Si le retour de Ravalomanana était un roman, voici en sont les scenarii :
(Par ordre de probabilité) :
1. Les compagnies aériennes sud-africaines refusent d’embarquer Ravalomanana. Le risque de voir leur avion abîmé (alors que cela coûte cher) va les dissuader à embarquer Ra8. Ce cas est bien connue par les compagnies aériennes opérant dans l’océan indien, lorsque dans les années 70, le retour du chef de l’opposition Comorien a été accueilli par d es salves de mitraillettes à sa descente d’avion terrorisant les passagers et abîmant l’appareil.
2. Marc Ravalomanana, conseillé par quelques briscards, reporte de nouveau son retour.
3. Un Notam, au dernier moment (probablement vendredi soir) interdisant le retour de Ravalomanana sera établi, par ordre du secrétaire général de la PHAT, Haja Resampa, après avis du conseiller occulte RATSIRAHONANA Norbert.
Tout un tralala d’arguments seront évoqués pour justifier cela notamment « le respect de l’ordre public » - ce qui n’est pas tout à fait ni entièrement faux.
4. Il n’y aura pas de Notam, la compagnie aérienne accepte d’embarquer Ravalomanana. Les militaires entrent en action [Une fois l’avion posé - des agents de services secrets malgaches présents dans l’avion se présentent à Ravalomanana et l’invitent à les suivre et à ne pas résister. Des partisans de Ra8 et quelques passagers s’énervent et prennent la défense de Ra8 ; les officiers agissent vite et propulsent Ra8 dehors - probablement par la porte arrière de l’avion]. Pendant ce temps, la clique du général Ravalomanana maintient la foule à distance (vers Talatamaty).
Ra8 extirpé de l’avion, sera escorté vers BANI où un hélicoptère l’attend pour une destination dont seule la communauté internationale serait - dans un premier temps - mis au courant, l’histoire de rassurer celle-ci du bon traitement que la HAT veuille donné à Ra8. Une fois arrivé en résidence surveillée, un programme sera établi pour ZAFY et les mouvances de Ra8, et surtout la CI pour la visite (histoire de dire, que le prisonnier de guerre est bien traitée, et la démocratie respectée). La foule commence à gronder en ville, des poubelles brules, des jets de pierre et de cocktails molotov sont lancés contre les forces de l’ordre. Une contre manifestation se forme.
Les militaires quadrillent le territoire et montrent leur muscle : des grenades lacrymogènes font office de feux d’artifices, des tirs en l’air des kalachnikov résonnent au rythme de la chanson de Beyonce ; les gens cagoulés au bras musclés, ornés de gilets pare-balles sillonnent la ville et font défiler leurs véhicules blindés et des pick-up sur lesquels sont posés des canons 12-7. Les « militaires » soudoyées par Ra8 (voire ceux qui prétendaient avoir l’adoubé alors qu’ils ne cherchaient qu’à grappiller l’argent de Ra8) sont surveillés depuis fort longtemps et ont été mis « hors d’état de nuire ». Pire, « certains » ont déjà vendu la mèche à TGV depuis longtemps, pour s’attirer au mieux la grâce du Prince. Les pressions politiques se font sentir, mais elles n’émanent que du côté de l’opposition. Les « casés » crient dans les médias que la HAT a déjà beaucoup fait en laissant Ra8 entrer au pays. Pendant ce temps, le laitier - reclus en résidence surveillé - n’a droit ni au téléphone, ni à des visites (autres que celles bien encadrées).
Sa famille restée dans l’avion sera escortée par les forces de l’ordre pour la ramener chez elle, à Faravohitra. Des antennes espions peuplent la villa, des militaires lourdement armées sont en faction pour (officiellement) « protéger » les propriétaires, fraîchement débarqués de l’Afrique du Sud".
Des voix s’élèvent dans les régions pour réclamer la tête de Ravalomanana, pour que justice soit faite. Les « étrangers accompagnateurs de Ra8 » n’auront qu’un visa de 24H.
Écartés de ses proches collaborateurs, Ra8 s’isole et devient inefficace. Seul le « symbole » est entonné à Magro, dans les médias, pour susciter le plus possible d’indignement.
Les intellectuels - de Da Fily - font valoir leur "droit de naissance et leurs privilèges d’avoir été bien né - (Donc on doit les écouter - resic) et dissertent à la gloire de Ra8. Des règlements de comptes commencent à se faire jour : les traîtres (de Ra8) qui ont peur d’être démasqués font fonctionner les armes. Le désordre s’établit, les militaires prennent les choses en main.
La HAT s’en félicite. Voilà ce qu’elle a toujours prophétisé. Ce qui veut dire que la Transition peut encore durer, et les élections seront reportées sine die.
Le ministre de la justice sort une batterie de condamnations contre Ravalo. La souveraineté est avancée au devant. On ferait même passer Ra8 une nuit à Tsiafahy (l’histoire de l’intimider encore), avant qu’on se rétracte pour vice de procédure. Quelques mots d ’excuses du ministre en question, mais encore d’autres condamnations, soutirées de tous les documents tenus à chaud jusqu’ici.
Des témoins des exactions de Ravalomanana en fil indienne se bouscule au portillon des médias...les photos de morts sont sortis...
Pendant ce temps, Internet chauffe inutilement, pour alléger la souffrance endurée par les partisans en exil de Ravalomanana.
5. Marc Ravalomanana, rentre au pays, accueillis par une foule immense, des badauds, des « gens payés » (comme d’habitude). Les militaires ne font rien, et se contentent d’assurer le maintient de l’ordre. Ra8 fait un discours devant « son » peuple et affiche sa détermination à gagner les élections et décrète la fin de Magro.
Le cortège gagne Faravohitra, après 7heures de temps au cours desquels Ravalomanana salue ses partisans, s’adonne aux bains de foule.
Une fois arrivé à Faravohitra, il donnera une logue (presque 4heures) d’interview avec les journalistes, au cours desquelles, il dénude TGV, il se permettrait même de changer la couche du PHAT et nettoyer la mer.de qui s’y trouve.
Il donne sa solution, il décrète la fin de la feuille de Route, menace les militaires qui ne l’ont pas aidé à rester au pouvoir.
Il se moque de son cousin, le général Ravalomanana, et lui promet un avenir désastreux.
Il remercie la communauté internationale, la SADC. Il convoque le premier ministre pour venir le voir. Il menace VIVA de récupérer les matériels que celui-ci a piqué chez MBS.
Et, il donne « son » calendrier électoral, en se présentant déjà comme le vrai président.
La foule TGV-iste se cache, les magroistes font sonner les sirènes de la victoire, Analakely est bouché, ZAFY et Lalatiana sabrent les champagnes. Les militaires font défections et rejoignent Faravohitra.
C’est tout le bonheur du monde.