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Environnement

COP 21

Bilan de la première semaine

samedi 5 décembre 2015 | Domoina Ratovozanany

La première semaine de la COP 21, Conférence des parties sur la Convention des Nations Unies sur le changement climatique, qui se déroule à Paris du 30 novembre au 11 décembre, touche à sa fin aujourd’hui. Petit bilan.

Mobilisation historique

La COP21, considérée comme la COP la plus importante depuis une vingtaine d’années, a démarré dans une ambiance frénétique, avec un nombre sans précédent de chefs d’Etat et de gouvernements venus prononcer des discours d’engagement pour sauver la planète. Ce défilé inédit est surtout un témoignage de solidarité envers le pays hôte de la COP 21 suite aux attentats meurtriers qui ont sévi à Paris le 13 novembre.

L’attention extraordinaire des médias internationaux, le nombre exceptionnel de participants (40 000), le record historique enregistré lors de la Marche mondiale pour le climat avant le début de la conférence en termes d’événements, de pays et de participants, le grand nombre de déclarations et d’actions de pression qui ont lieu en marge de l’événement sont autant d’éléments qui confirment son caractère exceptionnel.

Avancée lente sur l’accord de Paris

La possible signature d’un accord mondial sur le climat est l’élément qui fait de la COP 21 la COP la plus importante d’entre toutes. La soumission de leurs Contributions prévues déterminées nationales (CPDN) par plus de 170 pays sur les 198 signataires, l’affluence de 150 chefs d’Etat et de gouvernement au jour d’ouverture officielle, les déclarations d’engagement des grands pays pollueurs (Chine, Etats-Unis, Inde, etc.) et des grandes entreprises sont parmi les principaux signes qu’un accord sera signé au terme de la COP 21.

Les nouvelles ébauches de texte publiées par le Groupe de travail spécial sur la Plate-forme de Durban pour une action renforcée (ADP) les 3 et 4 décembre montrent néanmoins que les points les plus sensibles n’ont pas connu une avancée concrète, notamment les demandes des pays en développement (maintien de la température au-dessous de 1,5°C ; mécanisme sur les pertes et dommages ; financement, transfert de technologies, renforcement de capacités pour les pays en développement). Plus de leadership et plus d’ambitions de la part des pays développés, considérés comme les responsables historiques des impacts actuels du changement actuel, sont attendus la semaine prochaine pour qu’un accord soit signé.

Domoina Ratovozanany
Climate Tracker COP 21 Fellow du projet Adopt A Negotiator

7 commentaires

Vos commentaires

  • 5 décembre 2015 à 08:39 | mandrozeza (#5123)

    maintien de la température au-dessous de 1,5°C ! Vous voulez rire, tout le monde sait très bien qu’on a déjà 2,5 °C dans les tuyaux. Quand le continent africain prendra la relève de la chine en tant qu’usine du monde (dans les années 2035), on parlera sans doute de 3 °C. Il faudrait que l’Afrique nous sorte des prix Nobel de physique et de chimie pour pour ne pas dépasser ce seuil.

    • 5 décembre 2015 à 09:17 | Noue (#2427) répond à mandrozeza

      Il faudrait que l’Afrique nous sorte des prix Nobel de physique et de chimie pour pour ne pas dépasser ce seuil.

      mais encore...

    • 5 décembre 2015 à 12:41 | mandrozeza (#5123) répond à Noue

      que l’Afrique se bouge ... et paradoxalement les plus intelligents d’entre eux qui viennent d’Austronésie

  • 5 décembre 2015 à 11:13 | Stomato (#3476)

    Une solution d’énergie renouvelable : transformer les mouvements de mâchoires, le vent produit et l’énergie sonore des blabla de Malgasy bien informés des solutions à mettre en œuvre.

    Des prix Nobel africains ? Oui mais encore ? A part quelques prix Nobel de la pays dans des pays où la paix ne règne pas de quels prix Nobel parlez vous ?
    OK 4 prix en littérature, un en médecine (Union Sud-Africaine) et un en chimie et le reste n’est pas tellement créateur de richesse même pas de richesse intellectuelle pour les « petits peuples » que sont les prix Nobel de la paix !

    Il faudrait autre chose que de tels prix aux Africains ! Tout d’abord des dirigeants permettant aux potentiels de travail et de créativité de s’exprimer au lieu de les brider. Des dirigeants sachant utiliser à bon escient les aides de formes diverses qui sont disponibles de par le monde.

    • 6 décembre 2015 à 12:56 | mandrozeza (#5123) répond à Stomato

      Mon message était humoristique. Merci de l’avoir entrevu.

  • 5 décembre 2015 à 12:52 | Ramarolanoana J (#1663)

    Changement climatique (CC) d’origine anthropique, mythe ou réalité ? Contrairement à ce qui est véhiculé ds les média officiels le débat sur les effets des activités humaines (GES) sur le climat est loin d’être clos
    Pour plus de détail cf.
    http://www.changement-climatique.fr/controverse-changement-climatique.php
    http://www.pensee-unique.fr/paroles.html
    http://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/entretiens/le-rechauffement-climatique-est-un-mythe,1
    et l’article
    Janko et al. (2014). Reviewing the climate change reviewers : Exploring controversy through report references and citations. Geofurum 56 : 17-34.

    Pour Stomato qui a affirmé mardi dernier que les forêts en Europe n’ont jamais reconquis des terrains agricoles. De nombreuses réf. affirment le contraire et le concept de « succession secondaire » a d’abord été appliqué à des zones de déprises agricoles en Europe avant d’être appliqué à des forêts tropicales.
    Ce phénomène de déprise agricole qui favorise l’extension de la surface forestière est également observé dans certains pays d’Amérique latine et d’Asie du Sud Est.
    Votre méconnaissance de la régénération forestière est excusable.

    • 6 décembre 2015 à 10:00 | Stomato (#3476) répond à Ramarolanoana J

      J’ai dû très mal m’expliquer, ce qui vous a permis d’étaler votre science.
      Ce phénomène assez ancien est le résultat d’une « gestion » administrative des terres agricoles de petite surface par des décideurs absolument ignares des questions d’occupation des sols.
      Ce que je cherchais à mettre en avant c’est que les zones occupées par des forêts ont toujours été exploitées, parfois même sur le long terme.
      Les surfaces de cultures ont aussi été gérées, mais trop souvent avec un objectif de rentabilité importante à très court terme.
      Ceci pour les pays d’Europe. Cela a été un peu différent pour les USA, et surtout pour certains pays d’Afrique.

      Et le lien avec les problèmes de la COP21 est assez clair, la disparition de zones forestières n’influe plus que sur des micros climats, mais sur les climats touchant des zones très importantes.

      La régénération d’une zone verte dans les pays du Sahel commence déjà à avoir des effets très positifs et l’opération continue.

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