Cet article n’a aucun sens, est mal construit et on ne sait pas si c’est de l’humour ou du premier degré. Il n’apporte RIEN du tout.
Comment Mad-tribune peut elle confier sa tribune à un si mauvais scribouilleur aux idées si confuses ?
Le plus bizarre c’est que certains puissent perdre leur temps à polémiquer ou à applaudir, à être d’accord ou à s’opposer ... à quoi ? puisque seul les grands vents de la fatuité et de la vanité s’affrontent sur cette page blanche seulement tachée par ces mots qui résonnent creux et glissent sur les eaux troubles de leur suffisance comme un pet sur une toile cirée ?
... Mad-Tribune, choisissez mieux vos journalistes d’occasion.
Il y a pourtant des choses à penser et à dire sur l’Union Africaine, ses contradictions internes, sur les lignes de partage entre fascisme à l’Africaine, démocratie populaire, Françafrique, Chinafrique, US-afrique etc ...
L’UA est un panier grouillant de vie et de cadavres mêlés où se côtoient le meilleur et le pire, comme dans l’Europe d’ailleurs. On ne peut pas avoir une idée simpliste et manichéenne sur ce sujet complexe.
L’UA, comme la SADC, l’ONU, la COI, le COMESA etc ... sont des organismes complexes traversés par des courants parfois inconciliables, ce sont souvent des outils de l’économie sauvage ultra-libérale anti-sociale, élitiste, en collusion avec le FMI et la BM, mais aussi parfois des tribunes où peuvent s’exprimer les idées de feu Thomas Sankara, celles des peuples, du développement durable pour tous, de la fierté retrouvée des peuples souverains.
Certes, les dictateurs (à visage démocratique ou non) mis en place par les réseaux mafieux internationaux, n’avaient rien à faire sur le sol Malgache, si l’on ne considère que leur personne.
Ces congrès où les limousines noires promènent ces spoliateurs de toutes sortes sont bien entendu un affront à la misère planifiée et savamment entretenue par les organisations internationales et la Banque Mondiale et que Ravalomanana ait pu se joindre à cette Camora dont il espérait prendre provisoirement la tête comme Sarkozy de l’Europe, est bien entendu une farce à dénoncer ;
Mais que la HAT ait pu conserver ce Congrès à Tananarive, aurait été une tribune magnifique pour semer la zizanie dans les rouages bien huilés de la machine à piller les minerais, à contrarier le développement pour tous.
Il aurait été dangereux pour l’UA et toutes les autres assemblées de coquins, de laisser la parole à une démocratie naissante. Les médiocraties auraient défilé à Tananarive sous les flashs des reporters internationaux et seraient apparues sous l’éclairage nouveau d’une démocratie issue de la volonté populaire de déboulonner un dictateur-Pdg.
Les autres peuples d’Afrique et les quelques dirigeants un peu démocrates perdus dans la foule des seigneurs corrompus auraient pu mesurer la distorsion entre le faste du Sheraton et villas présidentielles et la misère noire des habitants de Madagascar. Une brèche s’ouvrait dans l’édifice Africain de la corruption, un rayon de soleil réchauffait cette partie de la planète entrée dans un hiver glaciaire depuis la « fin » (?)des colonisations d’administration directe.
C’est davantage cela qui était en jeu dans le retrait du Congrès de l’UA à Tananarive. Ravalomanana enfui, l’édifice mafieux ne peut que se déplacer ailleurs, là où la presse sera muselée ou complice. Tout ce qui est émancipation et démocratie populaire n’a pas sa place dans une vitrine où pétrole, Ilménite, diamants et uranium volent la vedette aux paysans et aux ouvriers.
Ainsi tourne l’Afrique, pillée, dépecée, savamment soumise aux « aides internationales », face cachée de la spoliation à bas prix de ses minerais, de ses terres et de sa main d’oeuvre à bas prix.
La colonisation directe a laissé la place à la mise en esclavage moderne de millions de gens en haillons par leurs dirigeants mafieux qui se goinfrent des grosses miettes rétributrices de leur trahison en retour des pillages des richesses par les multinationales.
Jamais une analyse de fond n’est proposée ici sur cette Histoire du néo-colonialisme. On se contente d’invectives pour ou contre l’UA, alors que la réalité est bien camouflée :
Tiebilé Dramé par exemple, quel point commun avec Mugabé et Bongo ?
N’y a-t-il pas, dans chaque pays Africain des contradiction énormes entre les dirigeants dictatoriaux à visage démocratique et leurs oppositions muselées, parfois entre les dirigeants populaires, authentiquement démocrates mais non élus et les oppositions manipulées par les dollars et Euros milliardaires occidentaux ?
Les idées manichéennes sur l’Afrique semblent être là pour entretenir l’ignorance sur la véritable nature du néo-colonialisme. On refuse toujours de rentrer dans une étude objective des réseaux de spoliation de l’Ultra-libéralisme. C’est un sujet rendu tabou, qui est complexe de surcroit, qui pourtant donne les clés de compréhension de tout ce qui se passe aujourd’hui partout. Il faut une vue d’ensemble, économique et sociale, et ne pas raisonner Madagascar sans voir que ce qui se passe ici est de même nature que se qui se passe ailleurs.
Il s’agit d’empêcher les pays renfermant des richesses fabuleuses, d’atteindre un niveau de développement suffisant pour exploiter eux-mêmes leurs richesses.
Ainsi, les multinationales s’en chargent et les pays du Nord peuvent les obtenir à bas prix. Il n’est pas d’autre vérité que celle là, c’est la clé qui explique tout l’édifice. Tout découle de cette analyse de fond. Ravalomanana est un agent objectif de l’ultra-libéralisme et donc en tire les retombées financières. Il était coopté par les puissants car il jouait leur jeu et leur ouvrait les portes afin que les tentacules de la pieuvre libérale américaine ou Chinoise s’insinuent partout sur le sol et dans le sous-sol.
Alors vous pensez bien que sa disparition chagrine et contrarie la grande Camora Africaine. Que la France retrouve un peu de ses prérogatives, puisqu’elle travaille sur Madagascar à un niveau plus dispersé, moins hégémonique, plus « humain » dirons nous, pourquoi pas.
Arrêtons de penser trop simple, trop blanc et noir. Etudions les réalités de l’économie internationale et, ensuite seulement, regardons d’un regard éclairé les évènements dans leur contexte surtout international.
Souvenons nous toujours que la contrepartie pour une bonne gouvernance à la sauce Ultra-libérale comme définie plus haut, c’est la dite « aide internationale ». Dans chaque pays pillé et spolié de ses richesses à bas prix, règne la misère et son corollaire les aides internationales, les charités condescendantes, les oeuvres religieuses, les ONG ... Qu’on rende aux pays leur souveraineté sur leurs richesses propres et qu’on laisse les dirigeants honnêtes diriger sans les assassiner et vous verrez que l’Afrique deviendra un continent développé et serein. I HAVE A DREAM.
Je finirai par cette traduction très approximative de Shakespeare :
To be or not to be ? that’s the question
Est-il plus noble de souffrir dans son esprit des flêches d’un destin outrageant, ou de prendre les armes contre cet ocean de troubles ?
A chacun de dire si la révolution (ou le coup d’état durable et raisonné) est légitime là où il y a oppression ou à choisir le camp de la souffrance et de la soumission.