« La décision d’appliquer l’amnistie doit émaner du peuple, tout au moins de son représentant, en l’occurrence le pouvoir législatif » dixit le ministre du gouvernement de transition Ny Hasina Andriamanjato. D’après ses termes, chacun s’accorde sur le principe de l’amnistie mais il faut respecter la procédure d’application. Aussi, il évoque la nécessité de la mise en place d’un Congrès ou d’une Assemblée de la Transition ou d’attendre les élections législatives pour trancher sur la question. Parce que, toujours selon le ministre des Affaires étrangères, la Haute autorité de transition (HAT) ne peut être à la fois juge et partie. En tout cas, a-t-il continué, il faut tenir compte de l’intérêt supérieur de la Nation tout en respectant la loi.
Le ministre Ny Hasina Andriamanjato, a invité la presse locale dans la matinée de ce mardi 9 juin 2009 au ministère des Affaires étrangères à Anosy. Son intervention qui a été suivie d’une séance de questions – réponses, est axée sur le thème de l’amnistie, un des points forts des négociations en ce moment.
Négociations
Devant la polémique suscitée par la question de l’amnistie, une condition préalable à l’examen de la Charte de la Transition, Ny Hasina Andriamanjato a tenu à apporter quelques explications sur cette procédure juridique. Selon Ny Hasina Andriamanjato, et conformément au Droit international, l’amnistie relève du domaine de la loi. Une déclaration politique ne suffit pas pour sa mise en œuvre.
Quant aux questions des journalistes, elles portent essentiellement sur trois points : représentations extérieures de Madagascar, amnistie et négociations, Comesa. A propos de l’amnistie et le cours des négociations, le ministre a déclaré que la suite des négociations dépend des participants. Pour la mouvance Andry Rajoelina, c’est l’intérêt supérieur de la Nation qui prime. Quelques points forts demandent encore à être discutés dans le cadre de ces négociations. Mais le ministre a affirmé que la majorité des participants s’accordent à dire qu’il s agit d’un conflit entre Malgaches et que la solution devrait se faire à Madagascar même.
Revenant sur la question d’amnistie, il a insisté sur le fait que la position de la mouvance Andry Rajoelina est une position commune à celle adoptée en Droit International et que deux experts en Droit Constitutionnel assistent les participants dans ces négociations. Selon le ministre, il faut voir loin et trouver des solutions justes et pérennes dans cette démarche.





