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mardi 30 septembre 2014
 

 > TRIBUNE 20 ans

Bref historique

mardi 16 décembre 2008, par Herimanda R.

- Lucien témoigne

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Avec son appareil numérique, il passe son temps devant l’ordinateur eMac.

Décembre 1988 – décembre 2008, Madagascar-Tribune a 20 ans. Cette page ne sera pas suffisante pour rapporter son histoire et son parcours pendant ses deux décennies. Randrianarivelo Lucien a partagé les quelques moments forts qu’il a vécus durant ces temps. C’est un journaliste-photographe, le doyen de la Maison et qui reste toujours en activité, 20 ans après la parution du numéro un du Journal.. « En 1988, la censure était de règle. Chaque soir, une voiture attendait dehors et amenait les articles des journalistes au ministère de l’Intérieur pour avoir l’aval du responsable administratif. Les jours fériés, celui-ci n’était pas à son bureau. Nous devions aller chez lui à Tanjombato. Il y a des moments où il laissait passer les articles sans le lire intégralement. Parfois, il modifiait le texte ou le supprimait carrément. N’ayant plus le temps de rédiger des nouveaux articles, la rédaction du journal laissait la colonne en blanc », narre Lucien.

Journaliste photographe, Lucien n’a pas oublié de raconter la manière dont il a travaillé. « Nous, à la rédaction, avions un laboratoire. J’y passais une heure ou deux heures pour le développement des pellicules. Quand un autre événement se passait, je quittais le labo et j’y revenais pour y rester des heures ». Il avoue qu’au début, les moyens utilisés étaient suffisants. Toutefois, au fil des temps, il y a eu des moments moins bénis.

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- Ramilinjatovo Tiarison : « Je ne suis rentré chez mois qu’à 5h30 »

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Ratia, 20 ans de loyauté au sein du journal « Madagascar-Tribune ».

Ramilinjatovo Tiarison se souvient toujours de ses horaires de travail au moment où il a commencé de travailler chez Madagascar Tribune. C’était en 1988. « Mon emploi du temps était très chargé. J’arrivais au bureau à 15h et je n’y sortais que le lendemain, à 5h30. J’étais obligé de rester et de dormir au siège du journal à Ankorondrano. Ma présence était nécessaire du fait que des nouvelles pouvaient tomber à tout moment, à minuit, à 1 h comme à 3 h. Il fallait être toujours prêt ». Ramilinjatovo Tiarison, appelée Ratia par ses collègues, est l’un de quelques employés qui a vu naître Madagascar-Tribune et qui y travaille encore jusqu’à présent. Dès son entrée au journal, il s’est occupé des frappes dactylographiques des textes. Il n’y avait pas encore d’ordinateurs à l’époque. Il utilisait les machines à écrire. Parfois, c’était des textes dictés par le rédacteur en chef que Ratia transcrit en style sténographique avant de les rédiger et de les frapper à l’aveuglette.

« Le travail a été dur »

Ce dactylographe hors du commun s’est aussi occupé de la mise en page du journal à partir de sa machine à boule. A la différence des simples machines à écrire, les machines à boule sont des machines électriques et dotées de fonctions spécifiques. Le jeune homme raconte sa vie professionnelle : « le travail était dur. Le texte était frappé sur un papier, puis sur un calque. Il fallait découper ce calque avec une paire de ciseaux de manière à ce que la forme obtenue corresponde à la prémaquette du journal. La prémaquette était aussi faite entièrement à la main. On prenait un papier de grand format sur lequel on dessinait les différents emplacements des articles des journalistes avec les photos, s’il y en avait, ainsi que les emplacements des insertions publicitaires ». Tout cela reste un souvenir pour cet employé de Madagascar-Tribune. 20 ans après, on voit toujours un Ratia en train de manipuler les logiciels de traitement de texte et de Pao (Programme assisté par ordinateur), et d’autres applications informatiques.

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La machine utilisée à l’époque.

« Madagascar-Tribune est né suite à l’échec de Madagascar-Matin ». Randrianarivelo Lucien y était. « Madagascar-Matin était en difficulté. Les chiffres des ventes étaient en baisse. Le financement manquait. Finalement, le journal a fermé ses portes. Nous étions au chômage pendant des mois ». Passionnés de journalisme, les quelques journalistes ne sont pas restés les bras croisés. Ils se sont regroupés et ont cherché des moyens pour faire sortir un autre journal. « Notre problème était surtout de trouver un imprimeur. Il y a eu un événement organisé à Ankorondrano. C’est là qu’une délégation de journalistes a rencontré l’actuel directeur de publication de Madagascar-Tribune. Après mûres réflexions, celui-ci a donné son accord ». Madagascar Tribune sort son premier numéro le 14 décembre 1988. Lucien s’en souvient très bien : « le Journal n’a été bouclé qu’au matin. Une sortie tardive pour des raisons techniques et organisationnelles. Le tirage était à plat et ne passait pas par la rotative comme c’est le cas actuellement. La vitesse d’impression était donc très lente ».

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