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mercredi 28 septembre 2016
Antananarivo | 09h50
 

Société

Antananarivo ville - marchands ambulants

Carte professionnelle des clients de grossistes : fausse bonne idée

mardi 16 février | Mirana Rabakoniaina

Lalao Ravalomanana et son staff s’arrachent les cheveux pour trouver des solutions pérennes afin de déloger définitivement les marchands ambulants des trottoirs et rues de la capitale. Dernière mesure en date : les clients des grossistes de la Capitale devront se munir d’une carte professionnelle infalsifiable délivrée par la commune pour se procurer des marchandises. Des agents de la commune d’Antananarivo et du ministère du commerce vont se déployer pour surveiller le respect et l’application de cette mesure qui sera en vigueur à partir du mois de mars.

Sauf qu’il suffit aux petits marchands ambulants de trouver un qui dispose de carte professionnelle et c’est lui qui va acheter pour tous les autres, moyennant un petit quelque chose en fonction de la valeur des marchandises. Et le tour est joué.

A moins que les agents de la Commune ne vont vérifier toutes les cartes professionnelles et toutes les factures de tous les marchands ambulants, des milliers, ce qui est impossible pratiquement et à la limite illégal. Bref, il s’agit d’une fausse bonne idée.

Or, sans travail pour la grande majorité, ces marchands ambulants ne vont pas abandonner de sitôt les rues de la capitale. Pourtant, la commune d’Antananarivo ville n’a pas vocation à créer du travail à tous les chômeurs de la capitale. Ainsi, sans coordination avec le pouvoir central, déloger les marchands ambulants s’avère être une mission impossible.

9 commentaires

Vos commentaires

  • 16 février à 09:17 | Gérard (#7761)

    «  »déloger définitivement les marchands ambulants des trottoirs et rues de la capitale«  »

    Ne pourrait on pas essayer de trouver un équilibre entre le nécéssaire « ordre public » qui impose que véhicules et piétons puisse circuler et les non moins nécessaires moyens de survie de ces marchands ?

    déjà que les gamins qui touchaient 4 sous pour « garder » les voitures sont remplacés par des machines

    Dans un des pays les plus pauvres de monde, il ne suffit pas de quelques dictats pour transformer une « avenue de l’indépendance » en « 5th avenue » ou « Champs élysés »

    que les happy fews de l’avenue Mozart, pardon, de Faravohitra veuillent bien y penser.

    • 16 février à 11:10 | pluie (#1187) répond à Gérard

      Bonjour,
      C’est encore une méthode a la malgache.
      C’est toujours une solution tip top. Le problème n’est jamais résolu dans le fond. On ne pose jamais les bonnes questions. Et surtout ceux qui sont au pouvoir croivent toujours qu’ils permettent tout faire ou tout appliquer. Je pense qu’il est plus judicieux de trouver une solution avec les marchands. D’expliquer a eux l’objectif de leur délogement. Et surtout de leur proposer une alternative, car c’est leur gagne pain.
      Comme on dit, je rêve.

  • 16 février à 13:02 | SNUTILE (#1543)

    A quoi servirait le contrôle de l’impôt sur les revenus appliqués à toute personne en activité sur la place public ?

    A quoi servirait le contrôle sur les chiffres d’affaires des grossistes superposés à ceux des détaillants ?

    Les moyens de contrôle sont là mais l’application « papier » absente, et comment ?

    Mais à savoir que si tout le monde d’une ville est commerçant, et policier, qui va leur apporter l’essentiel qui est l’alimentation ? l’importation ? Alors que l’argent vient à manquer. Et que le voisin, le voisin du voisin, et encore le voisin du voisin du voisin tous marchands d’habits ou policier.

  • 16 février à 15:52 | rakoto-neutre (#8588)

    Pourquoi s’acharner sur ces petits marchands alors que ces grossistes vendebt aussi comme les détaillants sans carte de détaillant et ils vendenr leurs marchandises au prix de gros.

    Ces marchands paieront donc deux taxes ; fiscal et communal. Pourquoi l’état n’annule pas ce commerce libéral et fixe comme autrefois le tarif des maechandises.

  • 16 février à 16:00 | betoko (#413)

    Pendant la transition nombreux sont les commerçants qui disaient qu’ils ont perdu leur emploi car leurs usines ont fermé Je voulais parler de ces usines en zone franche qui exportent vers les États Unis , ce qui est vrai
    Mais une fois que ces usines ont repris leurs activités , nombreux ceux qui ne veulent plus y retourner car c’est trop mal payé ,ils préfèrent vendre dans l, informel c’est plus rentable .
    Il y a même toute une famille dont les parents tiennent des stands dans l’enceinte du Pochard ou de la petite vitesse et leurs enfants ils les envoient vendre dans la rue
    En ce moment 20 entreprises sont en attente d’agrément pour pouvoir ouvrir des usines en zone franche pour l’AGOA , et sûr et certain que ces usines vont embaucher , trouveront ils assez de main d’oeuvre en s’adressant à ces commerçants informels ou faudrait il que Madagascar fasse appel à des ouvriers thaïlandais comme ce qui s’est passé à Ambatovy ?

    • 16 février à 17:24 | harima (#9412) répond à betoko

      En ce qui concerne les marchands ambulants, il y a en deux types, ceux qui en font déjà leur métier et ceux qui avaient perdu leur travail suite aux crises de 2009, mais ce que l’Etat devrait faire c’est accepter l’agrément de ces usines et inciter les malgaches à y travailler, pour les cartes professionnelles, je pense pas que c’est une solution à court terme, mais que la commune et l’Etat doivent déjà penser à une solution moyen et à long terme. Pour ma part, je pense que la solution à court terme, c’est de les laisser vendre leur produit durant les heures creuses et ils dégagent durant les heures de pointes.

    • 16 février à 18:13 | betoko (#413) répond à harima

      L’état n’attend plus que ces nouvelles usines soient agréés Les trottoirs ne sont pas fait pour vendre et le populisme n’est pas la solution

  • 16 février à 18:09 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    C’est la fin qui justifie les moyens et toute initiative est louable dans ce genre de problème où la solution miracle n’existe pas. Ce qui est valable pour les partis politiques chez nous est valable aussi pour ces marchands ambulants : Assainissement, Restructuration et Responsabilisation.

    Et en guise d’encouragement pour la CUA, voici la légende du colibri de Pierre Rabhi :
    « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

    C’est vraiment dommage qu’il y a plus de Tatou que de Colibri chez nous, comme sur ce forum.

  • 16 février à 21:25 | kakilay (#2022)

    De la chose publique : Res publica.

    La réflexion reste sur le long terme : une partie de population peut-elle se prévaloir de posséder ce qui est de l’ordre du bien commun ? Y a-t-il une légitimité dont certains ont « droit » sur des biens publics et d’autres pas ?

    Tout un chacun voudrait avoir une parcelle de rue : pour ses clients. A la la limite, on pourrait dire, que la CUA devrait leur payer et verser « un pas de porte » pour leur commerce si on doit les inviter à céder leur dû aux usagers de la rue et des trottoirs.

    Au nom de quoi ?

    Combien vaut le m² sur ces rues ?

    Pour le principe d’égalité, on devrait permettre à tout un chacun de postuler une place sur ces rues. Appel d’offre donc, appliquant le principe du plus offrant et non du moins disant : quelle est la chance pour ces marchands d’en obtenir une ? Je pense à cette réflexion de Rousseau qui disait que la loi est fait pour protéger les plus faibles. Car en usant de la loi du plus fort comme de celui qui peut se payer une milice pour la bataille d’une place : ce ne sont pas ces marchands qui sont les mieux lotis. Chaque matin donc, chacun bataille pour sa place : une autre perception de la res publica. Et que le plus fort gagne !

    On va mettre entre parenthésés tous les principes démocratiques et républicains, et ce ne sont pas les mêmes choses, pendant un moment. Car n’oublions jamais, que pendant ce temps, une partie de la population en souffre. Citoyens de seconde zone, il n"en qu’à se faire marchands ambulants. Comme on dirait, c’est leur droit. Et c’est que la situation suscitent des vocations.

    Une fois le principe admis, il faut tirer les conséquences : quand est-ce qu’on va arrêter la bonne décision ? Car parmi les arguments entendus : c’est notre gagne-pain. Quand allez vous donc arrêter d’en faire votre gagne-pain ? Et demain, est-ce que je pourrais construire un wc privé sur ces trottoirs, pour subvenir aux besoins de ces marchands ? Ce sera mon gagne-pain. Ou bien la CUA doit penser aussi pour la santé, et je n’ose plus dire le mot sans guillemet : « public » ? Et nettoyer après ? Et tout cela au frais des autres. Car il n’est pas hasardeux de dire que, quant à la contribution de ces marchands aux dépenses collectives, ces derniers sont exonérés.

    Si deal il doit y avoir, cela prendrait cette tournure : en contrepartie de leur occupation des rues, quelle pourrait être leur contribution pour la collectivité ? Ou, doit-on poser comme principe de la République, la loi du plus fort ?

    Et les réponses à ces questions contribuent, et ne serait-ce que cela déjà, à l’édification de ce concept républicain qu’est le citoyen. Ou bien l’on décide d’en faire l’impasse, je veux dire de l’éducation citoyenne, et l’on revient au droit du plus fort. Oui pour une république sans discipline et sans loi : le dernier mot appartient à je-ne-sais-quoi. Car à y bien penser : « ils » ne sont pas la majorité. Ils ne sont pas plus nombreux que les automobilistes et leurs passagers qui souffrent des embouteillages. Non, ils ne sont pas plus nombreux que ceux qui paient un surplus de carburant pour les embouteillages. Et quelque part, cela doit soit se retrouver dans la balance commerciale, de la nation. Et des devises. Qu’est-ce que la communauté gagne ? Qu’est-ce qu’elle perd ? L’ordre ? Quel Ordre ?

    Au bout du raisonnement, nous nous retrouvons devant des privilégiés qui ont des droits, et aucun devoir.

    Ou quelle forme de République voulons nous mettre en place ?

    Depuis la nuit des temps, et dans n’importe quelle communauté organisée, il y a le « marché » dit « public ». Au nom de quoi, ces marchands ambulants peuvent-ils se prévaloir de ne pas y entrer. Qu’on nous donne la haute raison qui ferait qu’une certaine partie de la population est au dessus de la loi. Le nouvel ordre mondial ?

    Les rues pour les voitures, et les trottoirs pour les piétons. Toutes les négociations se feront en dehors de cette affirmation.

    Il est vrai, que l’on peut décider de faire des rues, des rues piétonnes : mais que cela soit fait dans le souci du bien de tous ou du moins du plus grand nombre. Car il y avait un grand marché à ciel ouvert qui faisait la fierté des uns, la nostalgie des autres qui s’appelait le zoma. Ce fut aussi le gagne-pain de certains. Le plus grand nombre a trouvé qu’il fallait y mettre fin. Et cela s’est fait : malgré son poids historique.

    Alors, jeune journaliste ! Apprenez d’abord à faire la différence entre ce qui est « difficile » et ce qui « impossible » : il y va votre statut de citoyen. Car tout ce qui est « difficile » n’est pas forcément « impossible », comme tout ce qui a été « toléré », n’est pas forcément « légal » ou « légitime ».

    Au contraire dirait l’Autre...

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