La décision d’organiser des élections le 20 mars 2010 ne prend par de court la vice-primature en charge de l’Intérieur. C’est faisable déclare Manorohanta Cécile qui assure depuis le décret du 3 décembre, l’intérim de la Primature. La vice-primature s’est déjà préparée depuis toujours, dit-elle, car tôt ou tard l’issue de la crise ne peut passer que par les urnes. De plus, ajoute-t-elle, les élections législatives sont les plus faciles à organiser en raison du caractère de proximité du scrutin. D’habitude, les législatives intéressent et impliquent davantage les citoyens et les électeurs mais surtout les partis impliqués dans le processus de suivi et de contrôle. Cela sera d’autant plus facile dans le cas présent car il y aura la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Manorohanta Cécile trouve que c’est une bonne idée que d’avoir décidé de mettre sur pied la CENI. Cette commission établit la liste électorale ou la contrôle et elle diffuse et publie les résultats des scrutins. En tout cas, la vice-primature en charge de l’Intérieur est là pour lui faciliter les tâches si le besoin se fait sentir, admet Manorohanta Cécile.
À propos des financements, l’organisation de telles élections est déjà prévue dans la loi des Finances 2010, qui a affecté quelque 25 à 30 milliards d’ariary pour ce faire, révèle-t-elle. Manorohanta Cécile toutefois n’est pas entrée dans les détails, notamment les fondements de cette décision ; sur quelle loi fondamentale repose-t-elle. Sans doute que le chef du gouvernement par intérim n ‘a pensé qu’à exécuter les décisions prises par le président Andry Rajoelina.
Recueilli par Bill





