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vendredi 22 septembre 2017
Antananarivo | 05h25
 

Communiqué

Collectif TANY

Ce qu’il importe de savoir sur le projet d’exploitation des terres rares d’Ampasindava

mardi 29 août

Le projet d’exploitation des terres rares par la société Tantalum Rare Earth Madagascar (TREM) à Ampasindava fait l’objet d’une contestation grandissante par plusieurs parties prenantes aux niveaux local, national et international [1] en raison des impacts désastreux qu’il risque d’avoir sur des milliers d’hectares d’espaces naturels, notamment la pollution extrêmement toxique qui menace les moyens d’existence des populations affectées et riveraines ainsi que la biodiversité terrestre et marine exceptionnelle de la région.

L’histoire cachée de TREM en 2016

La concession de 300 km2 portant le projet minier de terres rares à Ampasindava est détenue par la société TREM - Tantalum Rare Earth Malagasy SARL - qui appartient à 100% à Tantalum Holding (Mauritius) Ltd, filiale de la société allemande Tantalus (TRE AG). Les dernières informations diffusées à Madagascar fin 2015 concernaient la vente de 60% des actions de la société mauricienne, à Apphia Minerals SOF PTE [2] et [3], une société enregistrée à Singapour. Cette société privée, a changé son nom en REO Magnetic Pte Ltd, et a vendu la majeure partie des actions à ISR Capital, une autre société basée à Singapour. TRE AG gère toujours TREM pour le moment, étant donné que ni la vente à REO, ni la revente à ISR n’ont été finalisées. TRE AG avait passé la gestion de TREM à REO en Septembre 2016, mais a dû en reprendre le contrôle en raison de ce que Mr. Kivimäki, le Directeur Exécutif de TRE AG, a appelé « certains défis rencontrés par l’acheteur ». [4]

Pendant le processus d’acquisition de TREM, le cours des actions d’ISR est monté en flèche - de plus de 700% - (4) pour s’effondrer quelques mois plus tard. ISR fait actuellement l’objet d’une enquête au sujet d’une infraction à la loi relative aux valeurs mobilières et aux contrats à terme en vigueur à Singapour, laquelle s’applique aux actes criminels tels que le truquage des marchés et les manipulations boursières. [5]

Une importante délégation malgache était venue à Singapour en compagnie du Président de la République en mai 2016 pour chercher des investisseurs et assister au « Forum Economique sur Madagascar » [6]. Toutes les personnes interrogées par le journaliste de Mongabay ont déclaré ne pas être en connaissance des informations « troubles » concernant le nouvel acquéreur des actions de TREM. Les membres de cette délégation se sont-ils préoccupés de mieux connaître la nouvelle société qui investissait à Madagascar ?

Les terres rares d’Ampasindava ont déjà rapporté des bénéfices aux sociétés minières qui spéculent sur les marchés boursiers.

Il est écrit dans les documents disponibles sur internet que la vente des actions de TREM à ISR a rapporté 34,5 millions de dollars US à REO Magnetic [7]. Avant l’acquisition par TREM en 2009, la concession avait été obtenue puis vendue par d’autres sociétés qui en ont tiré sûrement des bénéfices non publiés. Combien ces cessions de concession et ventes d’actions ont-t-elles rapporté à l’Etat malgache, alors que les terres rares ont déjà apporté des bénéfices à diverses entreprises ? Des taxations au bénéfice de l’Etat malgache sur les cessions de concessions minières devraient absolument être mises en place, en plus de mesures spécifiques, telles que le droit de préemption [8], pour permettre à l’Etat malgache d’avoir son mot à dire sur les cessions.

Lorsqu’on sait par ailleurs que ces ventes d’action par Tantalus sont liées à des dettes et à une procédure d’insolvabilité auprès de la cour de Munich en novembre 2015 [9], les citoyens sont en droit de demander incessamment l’introduction dans les lois à Madagascar de critères relatifs à la solvabilité et à la compétence des postulants aux investissements.

Notons que les responsables des divers gouvernements de Madagascar n’ont pas eu d’objection au fait que TREM soit enregistrée en tant que société offshore à l’île Maurice, considérée par les institutions de l’Union Européenne comme un paradis fiscal [10], dans le but évident d’éviter de payer des taxes à Madagascar et de ne payer que 3% de taxes sur ses profits grâce à l’accord fiscal bilatéral (double taxation agreement ou traité de non double imposition) entre les deux pays. Ceci montre clairement que TREM a l’intention de gagner le maximum à partir des gisements de terres rares en payant le minimum de ce qu’elle doit à la nation Malagasy pour ses opérations minières.

Par ailleurs, l’estimation de la valeur des minerais contenue dans le sous-sol d’Ampasindava a fait l’objet de questionnement et de remise en cause de la part des autorités de Singapour à deux reprises. Le résultat de la troisième estimation demandée en octobre 2016 [11] n’a toujours pas été communiqué au public. Le lien entre le milliard de dollars US et quelque, déclaré par ISR aux autorités de Singapour, et la quantité de ressources minières 560 000 tonnes déclarée en 2014 et en 2016 dans le document de SGS reste à établir.

Les autorités et techniciens malgaches ont-ils les moyens d’évaluer et de vérifier la quantité de minerais et leurs valeurs ainsi déclarées, maintenant et dans l’avenir ?

Le peuple malagasy ne gagnera-t-il que les dégâts environnementaux ?

Selon l’article paru dans Mongabay, un haut responsable de TRE AG interrogé a répondu que la méthode d’exploitation n’est pas encore connue. Pourtant il est écrit dans le rapport du SGS de 2014 [12] - et aucune modification sur ce sujet n’apparaît dans la version finale de juin 2016 de ce rapport [13] -, que la méthode la plus probable sera la lixiviation in situ, méthode qualifiée de « la moins nocive en Chine », et la plus appropriée compte tenu de la similitude des éléments géologiques des minerais d’Ampasindava et ceux de Chine. Cette « marche arrière » correspond-elle réellement à la réalité ou est-ce une manœuvre pour échapper aux critiques des organisations de la société civile et des communautés locales qui ont propagé depuis le début de l’année 2016 les videos parues dans les media internationaux qui montrent que l’exploitation des terres rares dans les autres pays détruit gravement l’environnement [14], même quand la méthode utilisée est la « lixiviation-in- situ » [15] ?

L’article paru dans Mongabay a permis de connaître des publications de J. Klinger, une universitaire qui mène des recherches sur l’exploitation des terres rares. Elle a visité plusieurs sites d’extraction dans le monde et déclare avoir croisé entre autres de nombreux habitants « à la peau cloquée et aux dents décolorées, résultat de l’exposition chronique sévère à l’arsenic et affirme que les dizaines d’années d’extraction minière ont pollué le sol et l’eau et empoisonné lentement les riverains et leur bétail ». [16]

Une affirmation a particulièrement interpellé les organisations de la société civile : dans les dossiers remis par ISR aux régulateurs de la Bourse de Singapour, cette société a expliqué qu’elle « s’attend à recevoir tous les permis nécessaires très bientôt  » [17]. En effet, dans un échange de mails avec le Collectif TANY en Novembre 2015, l’Office National pour l’Environnement (ONE) a fait savoir que l’ONE avait réclamé une étude d’impact environnemental pour une phase pilote d’exploitation demandée par TREM. 

L’article de Mongabay confirmant que cette étude n’est toujours pas disponible, l’on se demande de quels atouts la société TREM dispose pour pouvoir faire preuve d’une telle certitude, alors qu’elle dit ne pas connaître la méthode qui sera utilisée.

Par rapport au renouvellement éventuel du permis de recherche, l’existence de trous de forage creusés depuis 2011 et 2012 toujours pas rebouchés en 2017, dont les photos ont été montrées aux responsables du Ministère des Mines et de l’Environnement par la délégation de l’Alliance pour la protection et le développement durable de la péninsule d’Ampasindava et de sa région en Juin 2017 [18] et qui ont été constatés de visu par le journaliste de Mongabay sur place [19] dénotent de manière incontestable le non-respect du cahier de charges lié au permis de recherche précédent. Cela devrait justifier la non- délivrance d’un nouveau permis de recherche.
Concernant les permis miniers, la vigilance permanente du CRAAD-OI, de l’Association MA.ZO.TO. et du Collectif TANY leur rappelle que les promoteurs du projet d’exploitation des terres rares d’Ampasindava se trouvent sur une liste de multinationales ayant reçu un permis d’exploitation contestable de la part du régime de Transition, déposée par le CETIM en 2013 auprès du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme [20]. D’après ce document, ce permis est tout à fait illégal et illégitime, comme nous l’avions déjà écrit à de nombreuses reprises.

Conclusion

Par conséquent, deux options s’offrent aux décideurs et au Gouvernement de Madagascar :
- la première option serait de mettre fin à ce projet douteux et dangereux dès maintenant, simplement en refusant de délivrer à TREM d’autres permis de recherche et environnemental ;

- la deuxième option consisterait à donner raison aux détracteurs qui dénoncent la corruption et la collusion des décideurs malagasy avec les sociétés multinationales qui ne cherchent qu’à piller le patrimoine naturel du pays, en accordant les permis qu’elle demande à cette société dont on connaît maintenant tous les dessous.

28 août 2017

Pour Le Centre de Recherches et d’Appui pour les Alternatives de Développement - Océan Indien (CRAAD-OI) Randriamaro Zo,

Coordinatrice
craad.madagascar gmail.com ; http://craadoi-mada.com
Pour l’Association MAZOTO – Miaro Aina-Zon’Olombelona sy Tontolo Iainana, Association de Défense de la Vie, des Droits Humains et de l’Environnement
Théo Rakotovao, Président

Pour le Collectif pour la défense des terres malgaches - TANY Rakotondrainibe Mamy, Présidente patrimoine.malgache yahoo.fr ; http://terresmalgaches.info

Notes

[3Updated NI 43-101 technical report issued by SGS Canada – Resources for the Tantalus Rare Earth 
Ionic Clay Project – Northern Madagascar, Juin 2016.

[8Un droit de préemption est un droit légal ou contractuel accordé à des personnes privées ou publiques d’acquérir un bien par priorité à toute autre personne et ce lorsque le propriétaire manifeste sa volonté de le vendre. (Wikipedia, 28/08/2017)

27 commentaires

Vos commentaires

  • 29 août à 14:10 | Jipo (#4988)

    Toujours un Grand Merci au Collectif Tany pour sa persévérance et la qualité de ses investigations, au regard du nombre de commentaire (s) s’ il en va de même pour les élections, de quoi pourrons nous nous plaindre puisque au demeurant tout le monde s’ en fout ?
    de verifier l’ adage, on a les dirigeants : « kons-mérite » ...

    Répondre

    • 30 août à 10:42 | zaho (#699) répond à Jipo

      Je suis tout à fait d’accord avec toi et je tiens à les remercier pour le travail formidable que le collectif TANY fait pour notre Pays. Malheureusement, nos dirigeants sont d’une telle incompétence qu’ils ne voient que le bout de leur nez. Ils s’en foutent. Ce qui est triste, après le BAC -9, on a un expert comptable qui ne fait rien à part se maintenir en place et il fait tout pour que toute voix discordante soit éliminée. Nous malgaches, nous ne savons pas la chance que nous avons, car c’est un paradis qui risque de disparaître si nos dirigeants ne pensent qu’à leur petite personne. Je suis pour l’annulation du permis qui a été accordé par le BAC-9(Il n’a rien compris et ne comprendra rien d’ailleurs) et dire à cette société d’aller voir ailleurs. Quand je pense qu’après 57 ans d’indépendance, Madagascar importe encore du RIZ, base de l’alimentation des malgaches. C’est une HONTE. Nos dirigeants doivent regarder ce qui se passe en Somaliland actuellement avec la sécheresse. Ils penseraient un peu plus à leur pays ces incompétents.

  • 29 août à 15:49 | Ibalitakely (#9342)

    « Le projet d’exploitation des terres rares par la société Tantalum Rare Earth Madagascar (TREM) à Ampasindava fait l’objet d’une contestation grandissante par plusieurs parties prenantes aux niveaux local, national et international [1] en raison des impacts désastreux qu’il risque d’avoir sur des milliers d’hectares d’espaces naturels, notamment la pollution extrêmement toxique qui menace les moyens d’existence des populations affectées et riveraines ainsi que la biodiversité terrestre et marine exceptionnelle de la région. »
    - & efa nisy valiny tahaka ny : fitsarana-sazy-fanakanana-sns ve eran-tany sa hatramin’izao dia mbola eo @ sehatry ny fanadiadiana foana ihany aloha ??

    Répondre

    • 29 août à 15:57 | Eloim (#8244) répond à Ibalitakely

      Ra-Balita a,
      Amin’izao toerana misy ny fitsarana izao dia inoako fa efa zavatra aloha rehefa mahavita manao fanadihadiana ary mbola afaka mampandroso izany fanadihadiana izany. Mitovy tsy misy valaka amin’ny ataon’ny Alliance Voahary Gasy nge izao zava-miseho izao e. Ny tohin’ny raharaha dia tena miankina be dia be amin’ny fihetsiky ny fitondrana misy : manana finiavana hamaha olana ve ary vonona handeha hatramin’ny farany ? Sa kosa hamafy ra-matahora any ambadika any, sy ny sisa ! Manampy trotraka ireo koa ny lesoka eo amin’ny fampiharana ny lalàna velona misy eo amin’ny tany sy ny fanjakana. Dia samia mahari-pery, fa hanana ny soa e ! Dia ho sanatria ve ?

  • 29 août à 17:08 | Rabernary (#9996)

    Je suis surpris qu’il n’y ait pas plus de commentaires à cet article pourtant explosif !

    En tout cas, Madagascar - ou plutôt ses responsables - ne voient vraiment rien à long terme ! Quelques millions d’euros oou de dollars (j’imagine), et on signe tout et n’importe quoi ! Oui, l’argent qu’ils reçoivent est « immédiat », et après moi le déluge !

    On est nul politiquement, nul techniquement, nul en tant que citoyen...nul à tout point de vue.Toute autre qualification est inadéquate !

    Répondre

    • 29 août à 18:14 | Jipo (#4988) répond à Rabernary

      Nul je ne crois pas, désinvolte, et irresponsble affirmatif

    • 29 août à 18:59 | dafily (#9983) répond à Rabernary

      Tout est relatif mes amis, tout est relatif,

      c’est effectivement un des sujets qui devraient « motiver » notre foule, mais comme le chante Souchon, « foule sentimentale »... Sans être un spécialiste des ressources de notre pays, je choisis d’interpeler au moins sur l’esprit, à défaut d’avoir une expertise sur la lettre.

      Du temps des orangistes béats, un article traitant d’un sujet du même acabit de Lalalatiana Pitchboule faisait un focus sur ces fameuses iles éparses dont les fonds marins recèle le « cul de bouteille » de cette veine d’or noir qui va du nord au sud et remettait sur la table, la légitimité de la souveraineté du pays en ce qui concerne cette partie de ce qui serait son territoire, géographiquement parlant, et hélas pas politiquement. Ah la géo-politique... J’en avais touché deux mots aussi.

      Donc l’esprit voudrait que nous crions au moins en coeur avec orfraie, rien que par solidarité avec ces associations qui rament à contre-courant du flux des puissants. Si nous avons déjà les acquis de conscience environnementaux, il nous manque toujours les leviers efficaces et les relais efficients pour faire aboutir notre démarche. Je tire de toutes façons mon satroka à celles et ceux qui se soucient du devenir de ces régions riches, de son biotope et de ses habitants, et qui luttent en montrant qu’eux au moins, ont une vision, ingrédient rare comme ces terres, dans le cervelet de nos trucards en costards-cravates ! et c’est tout là le drame des pays comme le notre, la partie la plus vile et mercantile est toujours celle qui met tout en oeuvre pour avoir le dernier mot : la fin justifie les moyens. Et demander à nos mollusques du cortex de voir s’il n’y a pas anguille sous roche sur cette affaire, est comme demander au Pape si la capote ne serait pas l’avenir de l’homme (après la femme, bien entendu). Tout est question d’approche, alors que le résultat est déjà prévisible, voir visible.

      Je finirai par le manque d’acuité (de réactivité) du pouvoir sur le fricotage boursier des sociétés successives qui se refilant le business, capitalisent chaque fois un peu plus sur le dos de ce qui quand même nous appartient. Si nous criions haro sur Daewoo, à tort ou à raison, ici c’est plutôt : « silence on fourre », ah pétard j’ai fais une coquille, c’est plutôt : « silence on fore ! », quoique « fourrer » est un qualificatif qui sied pas mal à la situation... non ?

    • 29 août à 21:12 | takaka (#8449) répond à Rabernary

      Parce que ça touche la transition maparienne !
      Et que le marché boursier est du domaine de l’inconnu à Dago. On ne raisonne qu’en pièces sonnantes.

  • 29 août à 21:13 | Turping (#1235)

    A mon humble avis ,tout ce qui est relatif suite à la révolution orange depuis 2009 concernant l’exploitation minière ,il faut l’abandonner .
    - Madagascar n’est pas un poubelle ni à vendre si on analyse les bien-êtres des populations dans cette histoire .Cela ne fait qu’appauvrir encore les populations avec les risques et dégâts environnementaux .
    Ce n’est pas le moment tant que les coups d’état successifs sont derrières toutes ces affaires au profit des multinationales !

    Répondre

  • 29 août à 21:17 | Turping (#1235)

    A mon humble avis ,tout ce qui est relatif suite à la révolution orange depuis 2009 concernant l’exploitation minière ,il faut l’abandonner .
    - Madagascar n’est pas une poubelle ni à vendre si on analyse les bien-êtres des populations dans cette histoire .Cela ne fait qu’appauvrir encore les populations avec les risques et dégâts environnementaux .
    Ce n’est pas le moment tant que les coups d’état successifs sont derrières toutes ces affaires au profit des multinationales !

    Répondre

  • 30 août à 09:11 | lysnorine (#9752)

    @Rabernary-29 août à 17:08
    « Je suis surpris qu’il n’y ait pas plus de commentaires à cet article pourtant explosif !
    « En tout cas, Madagascar - ou plutôt ses responsables - ne voient vraiment rien à long terme ! Quelques millions d’euros ou de dollars (j’imagine), et on signe tout et n’importe quoi ! »

    1° Efa nisy fifanakalozan-kevitra momba ity orinasa Alemà « Tantalus Rare Earths AG » ity sy ny teti-kitrandrahany « terres rares » any Ampasidava teto ihany tamin’ny 2015 :

    « La société Tantalus dans la ligne de mire de la société civile », mardi 10 novembre 2015, http://www.madagascar-tribune.com/La-societe-Tantalus-dans-la-ligne,21611.html

    Nosinganinay manokana ireto hevitry ny nandray anjara tamin’ny ady hevitra :

    « 10 novembre 2015 à 08:44 | Babakoto_Enragé (#8754)
    Cette “vision” de mettre les INDUSTRIES EXTRACTIVES au CENTRE du DÉVELOPPEMENT économique du pays est une ABOMINATION » [une aberration économique !]

    « 10 novembre 2015 à 09:31 | jangobo (#8776)
    Tout ce qui touche aux ressources minières aura des impacts négatifs sur l’environnement.[...] Et le PAYSAN sera encore la VICTIME de l’entourloupe des DIRIGEANTS »

    « 10 novembre 2015 à 12:16 | negusti (#1339)

    « L’extraction de ces terres rares est un DÉSASTRE ÉCOLOGIQUE certain et IRRÉVERSIBLE. AUCUN BÉNÉFICE ne retombera sur la population malgache, au contraire ce sera un bouleversement écologique, un ACCAPAREMENT DES TERRES . CES EXPLOITATIONS N’AURAIENT JAMAIS DU ÊTRE ATTRIBUÉES. »

    « 15 novembre 2015 à 17:18 | maginon (#9311)

    « Quelques faits sur ce projet et la compagnie Tantalus Rare Earths :

    « 1. La maison mère [TANTALUS RARE EARTHS AG] est en FAILLITE : http://www.wallstreet-online.de/nachricht/8092758-dgap-news-tantalus-rare-earths-ag-entering-preliminary-insolvency [...]

    « 4. Le président du conseil d’administration [“Chairman of the Supervisory Board”] de Tantalus, Ulrich Krauskopf, a un casier judiciaire : http://de.scribd.com/doc/110949075/Pea-Ridge-Court-Docs-Exhibits-Numbered-and-Labeled#scribd ; aux Etats-Unis il a essayé de mettre le grappin sur une mine de fer et de terre rares avec des méthodes très douteuses. »

    2°- Koa tsy misy tokony hanaovana kabary lava ity raharaha ity sy hampiadiany karajia fa ravana fotsiny. Araka ny fehin-tenin’ny « collectif Tany » :

    « la première option serait de METTRE FIN à ce projet douteux et dangereux dès maintenant, simplement en REFUSANT DE DÉLIVRER à TREM d’AUTRES PERMIS de recherche et environnemental.

    Hanaovana FAMOTORANA izay rehetra nanome an’io concession sy ny permis d’EXPLORATION, ary asaina mitandrina fatratra ny tompon’andraikitra momba ny « environnement » tsy hanomeme foana « permis » tahaka ny nataony, ohatra, tamin’ny « FASIMAINTY » trandrahan’i Rio Tinto any Taolanaro

    Araka ny efa nopotsipotsirin’dRatoa NAIKA Éliane rahateo, tamin’ny septambra 2012, dia tsy ara-dalàna ary tsy manan-kery izay fanomezana concessions, permis sns nataon’ny fitondrana teteza-mita :

    « ENCORE DU FLOU SUR L’EXPLOITATION DE NOS TERRES RARES »
    20 septembre 2012
    by Eliane Naika
    http://mydago.com/2012/09/encore-du-flou-sur-lexploitation-de-nos-terres-rares/

    « Où va ce pays. Sommes-nous dans une transition ou pas ? LA FEUILLE DE ROUTE SIGNÉE N’AUTORISE LE POUVOIR DE TRANSITION À SIGNER QUOIQUE CE SOIT AU NOM DU PEUPLE MALGACHE, À PLUS FORTE RAISON quand il s’agit d’ACCORDS À LONG TERME. .

    « Soyons vigilants et veillons à ce que des IRRESPONSABLES ne profitent pas de cette transition pour piller la richesse de notre pays et se remplir les poches impunément »

    3° Tokony hotohanan’ny rehetra tsy misy farany ireto tompon-tany miaro ny tombon-tsoan’ny firenena ireto ka toherina ny mbola hanomezana alalana isan-karazany [PERMIS] an’ity orinasa ity sy ny mpandimby azy :

    https://news.mongabay.com/2017/08/troubled-firm-aims-to-mine-madagascar-forest-for-rare-earth-elements/

    “Raymond MANDINY, an AMBANJA resident who has relatives in Ampasindava, has spent time in the villages teaching people about the potential consequences of rare earth mining. He traveled to Antananarivo in June to ask government ministries to DENY TREM any FURTHER PERMITS .

    Joel SOATRA came along to represent the tourism industry in Nosy Be. At a press conference, they called for an IMMEDIATE END TO THE PROJECT .

    BERNARY, a local farmer and community organizer, feels that TREM is STEALING THE LAND and helps to coordinate opposition to the company.

    Tsahivina fa fanomezan-dalana mikaroka [permis d’EXPLORATION ] izay efa LANY ANDRO no nananan’ny orinasa Alemà Tantalus Rare Earths AG tamin’ny alalan’ny « zafikeliny » : "Tantalum Rare Earth Malagasy [TREM] S.A.R.L., a company incorporated under the laws of Madagascar, with Company Number : 077013 (“operating company”). Ny « zanany » irery ihany, ny Tantalum Holding (MAURITIUS) Ltd, “a company registered under the laws of the Republic of Mauritius, with Company Number 38 211 813” no HANY TOMPON’ny « TREM »

    ary toy izao no momba an’io permis io sy ny HAFA mbola tetehiny.

    - « EXPLORATION Permit » the exploration licence currently held by the Operating Company [TREM] under grant PR 6698 (Permis de Recherche), covering a project area in Universal Transverse Mercator (UTM), WGS 84, Zone 38 South are 191457 m E, 8467897 m N. The coordinates in WGS 84, latitude and longitude are -13.8421, 48.1459 and in the local Laborde coordinate system are 584898 (X), 1358752 (Y) ;

    (Hotohizana)

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    • 30 août à 09:33 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @Rabernary-29 août à 17:08
      « Je suis surpris qu’il n’y ait pas plus de commentaires [...] »

      (Tohiny sady farany)

      Momba ny « permis » : « d’exploration » ? de « production pilote » ? « d’environnement » ?

      Hoy ny “Timeline : Singapore’s investigation of ISR Capital ” For Mongabay.com by Edward Carver
      [https://assets.documentcloud.org/documents/3914793/TREM-Timeline.txt]

      December 8, 2015 : Tantalus Rare Earth (TRE AG), a German company that had owned TREM since 2009, agrees to sell TREM to a PRIVATE Singapore-registered company now known as REO Magnetic [...] ISR Capital DOES NOT YET HAVE ANYTHING TO DO WITH TREM.

      July 16, 2016 : In a filing, ISR Capital writes that TREM is applying for a PILOT PRODUCTION PERMIT. Madagascar’s National Environmental Office (NEO) gave TREM permission to conduct an environmental impact study, which the company must submit for approval before the NEO will issue a pilot production permit. No study has been turned in at press time, more than a year later, according to the NEO ;

      September 29, 2016 : [...] ISR Capital is investing in the Ampasindava project even though its DEAL to acquire the 60 percent stake in TREM from REO Magnetic has NOT YET BEEN FINALIZED .

      November 8 2016 : In response to a regulator’s inquiry, ISR Capital explains that it has LOANED TREM MONEY SO THAT IT CAN OBTAIN ENVIRONMENTAL PERMITS (!!) , which are critical to the project’s success. TREM NEEDS $7.1 million TO GET [hividianana ?] environmental permits, ISR explains.

      ISR states : “…there are NO SIGNIFICANT RISKS TO THE PERMIT NOT BEING APPROVED as [TREM] has addressed all 147 items highlighted by the National Environment Office in the scope of work submitted earlier this year. [TREM] expects to obtain the Permits in Q1 of 2017.”

      When showed this ISR filing, the National Environment Office’s environmental evaluation director wrote to Mongabay that he was “unaware of this.” At press time TREM has not received the pilot production permits. In fact, TREM NO LONGER HAS even an active EXPLORATION PERMIT. ISR does not appear to have revealed the LACK OF PERMITS to investors or regulators.

      August 1, 2017 : ISR Capital and REO Magnetic agree to new terms. Instead of paying $30 million for the 60 percent stake in TREM, ISR will now pay about $3.3 million.

      August 6, 2017 : ISR Capital [...] explains that “there have been limited exploration activities by the Operating Company [TREM] in the past months.” ISR again FAILS to mention that TREM has had NO EXPLORATION PERMIT SINCE JANUARY. TREM staff in Ambanja told Mongabay there had been NO EXPLORATION THIS YEAR. .

  • 30 août à 10:26 | Stomato (#3476)

    Je ne comprends pas cette phrase : « Ceci montre clairement que TREM a l’intention de gagner le maximum à partir des gisements de terres rares en payant le minimum de ce qu’elle doit à la nation Malagasy pour ses opérations minières. »

    A quel endroit de l’artricle est mentionné le prix que TREM ou autre société semblable devrait à la nation malagasy ?

    Il semble que ce prix est défini dans un accord qui a force de loi ! Et ce prix doit être publié au JORM afin que tout le pays soit au courant.

    Il est vrai que selon certains dires, les colons n’ont laissé que malheurs, esclavage, désolation à Madagascar, qui se complait depuis 50 ans à fricoter avec des sociétés off-shore dont la clarté des intentions est évidente... (forme purement poétique).

    La notion de responsabilité écologique et environnementale (RSE) est ignorée par la plupart des sociétés étrangères œuvrant à Madagascar. Cette notion est-elle connue par les autorités malagasy ?

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  • 30 août à 10:32 | vorona (#8254)

    C’est comme ça ici. Cela rappelle la concession d’extraction d’or octroyé à un consortium chinois ! Il y avait ceux qui étaient pour car ils avaient déjà touché et ceux qui étaient contre parce qu’ils n’avaient pas encore touché !

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  • 30 août à 10:42 | Isambilo (#4541)

    Si j’ai bien compris, ce projet a profité de la période où le pouvoir n’avait pas d’existence légale. Sauf à défendre la ligne de la « continuité de l’état », le projet n’a pas d’existence légale.
    Il y a eu spéculation boursière à Singapour, mais ce n’est pas un problème malgache.
    Les 2 options ne forment qu’une. C’est une question de souveraineté politique.
    Je serais curieux de connaître les noms des Malgaches avec qui cette société a passé un accord.

    Répondre

  • 30 août à 10:50 | sarah (#4600)

    Finalement, les accusations de terre tany sur les dégâts sont surtout basés sur des suppositions et des comparaisons avec ce qui s’est passé ailleurs. TREM n’en est qu’à la phase exploration si je ne me trompe pas et planifie de mettre en place un site pilote pour justement définir comment exploiter plus tard. Les résultats sur ce site pilote vont servir pour le design du futur projet et être soumis aux autorités (plusieurs entités) plus tard , qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ? vous êtes déjà allé sur site et constaté tout ce scénario de fin du monde dont vous parlez ?

    Oui, il y a des trous quand on fait des sondages et des terres sont déblayés quand on refait des routes. Mais il y a aussi des dégâts qui sont déjà réels et apocalyptiques (pour joindre un peu l’émotion de Terre Tany) à l’intérieur et en aval des mines artisanales, de la pollution urbaine, il y a beaucoup beaucoup de choses à faire à M/car si Terre Tany veut réellement faire quelque chose. Sauf si son objectif principal est seulement de contrecarrer les grandes mines.

    Pour revenir au TREM, pourquoi est ce que vous ne mobilisez pas des scientifiques (universitaires ici et international) pour accompagner tout le processus d’exploration et de délivrance de permis ? comme cela vous baserez vos articles sur des études réelles et de faits constatés.

    Répondre

    • 30 août à 12:42 | Isambilo (#4541) répond à sarah

      C’est un peu facile non ? Voyez sur Google Earth les dégâts sur le site archéologique de Mahilaka (au fond de la baie).
      La Chine a restreint sa production de terres rares, non seulement pour des raisons économiques (quand c’est rare, les prix grimpent pour les téléphones portables, les panneaux photovoltaïques, pour les éoliennes) mais surtout pour des raisons écologiques. Parce qu’il n’y a pas des dizaines de techniques. ll faut lessiver. Et le tout à l’égout n’existe pas encore dans cette baie. Et encore moins une station d’épuration. La France a décidé d’arrêter tous les forages pétroliers ; ce n’est certainement pas pour des raisons économiques.
      C’est suffisant pour arrêter ce genre d’exploitation.
      Cet organisme « Tany » a certainement des faiblesses mais il lance une alerte. Ce n’est pas déjà si mal.

    • 30 août à 17:37 | akam (#7944) répond à sarah

      - C’est quand meme choquant d’apprendre qu’ aucun elu local ni l’un (ou l’une) des pretendus « ecologistes » gasy est venu expliquer les enjeux d’exploitation de telles ressources dans un endroit si attractif ! En bref ces operations ne sauraient cacher l’irreversibilte de la destruction environmentale de ces sites.
      - Les sherpas economiques savent parfaitement que l’ile fonctionne avec un systeme economique qui est apparemment ferme. Par manque de devises, vendre ces terres ou, plutot, laisser exploiter ces ressources par des societes « louches » qui n’ont pignon sur rue que dans des paradis fiscaux, signifie qu’on « brade ses terres ancestrales ».
      - D’autant plus que ces contrats de vente, d’exploitation… n’ont qu’un caractere « opportun », vu que la situation economique est rocambolesque. Comme c’etait une operation montee par les PUT…schistes, validee il y a 2 ans par le regime actuel, les locaux se sont faits non seulement doubles mais ils verront a moyen terme la destruction irreversible de cet environment sain et prospere.
      - Ceci n’est ni une premiere ni la derniere que le pouvoir actuel profite de la naivete des locaux afin de les mettre dans une situation embarassante qu’ils n’ont pas choisi.

    • 30 août à 18:34 | dafily (#9983) répond à sarah

      je trouve assez léger de votre part sarah de dire que le collectif n’a que seul but de contrecarrer.

      Enfin soyons sérieux, et pour reprendre ceux qui vous ont répondus, s’élever et dénoncer des choses qui se passent sur notre territoire sans que cela n’apporte quoi que ce soit aux malagasys, est légitime, voir obligatoire. Celà c’est vu ailleurs sur la planète, et nous tous savons que Mada étant encore un territoire « vierge » en matière d’extraction à grande échelle, les plus habiles et puissants sauront toujours trouver la manoeuvre à entreprendre pour se faire du fric. Il n’ est pas idiot de voir comment on a fait ailleurs et de l’appliquer pour notre bien, et se dire qu’on saura faire tout tout seul est présomptueux.

      Vous en doutiez encore ? Le pétrole au Nigéria, les arbres en Amazonie, l’uranium d’Arlit au Niger, le coltan après le diamant en RDC, encore le pétrole au Soudan, ou plus directement le BDR ici chez nous, vous avez l’impression que les milliards de bénéfice issus du commerce de ces matières profitent aux populations autochtones ? Et seule une politique avisée, donc visionnaire peut rapporter quelque chose en régulant et ne perdant jamais de vue l’aspect équitable des transactions, mais cela est une autre affaire... Et si l’aspect écologique doit prendre le dessus sur celui économique, il serait enfin temps qu’on en soit conscient !

    • 30 août à 20:05 | lysnorine (#9752) répond à sarah

      Raha voasana ny naoty [16] amin’ilay lahatsoratra
      http://clas.berkeley.edu/research/environment-rare-earths-lessons-latin-america
      Julie Klinger “Rare Earths-Lessons for Latin America

      dia hampiseho ny FAHENDRENY izay mpitondra Malagasy mitsimbina tokoa ny vahoaka entiny sy ny ho avin’ny firenena raha fakafakainy tsara ny ARETINA mianjady amin’ny MPONINA sy ny BIBY FIOMPY mbany ny FAHASIMBAN’ny TANY sy ny manodidina nateraky ny fitrandrahana « terres rares » tany Sinina, ka arahiny ny fehin-tenin’ny « collectif Tany » hoe : « mettre fin à ce projet douteux et dangereux dès maintenant, simplement en refusant de délivrer à TREM d’autres permis de recherche et environnemental »

      “The common ailments, in local parlance, are “Long Tooth Disease” and “Snake Disease,” otherwise known as FLUORISIS and CHRONIC ARSENIC TOXICITY. Livestock suffering from fluorosis grow long, brittle teeth that hinder their grazing to the point that they eventually starve to death. Its counterpart in HUMANS is DEBILITATING SKELETAL FLUORISIS, which DEFORMS the joints, long bones, and spinal column and causes MUSCLE SHRINKAGE, which eventually tears the ligaments. SNAKE DISEASE refers to the discolored scaling that occurs on the hands, feet, faces, and genitals of people with severe arsenic poisoning.

      The TOXICITY of the LAND and its EPIDEMIOLOGICAL CONSEQUENCES have been closely monitored by local environmental and public health bureaus for decades, but exact data on the history and extent of the diseases are considered too sensitive for public disclosure. There have been plenty of studies analyzing the HEAVY METAL CONTENT of the SOILS in the grasslands surrounding the mine, but most are only available in Chinese print journals. Although many of the academic studies have escaped censorship, there is some hesitation to translate them into other languages because of nationalist sensitivities : any negative news reported internationally is viewed as “criticism of China,” even though full disclosure of the HEALTH and ENVIRONMENTAL COST is the first step toward constructive international dialogue on the problem. This secrecy — and what might be called misplaced nationalist pride — has some unintended and unfortunate consequences”.

    • 31 août à 01:18 | sarah (#4600) répond à sarah

      Ces gens ont peut-être de la volonté pour preserver le pays mais vue la manière dont le collectif a harcelé une autre grande compagnie minière auparavant je doute fort de l’objectivité de la démarche...
      Ils font de la documentation sur internet et collectent quelques plaintes mais n’ont jamais mis les pieds sur site, et ne connaissent pas ce qui se passe réellement. Ils n’ont vraiment pas d’informations techniques. C’est pour cela que j’ai proposé qu’il mobilise des experts pour accompagner la démarche pour l’obtention des permis et d’intervenir si besoin. Intervenir = travailler ici avec les techniciens des ministères, des sociétés civiles, etc. mais pas bloquer systématiquement.

      D’un autre côté, notre pays est dans le top 5 des plus pauvre, donc on ne pourra plus aller plus loin même si on ne fait pas d’exploitation minière, on restera toujours top 5.

      Si quelqu’un du Collectif lit Tribune, j’aimerais poser la question : pourquoi ne pas faire réellement quelque chose pour des actions concrètes pour notre environnement ?

    • 31 août à 11:02 | kartell (#8302) répond à sarah

      Bonjour,

      Votre intervention à ce forum est plus que singulière d’autant plus que vous tentez très maladroitement de défendre le pire dans la surexploitation minière pour laquelle vous écartez avec une certaine légèreté, sa réalité morbide, corruptrice et terminale pour une population soumise au bon vouloir d’une centralisation ethnicisée !…..
      Ce n’est pas dans la richesse de son sous-sol que le pays sortira de son marasme, c’est une illusion entretenue par les lobby miniers et par ceux qui détiennent le pouvoir en jouant sur un nationalisme obsolète en poussant dans une direction illusoire, qui n’est, en réalité, qu’une voie à sens unique de sous-développement durable !…
      D’autant que posséder des terres rares donnent à certains, une illusion prétentieuse de faire partie d’une caste élitiste, le « Hédiard » de la mine ! ….
      L’ avenir de notre pauvreté ne se jouera pas à la bourse des matières premières de Londres ou de New-York sinon, il y aurait belle lurette que ce continent africain, flagorné par un certain cota d’économistes et de politiques de chez vous, serait devenu auto-suffisant !…
      Et si l’environnement est devenu sa bête noire, c’est qu’il nuit au système étatique de notre corruption qui entend rester maître absolu du jeu de la politique ainsi que celui de ses propres intérêts où ces questions d’environnement ne sont que des entraves à leurs agissements en coulisse !
      En tentant de faire de son sous-sol, un supermarché pour les miniers sans frontière, le pays s’enfonce un peu plus dans une pauvreté grandissante de sa population tout en préservant l’enrichissement indécent de son microcosme politicien !…
      Ce n’est pas ma tasse de thé, si c’est la vôtre !….

  • 30 août à 20:36 | lysnorine (#9752)

    @ | Isambilo 30 août à 10:42
    « Si j’ai bien compris, ce projet a profité de la période où le pouvoir n’avait pas d’existence légale »

    Tsy misy azo iadian-kevitra izany ! ary tsy io « projet » io ihany fa maro dia maro araka ny tanisain’ilay lahatsoratra etsy ambany ! sarotra inoana fa mbola mety ho tafarina i Madagasikara raha tsy manao « tolom-piavotana » TENA IZY ny vahoaka malagasy tsy vaky volo.

    Zahao : « Violations des droits humains à Madagascar », 11/11/2013.

    http://www.cetim.ch/violations-des-droits-humains-%c3%a0-madagascar/

    [...]
    Répression au SUD de Madagascar

    Le sud de Madagascar est constitué de cinq régions administratives :
    Androy (476 000 hab – Chef lieu : Ambovombé),
    Anosy (544 000 hab – Chef lieu : Taolagnaro),
    Ihorombé (190 000 hab – Chef lieu : Ihosy),
    Atsimo-Atsinanana (621 000 hab – Chef lieu : Farafangana) et
    Atsimo-Andrefana (1 100 000 hab – Chef lieu : Toliara).

    Depuis le mois de juin 2012, le sud de Madagascar, principalement la POPULATION des régions de l’Androy et de l’Anosy, est cible d’ATTAQUES RÉPÉTÉES PAR LES FORCES DE L’ORDRE ET DES MILICES ARMÉES. En effet, sous le prétexte officiel de lutter contre les « Dahalo », les forces de l’ordre mènent des opérations militaires avec l’utilisation d’armes lourdes (fusils d’assaut, lance-roquettes, etc.) et d’hélicoptères [...]

    [...]
    ZONES RICHES EN RESSOURCES NATURELLES

    Les localités concernées par ces MASSACRES sont situées dans des zones dont le sous-sol est d’une RICHESSE EXCEPTIONNELLE, objet de convoitise pour tous les prédateurs. En effet, cette partie du pays possède un potentiel considérable. En plus de l’élevage de bovins, les ressources minérales sont importantes et variées : elles comprennent des MINERAIS INDUSTRIELS (URANIUM, MERCURE, TERRES RARES, MICA, CHARBON, ILMÉNITE), des pierres précieuses et semi-précieuses (SAPHIR, ÉMERAUDE, CRISTAL DE ROCHE …), de l’OR mais aussi du DIAMANT DE TRÈS HAUTE QUALITÉ. Le PÉTROLE est également présent dans le sous-sol de la région. Selon les TÉMOIGNAGES de certains NOTABLES locaux, il y a « une VOLONTÉ DE CERTAINS LOBBIES POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES DE ‘DÉGAGER’ une bonne partie du Sud DE SA POPULATION afin de faciliter l’exploitation des terres et des richesses du sous-sol de cette partie de l’île »6 [cf « poussée du FÉDÉRALISME » !].
    [...]
    . On assiste donc à un DÉPLACEMENT FORCÉ DE POPULATIONS et à la CONFISCATION DES TERRES PAR LA FORCE. Les TERRES ainsi accaparées sont OCTROYÉES le plus souvent à des sociétés transnationales (STN) de l’EXPLOITATION MINIÈRE ou de l’AGRO-BUSINESS avec la complicité active des autorités nationales.

    En effet, les dirigeants actuels de la transition ont MULTIPLIÉ LES CONTRATS DE CONCESSIONS FONCIÈRES ou avec des grandes STN et d’autres Etats, qui conduisent à l’accaparement des terres à grande échelle, ACTE QUI LEUR EST INTERDIT pourtant pendant la période de transition en vertu des engagements contenus dans la Feuille de Route que A. Rajoelina et son entourage ont signée.
    [...]
    (Hotohizana)

    Répondre

    • 30 août à 20:49 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @ | Isambilo 30 août à 10:42
      « Si j’ai bien compris, ce projet a profité de la période où le pouvoir n’avait pas d’existence légale » ..

      (Tohiny sady farany)

      « Problèmes posés par les STN actives au Madagascar »

      « A Madagascar, les activités d’exploitation de ces ressources sont généralement exercées par des STN. On peut résumer les problèmes posés par les STN opérant dans ce pays(8) comme suit : la NON LÉGALITÉ et la CORRUPTION, la NON CONSULTATION DES POPULATIONS CONCERNÉES et la PRIVATION pour ces populations de leurs MOYENS DE SUBSISTANCE ; d’où de multiples violations des droits humains.

      « En effet, comme déjà souligné, la plupart des STN installées récemment à Madagascar ont obtenu leur permis d’exploitation soit par les putschistes soit par le régime de transition. De ce fait, elles n’ont NI LA LÉGALITÉ NI LA LÉGITIMITÉ D’OPÉRER DANS CE PAYS De plus, ces permis ont été obtenus à la faveur d’une FORTE CORRUPTION des dirigeants politiques précités.

      « Outre le fait que les populations concernées ne sont nullement consultées sur des projets d’exploitation minière, la POLLUTION du milieu de vie des paysans et éleveurs les prive de leurs moyens de subsistance [...]

      « Conclusion

      « Au vu de ce qui précède, nous demandons :aux Etats Européens de CESSER IMMÉDIATEMENT LEURS LIVRAISONS D’ARMES VERS MADAGASCAR, un pays qui connaît l’instabilité politique, l’augmentation de violences et des violations massives des droits humains (11) »

      Notes

      (8) Parmi ces STN, citons quelques-unes des plus importantes dont leur LICENCE d’exploitation ont été octroyées DEPUIS LE COUP D’ÉTAT de 2009.

      - Malagasy Minerals (Maurice) possède le permis d’exploiter le GRAPHITE à Fotodrevo (sud) avec Energizer ressources depuis 2012.

      - Toliara Sands (Australie) : Exploitation de l’ILMÉNITE . Production estimée à terme à 600 000 tonnes par an. Région sud à Ranobe, Ankililaoka, Basibasy et Morombe. Permis octroyé en 2012, pour 40 ans renouvelable, avec World Titanium Resources.

      - Asia Thai Mining (Chine) : CHARBON de la Sakoa, permis octroyé en 2012.

      - VARUN Energy Corp group (Inde) détient des PERMIS, LICENCES, et DROITS DE BAIL pour l’extraction d’OR, de platine et d’autres pierres précieuses en majorité dans le sud (Fort Dauphin) depuis 2009. [+ URANIUM]

      - Petrochina (Chine) : Da Qing Oil Field Co, qui a RACHETÉ À l’Indien VARUN Group 51% de son bloc malgache n° 3101. Le bloc comprend les zones de Besalampy, Barevo et Tambohorano, dans la région de Morondava (sud ouest), sur une superficie de 6884 km2. A noter que l’attribution de ce bloc en 2009 a suscité de vives oppositions de la population locale qui a été CONTRAINTE DE QUITTER LA RÉGION .

      - TANTALUS RARE EARTHS (Allemagne) : depuis 2011, le groupe allemand possède une concession de 300 km2, comportant plusieurs villages, et 20 km2 de forêt primaire pour l’exploitation des terres rares dans le nord ouest. Il prévoit d’en extraire 15 millions de tonnes. Il est par ailleurs le fournisseur exclusif du chimiste français Rhodia dont le contrat porte sur une production de 15 000 tonnes par an.

      - Pan African Mining (filiale du groupe thaïlandais Italian Thaï Development) : depuis 2009, le groupe dispose de 10 000 km2 de concession. Il exploite l’uranium (Pan Atomics) sur son site de Maromby, équipé d’infrastructures conséquentes dont un aérodrome. Il y exploite aussi le mica, la citrine, le cristal et le charbon de terre à Sakoa. Le groupe appartient au thailandais Premchai Karnasuta (35ème fortune mondiale, selon le magazine Forbes).

      - Mainland Mining (Chine) : Le groupe a obtenu la concession de plus de DEUX MILLIONS D’HECTARES pour l’exploitation de l’ILMÉNITE et du ZIRCON pour une production annuelle estimée à 900 000 tonnes d’ilménite pur, 35 000 tonnes de zircon et mille tonnes de rutile. Par ailleurs, le groupe travaillerait avec un bras droit de Rajoelina, Mamy Ravatomanga, pour le trafic des bois précieux (selon Malango Actualités n° 582 du 14 novembre 2012, http://www.malango-actualite.fr/imprime_article.php?id_article=9173 ).

      - Aziana Ltd (Australie) : le groupe dispose d’un permis d’exploration de la beauxite [bauxite] de 219 km2 à Manantenina, dans le sud, depuis 2011.

      - Tozzi Green (Italie) : spécialisée dans le secteur agricole et AGROCARBURANT (culture du Jatropha), le groupe disposera à terme de 100 000 ha dans la région de l’Ihorombé en bail emphytéotique. Très récemment, le Vice-ministre chargé de l’Aménagement du territoire, Hajo ANDRIANAINARIVELO en personne, s’est déplacé dans la région pour faciliter le bornage de 7000 ha de terrain, AU GRAND MÉPRIS DES PAYSANS IMPUISSANTS POUR PROTÉGER LEURS TERRES, en avril 2013.

      D’autres STN présentes à Madagascar dans le domaine des mines depuis plus longtemps sont également accusées de polluer les terres et le fond marin au sud du pays. Il s’agit de : Total, groupe pétrolier français, dispose 60% du champ pétrolifère de Bemolanga (Ouest, sud Ouest), une des plus grandes réserves mondiales d’huile lourde actuellement connue. Sheritt Intl, compagnie canadienne, exploite du nickel et du cobalt. Rio Tinto/QMM, compagnie anglo-australienne, exploite de l’ilménite dans la région de Taolagnaro.

      (11) Les derniers rapports de l’UE révèlent une EXPORTATION MASSIVE D’ARMES DE GUERRE VERS MADAGASCAR en provenance notamment de la Grande Bretagne, de l’Allemagne et de l’Italie durant ces quatre dernières années.
      (http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2012:386:0001:0431:EN:PDF et
      http://tsimokagasikara.wordpress.com/2013/01/30/les-preoccupations-concernant-les-exportations-darmes-britanniques-a-madagascar/

  • 1er septembre à 11:03 | AzaMbaDonJona (#9745)

    Lasan’i Rassouf ny TANY eeeeeee : meuuuuuh

    Répondre

  • Répondre

  • 5 septembre à 00:43 | Albatros (#234)

    Merci au collectif TANY !.
    Continuez !!!.

    Répondre

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