la moralité, l’éducation et les infrastructures.

    • 21 mars à 10:08 | punchline (#9673) répond à plus qu'hier et moins que demain

      il faut supprimer le fokontany, c’est trop petit, on ne peut pas y deployer un programme de developpement serieux, trop petit

    • 21 mars à 10:37 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      N’oublions pas qu’il y a beaucoup de petits pays qui se sont développés convenablement (Maurice-les pays nordiques, la Suisse, etc..) par rapport au grand pays car dans une unité plus petit comme le Fokontany, le suivi-évaluation et les redressements sont rendus faciles par la proximité et la fluidité de la communication : C’est comme enseigner dans une classe à 30 élèves et celle à 100 élèves (la première est plus facile que la seconde pour la transmission du savoir).
      Le Tany lavitra Andriana est un frein au développement.

  • 21 mars à 10:06 | punchline (#9673)

    chuck berry symbole du pillage de l’afrique, car petit-fils d’esclave (.
    il est moins riche et moins celebre que johnny halliday, d’elvis presley, de john lennon, moins que mick jagger , qui sont plutôt tous sortis de ses cuisses comme disait le nouvel obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20170319.OBS6804/nous-sortons-tous-de-la-cuisse-de-chuck-berry.html

    • 21 mars à 15:57 | betoko (#413) répond à punchline

      An non Chuck Berry est très célèbre , je sais qu’il était fortuné sans avoir été milliardaire . autant les Stones que Johnny ou les beatles , ils ont beaucoup appris avec lui et il était l’idole de Mick Jagger
      avis personnel , je n’aime pas Johnny , une seule fois j’ai assisté à un de ses concerts il était beurré et n’a tenu sur scène que 40 minutes et il ne chante pas il gueule
      Je sais chacun son goût

  • 21 mars à 11:13 | Saint-Jo (#8511)

    Bonjour !

    J’ai souvent écrit ici qu’il faut faire très attention à ne pas confondre fokonolona et fokotany .
    Rien que du point de vue de la grammaire structurale qui a servi à forger ces deux vocables ,
    le Merina qui possède correctement sa langue maternelle sent que
    le premier désigne une entité bien vivante et active ,
    tandis le second a rapport à quelque chose d’inerte ou même de vaguement minéral .

    Le mot fokotany (apparu pour la première fois en 1973 de la bouche de Ratsimandrava)
    véhicule une idée de cellule d’administration de territoire basique locale qui , plus tard (en 1975) ,
    allait prendre une coloration intensément communiste sous l’impulsion de l’Amiral rouge inspiré par l’idéologie nord-coréenne .
    Avec les résultats catastrophiques que nous connaissons et que nous vivons encore aujourd’hui ,
    et même sans aucun doute pendant toutes les années à venir
    tant que ce système de gouvernement centralisé dans la capitale subsiste
    et est maintenu en vie .

    Le fokonolona est totalement autre chose .
    Un concept qui n’a presque rien de commun avec le fokotany .
    Le fokonolona est dans l’ADN de l’Imerina .
    Le fokonolona est même une des grandes idées fondatrices de la nation merina
    (idée que de maladroits politiciens gasy ont tenté de récupérer mais sans succès plus tard)
    Le concept de fokonolona avait été exposé officiellement par Andrianampoinimerina soi-même dans ses fameux discours publics pour ses sujets Ambaniandro .
    Le fokonolona était alors matériellement structuré et mis en pratique , à la satisfaction générale des Merina .
    Pour le fokonolona et son mode de fonctionnement , je me permets de signaler les références suivantes :
    a) Tantara ny Andriana II , tak. 746 , tak. 796-797 , tak.823
    b) Takelaka notsongaina II , p.426-427 , p. 437-438 , p. 443-444

    Bien évidemment , ces textes sont écrit en langue merina du XIXè siècle .
    Accessoirement , on remarque qu’à aucun moment le mot malagasy n’est mentionné nulle part (le couillon RAMBO dirait « d’ailleurs » !) dans ces textes .

    Si vous vous donnez la peine de consulter ces références , en sus du fokonolona vous aurez par la même occasion une idée plus claire de ce qu’est le fihavanana , tel qu’Andrianampoinimerina l’avait exposé et décidé de sa mise en application dans la régulation du quotidien individuel et collectif de ses sujets.
    Ce mot fihavanana a été utilisé bizarrement par des envoyés Africains arrivés chez nous après le putsch de 2009 pour , prétendait-on à l’époque , réconcilier les politiciens gasy et les militaires gasy protagonistes pendant ce coup d’état .
    Mais que pouvaient bien savoir du fihavanana merina ces commis Africains (mot qu’ils avaient prononcé plusieurs fois dans notre propre langue) ! Lesquels Africains ne parlent pas , mais alors pas du tout , notre langue , bien entendu !

    De même , deux ou trois non Gasy intervenant régulièrement sur ce forum , ne cessent de se moquer ostensiblement de notre fihavanana . Mais eux aussi qui ne parlent même pas notre langue : qu’est-ce qu’ils peuvent savoir de notre fihavanana à nous !

    • 21 mars à 12:41 | punchline (#9673) répond à Saint-Jo

      hey gros lard, tu viens mifokofoko manazava aminay le contours, c’est bien , mais on parle du fond ici , mais pas la forme

      arrête de parler de MERINA à chaque respiration, et surtout avec certitude, t’en as pas ni le monopole ni la compétence d’en divaguer, et puis

      merina c’est du foko-ntaranaka, et malagasy c’est foko-nkavana,

      et en malagasy académique, on écrit foko-n-tany, mais pas fokotany comme tu le fais

    • 21 mars à 13:42 | Saint-Jo (#8511) répond à Saint-Jo

      Normalement on devrait écrire foko tany , si on respecte rigoureusement la grammaire structurale de la langue merina .
      Ceux qui croient aux bienfaits que les fokotany nous avaient déjà apportés et nous apporteront encore dans le futur sont libres de croire ce qu’ils veulent .
      Ceux qui croient qu’il n’y a qu’une seule nation sur cette Grande Île et les environnantes sont libres de le croire aussi .

      Moi je suis convaincu qu’il n’existe pas qu’une seule nation même ne serait-ce que seulement dans cette Grande Île . Et , bien évidemment , encore plus si l’on tient compte aussi des îles environnantes voisines.
      C’est ma conviction ! Et je me la partage !

    • 21 mars à 15:14 | Turping (#1235) répond à Saint-Jo

      St Jo bjr,
      Vous dites qu’il ne faut pas confondre le fokontany au fokonolona.
      Fokontany # foko + tany.
      fokonolona # foko + olona
      Dans les deux cas le mot « foko » détermine respectivement l’ensemble d’une entité, administrative,de circonscription d’une part, et de population avec les valeurs identitaires d’autres. Sans le fokonolona, il n’y a pas de fokontany et vice versa sans les confondre.
      - Certes, le mot fokonolona est une valeur, politique Qu’andrianampoinimerina voulut faire valoir pendant son règne.
      - Si le mot « fokontany », le vocable réapparaît dès 1973, faut t- Il s’étonner sans remettre en cause le rapprochement et de l’utilité de ce terme au fokonolona ?
      - Justement, quand Ratsimandrava était ministre de l’intérieur, il avait l’idée de fonder sa politique intérieure sur le cadre de gouvernance existant depuis Andrianampoinimerina en voulant faire la rupture avec l’administration coloniale.
      Bien sûr,ce cadre de gouvernance étant basé sur le « fokonolona » qu’il voyait comme seul cadre institutionnel et économique possible, viable et reconnu par et pour la majorité de la population dans un « fokontany »sur l’ensemble du territoire pour le développement de Madagascar
      - Un développement national prenant comme base les initiatives de la communauté villageoise,le« fokonolona »et trouvant leurs financements dans leurs propres transactions, gérés à travers la commission« vatoeka »du« fokonolona ».
      - La malgachisation de l’économie plus soucieuse d’équité et de justice cherchant à articuler une économie de subsistance locale, rurale, informelle à l’économie de marché tirée par la ville, les sociétés commerciales assurant les échanges avec l’extérieur, la décentralisation des pouvoirs.
      - Conclusion :Il ne faut pas oublier que Ratsimandrava avait vraiment de vrai programme societal adaptable à la réalité malgache malgré l’événement de 1971 dans le Sud, qu’il aurait gérer autrement
      - Vous connaissez l’intérêt capitalistes avec le faux programme socialiste initié par Ratsiraka pour mettre ce pays à genoux avec tous les conflits d’intérêts de tout bord y afférents.

    • 21 mars à 15:14 | Turping (#1235) répond à Saint-Jo

      St Jo bjr,
      Vous dites qu’il ne faut pas confondre le fokontany au fokonolona.
      Fokontany # foko + tany.
      fokonolona # foko + olona
      Dans les deux cas le mot « foko » détermine respectivement l’ensemble d’une entité, administrative,de circonscription d’une part, et de population avec les valeurs identitaires d’autre part. Sans le fokonolona, le fokontany n’a pas valeur attributive à un groupe d’individus qui gère la commune issue d’une communauté et vice versa sans les confondre.
      - Certes, le mot fokonolona est une valeur, politique Qu’andrianampoinimerina voulut faire valoir pendant son règne.
      - Si le mot « fokontany », le vocable réapparaît dès 1973, faut t- Il s’étonner sans remettre en cause le rapprochement et de l’utilité de ce terme au fokonolona ?
      - Justement, quand Ratsimandrava était ministre de l’intérieur, il avait l’idée de fonder sa politique intérieure sur le cadre de gouvernance existant depuis Andrianampoinimerina en voulant faire la rupture avec l’administration coloniale.
      Bien sûr,ce cadre de gouvernance étant basé sur le « fokonolona » qu’il voyait comme seul cadre institutionnel et économique possible, viable et reconnu par et pour la majorité de la population dans un « fokontany »sur l’ensemble du territoire pour le développement de Madagascar
      - Un développement national prenant comme base les initiatives de la communauté villageoise,le« fokonolona »et trouvant leurs financements dans leurs propres transactions, gérés à travers la commission« vatoeka »du« fokonolona ».
      - La malgachisation de l’économie plus soucieuse d’équité et de justice cherchant à articuler une économie de subsistance locale, rurale, informelle à l’économie de marché tirée par la ville, les sociétés commerciales assurant les échanges avec l’extérieur, la décentralisation des pouvoirs.
      - Conclusion :Il ne faut pas oublier que Ratsimandrava avait vraiment de vrai programme societal adaptable à la réalité malgache malgré l’événement de 1971 dans le Sud, qu’il aurait gérer autrement
      - Vous connaissez l’intérêt capitalistes avec le faux programme socialiste initié par Ratsiraka pour mettre ce pays à genoux avec tous les conflits d’intérêts de tout bord y afférents.

  • 21 mars à 11:27 | Eloim (#8244)

    N’est-il pas temps de penser sur la refondation de la société malgache ? Ne serait-ce que pour faire un clin d’oeil à la structure de base de la dite société tout en élaborant un modèle de développement d’une circonscription bien déterminée ? La quantification embellira l’ornement d’une circonscription en une autre sans laisser de vide jusqu’à ce qu’on atteigne une dimension dite nationale. Et c’est à partir de ce modèle qu’on choisit si on va avoir affaire à un Etat fédéral qu’un Etat unitaire où la notion de la République et l’Unité du pays reste conservée.
    Nous n’allons pas polémiquer sur l’échec de l’effectivité de la décentralisation et de la déconcentration de la collectivité territoriale des différents régimes successifs. L’absence de la volonté de mettre en place une stratégie efficace en est la cause manifeste de la passivité de réaliser des programmes de développement y afférents.
    A Dago, on parle de la démocratie comme prêcher dans le désert que seule la notion d’élection reste l’indicateur traduisant l’essence même d’une telle notion. Comme conséquence immédiate, des crises post-électorales entraînent des graves incidentes et laissant la place à des troubles qui font plonger le pays dans le chaos incommensurable. Ce que vit le peuple malgache actuellement parle en soi.
    Beaucoup de gens ont loin d’accepté la notion de fokonolona selon Ratsimandrava. Ils n’ont même pas eu l’idée de la conception même de cette théorie qui pourrait à l’avenir nous donner une inspiration sur comment refonder notre société. Tout le monde devra penser sur la « RACINE » même de la société typiquement malgache avant d’élaborer le modèle de développement approprié d’une circonscription puis à tout le pays. Pour faire cela, il est question de VOLONTE. L’heure n’est plus aux pleurnichards (allusion au titre de cet article) plein de blabla mais au travail à l’arrache-pied si on veut vraiment développer le pays.

    • 21 mars à 12:26 | Saint-Jo (#8511) répond à Eloim

      Le fokotany comme cellule de base de la refondation , dîtes-vous .
      Mais le problème , quand nos populations entendent le mot fokotany , c’est qu’elles se souviennent des longues queues qui duraient de longues heures voire de longues journées aux bureaux des fokotany munies leur carnet de rationnement pour pouvoir acheter une ridicule quantité de riz ou d’huile ou de savon .
      Les populations gardent tout ça enfoui dans leur mémoire collective ou dans leur subconscient .
      Psychologiquement parlant , je ne pense pas que les populations adhèreraient à l’idée du retour des fokotany .

    • 21 mars à 14:59 | Eloim (#8244) répond à Eloim

      St Jo,
      Ravi de vous lire. aussi, ai-je le plaisir d’échanger avec vous malgré mes absences intermittentes.
      Dans mon post ci-dessus, j’ai jamais mentionné le mot fokontany (foko tany, bien grammaticalement, non !) mais j’utilise le mot circonscription. C’est pour dire qu’une conception nouvelle serait envisageable si nous voulons vraiment avancer dans ce sens.
      Merci de nous rappeler l’image du fokontany du temps où l’Amiral Rouge régnait en Empereur au pays. C’était une copie de ce que Ratsimandrava a voulu insinuer comme modèle de société de base. Pourtant, il en manquait autant d’imagination dans la conception que ce qui pourrait différencier le fokontany au Quartier et/ou canton durant la période coloniale à Dago.
      Si j’insiste sur ce modèle de circonscription, bien encore sur l’idée de fokonolona, c’est parce que vous-même qui avez fait traîner des lignes, post sur post votre conception de l’Etat fédéral. Et j’y suis adhéré car ceci nous inspire un retour à la source où toutes les philosophies, du moins l’esprit du fihavanana tant vanté par les malgache y sont incrustées. Ainsi, la refondation totale de la Nation malgache devra se faire, non pas avec la course à l’échéance électorale de 2018, mais bien avant cela, qu’elle s’introduise par le Conseil des sages, le changement de la Constitution, ... et finalement l’élection si on se convient une telle comme l’expression démocratique que nous adorons.

    • 21 mars à 15:40 | Saint-Jo (#8511) répond à Eloim

      Désolé , Eloim , pour l’erreur de transcription que j’ai commise en substituant fokontany à votre mot circonscription !
      D’autre part , je préfère et de très loin le fokonolona au fokontany . Car même si j’arrache de l’importance aux territoires je leur préfère quand même les personnes qui y vivent .
      Le fokonolona évoque un organisme vivant et actif , ne serait-ce par son nom .
      Contrairement au fokontany qui , non seulement me rappelle des années de disette et de mal être , mais me fait penser aussi de par son nom à un territoire bien délimité au-delà duquel je serais en face de l’inconnu .

  • 21 mars à 14:08 | Isandra (#7070)

    En parlant de fokontany, je pense à Antananarivo qui est classée une des pires villes au monde en matière de qualité de la vie,...Ca fait combien de temps notre maire est à la tête de cette ville,...mais jusqu’à maintenant, rien de changement très probant pour améliorer la qualité de vie de Tananariviens,...

    PS : A propos de Fokontany, l’intelligence suprême croit être plus intelligent et maîtriser la langue Malagasy que l’académie,...et prend les paroles d’Ambalahibemaso pour la bible,...pourtant, il ne veut pas respecter l’une de ses paroles ny ranomasina no valamparihiko,...la réunification de Madagascar,...si cher à ses yeux,...

    • 21 mars à 14:36 | Saint-Jo (#8511) répond à Isandra

      Je ne suis pas Andrianampoinimerina .
      Je vis dans un contexte différent de celui d’Andrianampoinimerina .
      Andrianampoinimerina n’avait pas en son temps une vision globale de ces territoires , comme mes contemporains l’ont avec infiniment plus dimensions et de précision à l’heure actuelle .
      De plus , les Merina d’aujourd’hui bénéficient des expériences qui avaient eu lieu après la disparition d’Andrianampoinimerina .
      Ce qui aurait été bien pensé du temps d’Andrianampoinimerina n’est plus forcément bien pensé de mon temps .
      Et dans le contexte actuel , et selon mes observations personnelles , le légendaire
      (d’ailleurs l’avait-il réellement prononcé ou est-ce uniquement une légende ?)
      « ny ranomasina no valam-parihiko » est une utopie .
      Même toute la puissance du pouvoir colonial , qui avait « pacifié » et unifié administrativement ce territoire , n’a pas réussi à en faire une nation .
      L’état dans lequel se trouve ce territoire et ses populations depuis le 14 octobre 1958 jusqu’à nos jours en est la preuve évidente qui saute aux yeux de toute personne sensée .
      Mais les personnes insensées et superstitieuses courant après les utopies , ça existe aussi .

    • 21 mars à 16:40 | Eloim (#8244) répond à Isandra

      Pour ne pas trop vous abuser, qu’entendez-vous par « qualité de vie » de tananariviens ? Est ce que ce que vous insinuez là ... doit figurer dans la prérogative du Maire de Tana Ville ou de façon exprès de votre part par votre haine viscérale de la Magistrate actuelle de la CUA ? Ne vous en faites pas, l’assainissement de la ville ne se fait pas en un seul mandat vue la superficie et les dommages occasionnés par la gabegie et l’anarchie totale vécue par la population durant la transition et l’après transition de votre IDOLE.
      Isandra, la qualité de la vie que vous citez ci-haut va de pair avec le changement de mentalité, incessamment prononcé par le tenant du pouvoir. Mais je vous demande, comment y arriver si le pouvoir central ne cesse de se chamailler avec le(s) responsable(s) de la Ville. Le même schéma qu’il y a 9 ans de cela avec Ra8 (PRM) et ANR (Maire de la CUA) se reproduit à l’heure actuelle et que vous osez la reprocher (allusion à la Mairesse actuelle) ?
      Pour en finir, nos dirigeants successifs ne savent pas tirer des leçons du passé (récent ou assez lointain) et c’est dommage pour les petits peuples car ce sont eux qui en subissent les conséquences.

  • 21 mars à 16:33 | Turping (#1235)

    St Jo,
    Vos propos : Même toute la puissance du pouvoir colonial , qui avait « pacifié » et unifié administrativement ce territoire , n’a pas réussi à en faire une nation .
    - Déjà ,il faut que tout le monde sache : La nation n’est pas un fait ,mais une idée ,......
    - Donc ,contrairement aux fausses idées véhiculées , l’idée de « nation » repose donc sur le double fondement d’un droit de la nationalité et d’une perception de l’identité nationale .Etymologiquement ,cette idée est fondée sur la naissance ,et désigne ceux qui sont nés d’une même souche,qui partagent une naissance commune .
    - Par déduction ,avec le slogan « diviser pour mieux régner » , le pouvoir colonial n’avait pour mission de faire une nation de valeurs identitaires ,encore loin de ce qu’Andrianampoinimerina voulut le faire en disant ny « ranomasina ny valam-parihiko » .
    Rectif du post précédent : qu’il aurait pu gérer autrement .Désolé pour le doublon du post .

    • 21 mars à 21:40 | Saint-Jo (#8511) répond à Turping

      @ Turping

      Concernant les idées véhiculées par le mot « nation » vous avez entièrement raison en évoquant le droit décrit par la loi écrite pour la définir , cette nation .
      Entre autres exemples : jus soli ou jus sanguinis .
      Contre-exemple :
      Le pouvoir colonial n’avait-il pas cru faire de nous , les Gasy , des personnes de nationalité française par ce que l’on appelait dans la première moitié des années 1950 « la loi cadre » ! Mais ça avait marché uniquement pour une très petite minorité d’entre nous . Car , s’il y avait une forte minorité de Gasy qui maîtrisaient la langue française à l’époque , les membres de cette minorité n’avaient pas tous la culture française vivante en eux .

      Concernant les Gasy , compte tenu des désastres sur tous les plans que nous accumulons depuis le 14 octobre 1958 jusqu’à ce jour (désastres qui sautent aux yeux de tous ceux qui ne sont pas non-voyants , désastres vécus et sentis dans leur chair par tous les encore vivants et qui ne sont pas insensibles) , cette fameuse nation gasy est une arlésienne : tout le monde en parle , mais personne ne l’a vue .
      Et comment peut-on voir une nation ? Chacun a sa réponse personnelle à cette question .
      Moi , j’emprunte cette citation à Saint-Exupéry :
      « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

      Et qui croirait que les donneurs et les exécutants de ces multiples ordres de massacrer de nombreuses populations dans ce pays font partie de la même nation que ces populations massacrées ?

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