Après une présentation succincte des dispositions de sécurité déjà prises par les trois départements impliqués dans la sécurité publique à Madagascar, le problème principal entraînant l’insécurité a été défini comme étant l’absence de moyens tant humains que financiers et matériels. Ce constat a été fait lors de la rencontre entre les trois départements concernés par la sécurité publique et les membres de la Haute Autorité de la Transition (HAT) au palais de verre à Anosy ce jeudi 16 juillet 2009. Les trois départements concernés étant le ministère de la Sécurité intérieure, le Secrétariat d’Etat chargé de la Gendarmerie nationale et le ministre des Forces armées.
La mise sur pied d’une stratégie d’opérations d’envergure nationale au niveau des différentes régions de l’Île qui réuniront militaires, gendarmes et policiers, est nécessaire pour la sécurité publique. Mais cela ne peut se concrétiser à cause d’un besoin financier s’élevant à 470 millions de francs, soit 94 millions d’ariary.
En matière de dispositions sécuritaires, il y a déjà une intensification des missions de renseignements et des actions ciblées et cadrées contre différents trafics. Il s’agit aussi de conduire la lutte contre les vols de bœufs et les actes de banditisme. La sécurisation des axes routiers, des pôles de développement économique et touristiques et la sensibilisation au système d’autodéfense villageoise sont un autre volet de ces dispositions sécuritaires.
Imitation
Concernant la défense opérationnelle du Territoire, la restauration des Détachements Autonomes de Sécurité a été reconnue par les deux parties comme un nécessité. Les membres de la HAT pour leur part ont émis plusieurs idées sur les causes de l’insécurité : la politisation même du problème, l’absence de volonté politique des dirigeants ne serait-ce qu’au niveau des crédits alloués aux différents départements responsables, l’existence d’un large fossé dans la répartition des richesses, l’existence de « réseaux mafieux » regroupant les dirigeants politiques eux-mêmes.
La création d’un « Vigi-mada économique » au niveau de la HAT en complément du « Vigi-mada défense » semble également être la solution pour empêcher le développement de l’insécurité. La rencontre entre les membres de la HAT et les représentants des trois ministères a également apporté des solutions concrètes pour résoudre le problème de l’insécurité. Il y a la proposition de rédaction d’un document de projet en matière de logistique et d’équipement à remettre à la HAT, qui se chargera d’aider les départements chargés du maintien de la Sécurité à la recherche de financement. Il s’agit surtout d’en faire une véritable « affaire d’Etat ».
Deux absences
La rencontre a eu lieu en la salle de séance du Siège de la Haute Autorité de la Transition (HAT) à Anosikely ce jeudi 16 juillet 2009 dans l’après midi. Seul le secrétaire d’Etat à la Gendarmerie Nationale, le Général de brigade Ravelomanana Claude, a pu répondre en personne à l’invitation des membres de la HAT. Le Ministre de la Sécurité Intérieure, Organès Rakotomihantarizaka, et celui des Forces armées, Noël Rakotonandrasana, sont encore retenus dans des missions en provinces. Du côté de la HAT, la présidence de séance fut assurée par Lahiniriko Jean.
Le Ministre de la Sécurité Intérieure s’est fait représenter par son secrétaire Général. Le ministre étant encore en mission d’inauguration d’un nouveau bâtiment de la Force d’Intervention de la Police (FIP) à Toliary. Le ministre des Forces armées quant à lui fut représenté par son Directeur Général Chargé de la Planification et de l’opération. Le ministre est en mission depuis deux jours à Ihorombe.







