« La lutte doit réussir », c’est la conviction des partisans de Andry Rajoelina qui a tenté de mettre le paquet samedi 28 février sur la Place 13 mai. Le meeting a réuni le gros des partis politiques de l’opposition et leurs partisans. On pourrait donc s’attendre ce jour, lundi 2 mars 2009, comme souhaité par les dirigeants du mouvement de contestation, à ce que la Place 13 mai soit remplie de monde du matin au soir. On pourrait s’attendre à ce que les bureaux administratifs, les usines et entreprises sous régime franc ou non, les écoles, les marchés et les établissements bancaires soient désertés. On pourrait aussi s’attendre à ce que dans les autres localités, le même paysage de grève générale soit observé car la coordination du mouvement pour obliger le pouvoir à céder, a déjà été mise en place vendredi 27 février.
Cette décision de grève générale pour étouffer le régime en place intervient au moment où des efforts pour remettre en selle les négociations autour de la table ronde ont été couronnée de succès. Sur l’insistance de Haile Menkerios, sous Secrétaire général des Nations unies, Mgr Odon Marie Arsène Razanakolona, président du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM) décide de reprendre du service. A aucun moment, remarque-t-on, Andry Rajoelina n’a évoqué samedi 28 février sur la Place du 13 mai, la reprise de ce dialogue alors que tout porte à croire, après que l’émissaire de l’ONU, Haile Menkerios, soit venu le rencontrer, que les négociations vont effectivement reprendre.
Les négociations vont-elles se dérouler pendant que le meeting s’installe dans la durée sur la place publique ? Invraisemblable !




