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vendredi 24 novembre 2017
Antananarivo | 12h20
 

Editorial

Après les intempéries, la sécheresse

vendredi 3 février | Sahondra Rabenarivo

Le 04 février 2016, je publiais une opinion sur la maîtrise des eaux comme signe de développement. Nous vivions à ce moment-là à Antananarivo les intempéries qui ont causé inondations, éboulements, ruptures de digues… Pendant ce temps, il y avait dans le Sud une sécheresse. Maintenant, c’est l’inverse, la sècheresse en hauts plateaux, trop de pluie à l’Ouest et une bonne pluviosité dans le Sud.

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Inondation (Soavina Atsimondrano - Antananarivo)

Je pense que l’opinion de 2016, ré-éditée ci-dessous, est toujours d’actualité, notamment parce que les fiches de projets structurants préparées pour la conférence des bailleurs de décembre 2016 n’incluaient aucun projet visant la captation, la canalisation, le drainage ou tout simplement l’optimisation de la pluviosité à Madagascar. Les projets en infrastructures, à l’exception du canal des Pangalanes, concernent uniquement les routes et les ports. Les projets en eau et assainissement incluent un nombre de « pipelines » et de puits dans les régions d’Anosy et Androy. Un des deux projets agricoles concerne des infrastructures hydro-agricoles dont la localisation n’est pas précisée, pour un coût de 136 124 772 USD dont 74 687 000 USD sont déjà acquis des bailleurs et 61 437 771 USD qui restaient à obtenir à la Conférence (fut-ce la cas ?). Ce qui semble traduire le fait que nos dirigeants ne considèrent toujours pas la maîtrise des eaux pour l’agriculture, la consommation, l’électrification, l’urbanisme et le bien-être des populations, comme valables projets de développement.

Dans les pays avancés, on ne dépend plus, pour sa survie, que de l’eau tombée du ciel. Au contraire, les rivières sont détournées et des kilomètres de canaux et digues construits pour arroser de vastes champs. De même, la pluie/la neige est barrée, détournée ou captée, préservée dans des lacs artificiels et réservoirs pour la consommation humaine. Il est rare que la pluie, s’écoulant dans les rivières et fleuves, ne soit pas exploitée à plusieurs reprises (pour l’irrigation, la consommation, l’électrification, l’industrie) avant d’être déversée, sous forme certes plus polluée, dans la mer. À Madagascar, l’eau se déverse intouchée, sauvagement, dans la mer, emportant avec elle la terre rouge que la végétation n’arrive plus à retenir.

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Carte de situation d’une étude hydrologique (Avril 1958)

Est-ce vraiment possible que les derniers travaux d’ingénierie hydrologique d’inspiration purement malgache datent d’Andrianampoinimerina ? Que les grands chantiers de canalisation, de digues, de lacs artificiels datent de la période coloniale (Canal des Pangalanes (1896) et du canal Andriantany, mis à dur épreuve aujourd’hui (1914-1932) ?). De même les lacs artificiels comme Mantasoa (1936), Mandroseza, Ivato, Ambohibao qui datent plus ou moins de la même période ? Que seule l’impulsion des bailleurs de fonds par la suite a amené de modestes améliorations (Marais Masay, BPPAR/APIPA) ? Tout cela, malgré la population qui double, triple, quadruple.

Et pourtant, l’abondance de l’eau se fait sentir de manière de plus en plus aïgue, si ce n’est que par la destruction qu’elle emmène : routes pulvérisées, rizières détruites ou ensablées, rivières -et donc eau dite potable- boueuses. Ailleurs, l’eau est rare, sinon inexistante, conduisant à des périodes de sécheresse et de disette, que les observateurs caractérisent avec une certaine nonchalance de récurrentes, presque normales… On y fait face avec les vivres et les citernes d’eau, sans le moindre souci de solution pérenne.

Dans un pays comme le nôtre où la saison des pluies est (était ?) prévisible, on ne construit pas (plus ?) les routes de manière à canaliser et évacuer l’eau. On tiptop, année après année, les mêmes trous créés par le même manque de drainage. Les zones irriguées sont maintenant inondées, tandis que le reste du pays qui attend la pluie du ciel pour planter le riz prie que les intempéries caractéristiques du mois de février seront absentes cette année. Les déversements des collines d’Antananarivo vers la plaine et donc vers le canal Andriantany et vers la rivière Ikopa sont exacerbés par la croissance de la population, le remblai et les constructions sur tout mètre carré disponible, arrachant au passage toute végétation qui pourrait retenir les eaux (et les boues) par la suite.

Le potentiel hydroélectrique est inexploité. Les rizières irriguées ne drainent plus et sont inondées. Le Nord se trouve sous l’eau et la RN4 coupée. Le Sud est dans la sécheresse et le kere. Et tout cela sans un vrai cyclone de grande envergure depuis quelques années. Il ne s’agit pas de réparer et tiptopper le peu qui existe, il faut construire du grand et du nouveau. L’urgence n’est plus à prouver, mais où sont nos ingénieurs ? Nos visionnaires ? Nos dirigeants ?

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Développement rural
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Eau, hygiène et assainissement
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Infrastructure

21 commentaires

Vos commentaires

  • 3 février à 09:54 | olivier2 (#9829)

    « mais où sont nos ingénieurs ? Nos visionnaires ? Nos dirigeants ? »

    Cher Madame, vos « grands esprits » sont là..il parait même qu’ils sont si nombreux, si forts et si malicieux, que l’avenir s’annonce radieux..
    J’en veux pour preuve les réjouissances et autres échanges d’amabilités entre « génies » ( auto proclamés..évidemment) qui poussent ça et là...
    Bientôt une remise de diplôme ?
     :)

    Vous les reconnaitrez aisément, ils sont tous membre du club très fermé - digne du Rotary - j’ai nommé le club « Yfoke-Yapluka-Cépamafôte »..

    Quoi qu’il en soit merci Madame pour cette synthèse, incluant Fevrier 2016, fevrier 2017 - et l’époque ou l’état faisait son travail ( il y a tres tres tres longtemps...).

     :)

    • 3 février à 10:37 | spliff (#5871) répond à olivier2

      A part votre disque rayé, vous proposez quoi exactement Olivier ? Apprenez-nous !

  • 3 février à 10:41 | Turping (#1235)

    Après les intempéries les sécheresses et vice versa, on assiste toujours sur la même scène de désolation,...
    - La problématique à soulever est structurelle en commençant par la façon de faire la politique.
    - Du côté démographique, la population a triplée en trente ans, alors que beaucoup d’infrastructures datent du temps d’Andrianampoinimerina et la période coloniale.
    - Le pire dans cette histoire, c’est que même les vrais entretiens dignes de son nom n’existent plus, au contraire on détruit. Auparavant, les gens se déplaçaient en train, car beaucoup de gens, les paysans n’ont pas de voitures alors que tout le monde se plaint des embouteillages monstres.
    Où en est -Il de ce côté là où les voies ferrées ne sont plus t-elles capables ni utilisables pour offrir de services aux usagers de tout bord,surtout les plus vulnérables ?
    Idem, s’il n’y a pas de minimum d’ambition, une politique digne de son avec de budgets adéquats
    pour améliorer tout ce qui touche l’intérêt public, c’est que dalle !
    - Pareil, tout ce qui touche les infrastructures, les gouvernants devraient mettre un paquet pour résoudre les problèmes énergétiques, problème de l’eau,... des conditions coercitives à travailler ensemble.
    - Les solutions ont été données dans une partie du texte comment s’en sortir s’il y a la moindre volonté d’agir collectivement à condition de faire la politique autrement pour que chacun, chacune prenne les choses au sérieux, en commençant par combattre la corruption et la mentalité y afférente.
    Conclusion :comment y parvenir pour gérer les affaires courantes les plus basiques ? Avoir de l’eau potable pour tous et toutes est un combat qui n’est pas gagné à l’avance sans rentrer même dans les détails de l’épuration des eaux usagées pour arroser les champs de manioc !

  • 3 février à 10:52 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    C’est une matière à réflexion et Paris ne s’était pas fait en 1 jour.
    Selon l’adage mieux vaut tard que jamais et il n’est jamais trop tard pour bien faire d’où la nécessité d’une EDUCATION tenant compte de nos réalités régionales et nationales, passées, présentes et futures (les objectifs à atteindre chronologiquement).

  • 3 février à 11:16 | olivier2 (#9829)

    @ Dj Spliff – l’homme qui manie le 33 tours

    « vous proposez quoi exactement Olivier ? Apprenez-nous ! »

    Je vois dans votre question comme un appel au secours..une bouteille jetée à l’amer ( ou à la mer)..

    Mais comment ? Vous auriez besoin de MES propositions et de MES enseignements ?

    Mon ego tant décrié ( par vous), se voit d’un coup flatté ( re par vous)..
    Imaginez mon état !
    Chouette j’ai eu un bon point !
    Au bout de 10, ce sera une image...le Graal..

    Dans un élan de générosité, je m’exécute et vous expose mes propositions :

    1) partant du constat que la quasi totalité de la classe politique..et n’ayons pas peur des mots, des FONCTIONNAIRES ( militaires, agents du Fisc, douanes, etc..) est corrompue, incapable, de mauvaise foi, et ce depuis plusieurs générations : il me paraît URGENT de simplifier au maximum le système ;
    Comment ?
    - privatisations à outrance
    - réduction des prérogatives de l’état

    Objectif : limiter le pouvoir de nuisance des nuisibles..

    2) Ouvrir en grand les portes de Madagascar ( après la première étape, sinon cela reviendra à pisser dans un violon) à TOUS les investisseurs : pour ce faire, les lois et autres habitudes médiévales devront être changées/éradiquées ( je pense avant tout à cette « maladie du foncier », qui empêche tout développement à la fois industriel et agricole)

    Qui dit investisseurs dti emplois, dit formations, dit éducation, dit progrès...

    Si L’Europe se désindustrialise, c’est avant tout parce que d’autres pays ont saisi l’opportunité de la concurrencer : pourquoi pas Madagascar ?

    3) avoir recours à une mise sous tutelle pour rétablir la confiance des citoyens dans leur état.

    Voilà Monsieur Splouf...

    Au delà des propositions – voire utopies – je fais un constat très amer de ce qu’est Madagascar..
    Entre les voeux pieux et la faisabilité, il y a un fossé..que dis-je, un OCEAN...

    Constat que nombre de vos compatriotes partagent avec moi...leur nationalité les préservant de recevoir vos accusation péremptoires de racisme ordinaire..

    « Le monde est trop injuste » : Calimer’olivier

    PS : j’apprends ce jour que la mère pourra transmettre la nationalité malagasy à l’enfant :
    excellente nouvelle !
    un pas de plus vers le 21 eme siecle !

    • 3 février à 12:02 | spliff (#5871) répond à olivier2

      @Olivier
      Un appel au secours venant de moi ? Oui, bien sur. Je n’en ai pas spécialement honte.
      Merci à vous pour votre post intéressant

    • 3 février à 12:23 | spliff (#5871) répond à olivier2

      (.) Au delà des propositions – voire utopies – je fais un constat très amer de ce qu’est Madagascar..
      Entre les voeux pieux et la faisabilité, il y a un fossé..que dis-je, un OCEAN...(.)

      On en est donc tous au même point alors...

    • 3 février à 12:59 | Isambilo (#4541) répond à olivier2

      « Privatiser, réduire les prérogative de l’état » pour lutter contre la corruption ?
      Vous êtes vraiment abonné aux clichés les plus éculés.
      Vous n’avez même pas compris le caractère faussement naïf de votre interlocuteur.

    • 3 février à 13:27 | spliff (#5871) répond à olivier2

      Hi Isambilo !

      On est là pour discuter civilement au final donc faisons-le :-))
      Je crois qu’Olivier a raison sur ce point. Il faut qu’il y ait un « intérêt » à la réussite.
      En UK par exemple, l’énergie et l’eau sont distribuées par des compagnies privées. Les permutations de fournisseurs sont faciles. La concurrence permet des prix corrects et les fournisseurs ont des services clients qui tiennent la route.
      Comme vous (d’après ce que je comprends de vos écrits) je ne suis pas partisan du turbo capitalisme, mais je pense qu’il faut qd mm reconnaître les mérites d’une économie de marché qui soit un minimum régulée.
      Après que le capitalisme ait par essence vocation à faire sauter tous les verrous qui s’opposent au mouvement de sa logique - comme il le fait en Occident - est une question philosophique distincte. (Je pense perso que ce n’est pas obligatoire)

  • 3 février à 11:59 | kartell (#8302)

    Bonjour,

    Le bilan est, comme à l’accoutumée, à charge contre les intempéries, tantôt bénites, parfois maudites, qui « s’acharneraient » contre notre pays, mais comment font donc, nos voisins ?...
    Qu’avons donc fait pour être accablés, ainsi, par ce déluge venu des cieux, ridiculisant, ainsi, nos apprentis sorciers aux pluies artificielles ?….
    Mais, silence radio sur tout ce qui amplifie les conséquences désastreuses de ces pluies ( déforestation, absence d’entretien des canaux, comblement des rizières autour de la capitale, laxisme à tous les étages !)
    Bref, on se dédouane de manière poussive pour tenter de faire croire que le salut viendra, comme toujours, de l’extérieur, qu’on invite visiblement à oeuvrer pour rattraper un retard accumulé depuis un demi-siècle, déjà !…
    Lorsque tout va bien, que le soleil brille, que le touriste vient déverser son aumône, tous ces aspects techniques sont oubliés car l’urgence est ailleurs et l’attention de notre société, rivée vers d’autres horizons, sécuritaires, par exemple !…
    La politique de la rustine a ses limites qui, ici, a du mal à passer le cap de l’acquiescement des populations (les plus pauvres), touchées par ces inondations répétées en pointant du doigt, la permissivité d’un pouvoir sans envergure…
    Notre capacité à être réactif est nulle, nous subissons de toutes parts les agressions issues de notre société, des phénomènes naturels sans que nous puissions y mettre un terme car nous avons choisi la politique de la servilité en laissant aux plus forts, le droit de récidiver, tout en lui fournissant toutes les facilités pour récidiver sa guise !...
    « Aide-toi et les ancêtres t’aideront ! »

  • 3 février à 12:11 | punchline (#9673)

    la sécheresse st dans la tête et les coeurs de nos dirigeants, les intempéries dans la bouche et les écrits des formistes et les éditorialistes de tribune, à débiter des anneries

    • 3 février à 12:40 | atavisme premium (#9437) répond à punchline

      Tu sais poinçon,
      je lis dans ces colonnes chaque jour,des abrutisse-ries,des inepties,des contre vérité,des délires obscurantistes et religieux ,des divagations de chasseurs cueilleurs à peine sortis de la préhistoire ,des divagations d’idiots ,donc je pense pouvoir m’autoriser quelques digressions badines .
      Ne t’en déplaise !!

  • 3 février à 13:02 | Isambilo (#4541)

    Je crois avoir lu qu’un nouvel inventaire des cours d’eau a été fait il y a peu.
    A ma connaissance le plus ancien travail de maîtrise de l’Ikopa remonte à Andriamanelo avec la digue au bas d’Alasora. Mis c’était d’autres dirigeants. Une époque révolue et sans suite.

  • 3 février à 14:22 | olivier2 (#9829)

    @ Isambilo
    « Privatiser, réduire les prérogatives de l’état - pour lutter contre la corruption ?
    Vous êtes vraiment abonné aux clichés les plus éculés. "

    ET oui, abonné aux clichés éculés - qui s’opposent à vos brillantissimes visions : lesquelles au fait ?
     :)
    Quand vous dites « ce n’est pas pire qu’ailleurs » , au sujet de la corruption galopante à Madagascar...
    Quand vous niez l’héritage agronomique et agricole laissé par les colons ( et donc les agronomes ISSUS d’un état colonial), pensez vous être crédible au delà de la rue du gazomètre ( Gaston Lagaf - Tome 4) ?

    « Vous n’avez même pas compris le caractère faussement naïf de votre interlocuteur. »

    C’est plutôt vous qui ne comprenez RIEN, mais alors RIEN à RIEN..

    Ironie :
    "Manière de railler, de se moquer en ne donnant pas aux mots leur valeur réelle ou complète, ou en faisant entendre le contraire de ce que l’on dit :
    En savoir plus sur http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ironie/44252#uOphcsEBPa6eMOTb.99"

    De rien c’est gratuit..

     :)
    MDR

  • 3 février à 18:28 | spliff (#5871)

    @Olivier

    Vous relisant je vois que vous avez remis cette histoire de racisme sur la table.
    Clarifions donc.
    En premier lieu, ce que je pense de vous n’a pas d’importance.
    Ensuite je vous ai attribué cet épithète certainement pas à cause d’éventuelles critiques que vous auriez pu faire dans le cadre des sujets discutés ici.
    C’est une de vos « plaisanteries » dont le « timing » et la formulation me sont apparus douteux dans ce sens particulier qui m’a fait vous qualifier de raciste. D’autre part, alors que vous êtes incapable d’aligner une phrase en malagasy, convenez que les sarcasmes que vous vous autorisez sur la manière dont la plupart d’entre-nous utilise la Langue française n’aide pas à vous exonérer de cette appréciation.
    Mais comme vous remettez cela sur la table, je prends note de l’offence que cela a pu constituer et reconnais avoir pu me tromper. Si tel est le cas, mea culpa.

    Maintenant, à l’image de votre premier post du présent sujet, observez que la plupart de vos contributions se limite - sans rien apporter d’autre - à la moquerie gratuite de ce que vous croyez en percevoir comme futile ou que sais-je d’autre... . Vous vous en autorisez ensuite une désobligeante condescendance. Pour néanmoins reconnaitre dans une saillie de lucidité que ce que vous écrivez - lorsque vous proposez quelquechose - ne sont que voeux pieux... du bla bla autant que nous quoi... Donc « calmos » dois-je dire ?...

    • 3 février à 18:39 | spliff (#5871) répond à spliff

      Correctif :
      Lire

      « Maintenant, à l’image de votre premier post du présent sujet, observez que la plupart de vos contributions se limite - sans rien apporter d’autre - à la moquerie gratuite de ce que vous croyez percevoir de nos contributions comme futile ou que sais-je d’autre... »

  • 3 février à 18:33 | akam (#7944)

    - Interessant de lire que, pour cette fois-ci, l’editorialiste a ouvert un sujet qui pose enormement de problemes aux gasy. Et… on ne peut s’attendre a aucune conclusion ferme car, vue l’ampleur des taches a entreprendre, on ne sait par quel(s) bout(s) commencer ? En tous cas, c’est un tryptique « argent-politique-environnement » (APE) aussi determinant que la defense de la democratie institutionnelle qui est en jeu. Lequel ou plutot lesquels de ces regimes putschistes qui se sont succedes ici depuis 40 ans (1972-2012) ont reellement aborde une vraie politique de l’environnement ? Afin d’annoter les « rustines » (dixit Rabenarivo) utilisees respectivement par ces putschistes, quels travaux infrastructuraux ont abouti actuellement a des œuvres durables et fonctionnelles ?...plus precisemment : actuellement, d’une bonne appreciation ? ou a present, que rapportent-ils ? Bref, par comparaison aux taches effectuees lors des « himo » precoloniaux (foukonolona) ou/et les travaux forces du temps des colonies, aucun de ces regimes « bananiers » n’ont pas fait mieux .
    - A propos, si l’editorialiste essaie d’attirer l’attention des lecteurs, nul n’est dupe des problemes lies au rechauffement climatique actuel. T’adheres ou pas a cette these du rechauffement climatique car c’est un debat politique qui n’est pas consensuellement partage par tous. L’oxyde Trump rejette de facon absolue les resolutions concernant la limitation des gaz a effet de serre ! Meme si son predecesseur Obama et la NASA ont clairement demontre la necessite de contrôle ou/et de regulation de l’emission de ces gaz a effet de serre dans l’environment, le president US propose de tourner ses usines a max ! Pour un pays pauvre comme Mada, la logique voudrait qu’on reste avec la « majorite numerique » des etats raisonnables. Mada est bien lance dans le developpement des energies renouvelables, mais devrait aussi se remettre a developper davantage l’energie hydroelectrique.
    - Depuis…les technologies ont largement evolue ! ces travaux genereront non seulement des emplois mais contribueront aussi a l’autosuffisance de plusieurs sites regionaux ! Ne pourra-t-on pas apprecier ici de vraies politique de decentralisation ? De tels projets rationnels ne peuvent que reveler ipso facto l’aboutissement des projets sponsorises par la CI ! L’eau fait partie des ressources naturelles que chaque individu a droit de disposer librement ! mais comment interpreter le peuple necessiteux qui est oblige de payer a la fontaine publique ? La commune ou plutot, a une echelle plus elevee, l’etat ne pourraient-ils pas prioriser cet acces a l’eau parmi les programmes de developpement concerte avec les bailleurs ? L’acces a l’eau ne fait-il pas partie de la charte du developpement durable de la population des etats de la Francophonie ? Acta non verba.
    - En effet nombre de personnes proposent ce qu’elles imaginent comme solutions dans cette lutte contre le rechauffement climatique mais si ce n’est pas adequat, cela genere plutot des problemes, de couts exhorbitant que plutot de benefices. La distribution d’eau dans la capitale, lors du mois precedent, a revele l’existence d’un cercle vicieux. Car elle a pu se realiser grace a l’usage onereux de pompes qui ont necessie une consommation enorme d’energie fossile. Ce mot de vocabulaire revient a la mode car, sans etre demagogue, le pays est encore tributaire de l’etranger (nouvelle allusion a la hausse des couts du transport urbain). L’editorialiste appuie ici la ou ca fait mal : combien d’annees devra-t-on encore attendre avant d’atteindre l’autosuffisance energetique ?
    La decision est politique, elle sera abordee des la mise en place d’une vraie politique environnementale « APE » mais l’aboutissement ne se fera, au plus vite, que dans 30-50ans .

  • 3 février à 19:04 | Isandra (#7070)

    « À Madagascar, l’eau se déverse intouchée, sauvagement, dans la mer, emportant avec elle la terre rouge que la végétation n’arrive plus à retenir. »(...)
    « Que les grands chantiers de canalisation, de digues, de lacs artificiels datent de la période coloniale (Canal des Pangalanes (1896) et du canal Andriantany, mis à dur épreuve aujourd’hui (1914-1932) ?). De même les lacs artificiels comme Mantasoa (1936) ».

    Pourtant, il y avait une époque où notre richissime Président répond au prénom Marc ne savait pas quoi faire les fonds débloqués par les bailleurs(ny vola misy fa ny handaniana azy no tsy hita,...),...

    Là, c’est l’une des preuves de son manque de vision,...il aurait dû construire des faux lacs ou grands bassins pour stocker de l’eau,...pour diverses utilisations,...il avait assez des moyens pour le faire,...

    Son successeur, nous ne pouvons pas lui reprocher, parce qu’il a été limité par les sanctions financières que la CI lui a fait subir ,...il a sa circonstance atténuante,...

    • 5 février à 08:29 | lanja (#4980) répond à Isandra

      Encore une fois, la CI n’est pas bête, jouer volontairement sur l’économie de 18 millions de pauvres est inadmissible, contrairement à Isandra, la CI sait bien que les sakoroka avec son lot de crise constituent crime contre l’économie ... mais bon, rien ne vous empêche de reproduire la même chose et de brandir par la suite, la circonstance atténuante aux victimes...Les victimes, ce sont les 18 millions de pauvres , non compris CAPSAT ,Isandra et partisans...

    • 5 février à 23:24 | takaka (#8449) répond à Isandra

      Ton DJ meridika a construit un stade famélique de rugby à 15 pour détruire les marais naturels qui doivent stocker l’eau. Et t’oses accuser Ra8 ?
      Mais t’es une dépravée mentale, un bon cobaye pour les étudiants en psychiatrie.

  • 6 février à 10:11 | Ibalitakely (#9342)

    Je suis entièrement d’acc pour la grande révision [pas refondat° mais surtout pas federalitika car cela ne va rien changer que nous soyons en 5° Rép ou en 15° Rép] de cette constitut° « didjéique/fouzaïque » qui n’a que des cratères & des contradict°. C’est la mentalité, la déterminat° à étaler son savoir-faire, la preuve concrète de l’amour des nos TARANAKA FARA MANDIMBY qui vont emmener automatiquement vers une reconciliat° effective sans tambour ni trump…ette. & la maîtrise eau/sècheresse ne serait plus un « grand barrage » pour le développement de Madagasikara avec tous les avara-pi qu’on a. & même si on aurait recours aux experts japonais, israéliens, européens & autres tsy misy mahavita tena comme on dit.
    Mais de tout cela don’t have a dream car avec notre actuelle constitut° meridika comme aiment à dire certains forumistes, notre façon de faire des élect° en élisant n’importe qui n’importe quand, notre mentalité de ory hava-manana etc. & au vu que 07 février 2017 approche y aurait-il tjrs qqn qui enverrait des naïfs attaquer une zone rouge comme Ambohitsirohitra pour soit disant y installer un premier ministre qui, un mois & dix jours après qu’ayant finalisé un coup d’État, irait directement à Mahazoarivo. & par la suite ou plus exactement sept ans après des av7 seraient fonctionnarisés. Dia gaga elà fa hoe crises cycliques aho hoe crises cycliques, dia faha efatra avy aty amin’ny rambony ihany koa Madagasikara hoe !!! En résumé il ne suffit pas simplement de changer de forme étatique & par conséquent d’écarter des concurrents ou de changer de dirigeant car tel a été le but en 2002 de « se fédéraliser » juste pour maintenir celui qui a lancé l’idée de fédéralisme au pouvoir. Qui nous dit que ce myope n’est point encore derrière cela. Mba mandehana amin’izay mitondra sambo eny la Seine mba hijanona mandrak’izay any Neuilly ry Lepahana mpanimba firenena.

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