Le 6 et 7 juillet prochain, la Haute Autorité de la Transition (HAT) est conviée à une réunion de consultation avec l’Union Européenne à Bruxelles à propos de la crise à Madagascar. La lettre d’invitation relative à cette consultation a été envoyée à la HAT depuis 30 jours déjà selon l’affirmation du représentant résidant à Madagascar de l’Union Européenne, Jean Claude Boidin. Ce dernier a tenu une conférence de presse dans la matinée de ce jeudi 18 juin 2009, au siége de l’Union Européenne à Ankorondrano, pour expliquer cette nouvelle. Cette consultation du mois de juillet s’effectue au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou, après constatation de violation et de manquement au dit accord. Il ne s’agit pas d’une réunion de la dernière chance selon les explications fournies au siège de l’Union Européenne à Ankorondrano. Il s’agit plutôt du début d’un compte à rebours qui sera déclenché à partir de cette consultation, sur la suite de la coopération entre Madagascar et l’Union Européenne.
Madagascar aura 120 jours au maximum après cette consultation de la feuille de route de la HAT, pour convaincre l’Union Européenne de continuer ses actions à Madagascar.
Feuille de route
Passé le délai de 120 jours, soit l’Union Européenne continue ses actions à Madagascar, soit elle arrête tout. Pour ce qui est de la HAT, cette dernière a droit à d’autres consultations si cette première échoue, jusqu’à ce que le délai de 120 jours expire. La feuille de route à présenter à cette consultation peut être établie unilatéralement par la HAT, ou avec une contribution d’autres mouvances ou entités. « Une feuille de route consensuelle sera plus convaincante pour l’Union Européenne » selon l’avis de Jean Claude Boidin, représentant résident de l’Union Européenne à Madagascar.
Pour cette consultation des autres mouvances, le représentant résident de l’Union Européenne à Madagascar constate l’existence d’un entêtement de certaine mouvance face à la solution proposée par les médiateurs internationaux. « La feuille de route n’a pas obligatoirement besoin du consentement des quatre mouvances » dixit Jean Claude Boidin. « Il suffit que trois acceptent la feuille de route pour convaincre Bruxelles » dit-il.







