Ce que j’ai retenu de l’émission « One man show » du vendredi 14 août 2009 sur les chaînes nationales c’est deux choses. La première est la suivante : Andry Rajoelina ira à Maputo comme convenu. Il participera activement comme les autres chefs de file. Il parlera au nom et pour le « vahoaka » qui n’est plus celui de l’opposition ni celui du pouvoir mais le « vahoaka » entier. La seconde est qu’il y va dans un esprit constructif (handamin-javatra). Fini la pagaille ; fini l’esprit destructeur et de diversion ; il n’est plus temps de semer le doute dans les esprits car il n’y a qu’un seul intérêt à défendre, l’intérêt supérieur de la Nation. Ce qui signifie que dorénavant il s’agit non plus d’une portion du « vahoaka » mais de tout le « vahoaka » : le citoyen contribuable, l’opérateur, le patron, le travailleur, les acteurs économiques et sociaux en milieu rural.
Andry Rajoelina est apparu ce vendredi soir comme persuadé qu’il va participer à Maputo II sans aucun esprit partisan.
Quant aux autres idées développées lors de cette rencontre du président de la Haute Autorité de transition (HAT) avec trois journalistes, c’était un peu la confusion dans les esprits car finalement, nous n’avons pas compris grand chose surtout si on considère que les débats se sont déroulés dans le contexte des déclarations multiples au sein de la mouvance Andry Rajoelina. Les forces armées ont pris position ; les gendarmes ont pris position, la Police aussi par rapport à Maputo. Les formations politiques membres de la mouvance Rajoelina ne manquent pas de critiques à l’endroit des accords de Maputo. Ils ne sont pas rares les partis membres de la HAT qui refusent certains paragraphes ou rejettent carrément les accords que leur chef a signé.
Mais le temps presse, l’économie se meurt et l’horizon financier de la Nation est de plus en plus sombre. Doit-on subir davantage les conséquences de la crise ? Apparemment, Andry Rajoelina en est conscient car il n’y a pas que les habitants des grandes villes ou citadins. Il n’y a pas que les politiciens. Il faut compter avec les autres acteurs pour relever le défi de la relance économique.





