Le président Andry Rajoelina a tenu ce mercredi soir du 16 décembre 2009 au palais d’Etat d’Iavoloha, un débat avec Johary Ravoajanahary de la TVM et Onitiana Realy de la TV Plus.
D’emblée, et en réponse aux remarques de Onitiana Realy, Andry Rajoelina a confirmé qu’il est le président, que cela soit de la Haute Autorité de transition ou de la transition consensuelle et inclusive de Maputo ou d’Addis-Abeba, peu importe. Quoi qu’en disent ses détracteurs et ses ennemis, le président se veut un « raiamandreny », une qualité et un esprit que les autres chefs de file n’ont pas si on devait le croire, et un homme qui sache prendre les mesures et les décisions qui garantissent la sécurité et la solidarité des Malgaches.
Amené par Johary Ravoajanahary à évoquer la lettre sur le Sommet de Copenhague, le président Andry Raojoelina ne s’est pas empêché de qualifier cet acte des trois mouvances de Maputo III comme un pêché qui est mortel ou un sacrilège sans le dire expressément. Apparemment c’est l’acte de trop, inadmissible qui confirme la mauvaise foi, laisse-t-il entendre. La letre en question demandait au Premier ministre du Danemark et au Secrétaire général des Nations unies de refuser, à Andry Rajoelina et à sa délégation, le visa le logis et le manger pour le Sommet sur le changement climatique. La lettre est, à son avis, l’expression de la haine que les autres ont pour lui. Ce serait la traduction concrète de l’esprit de vengeance. Mais surtout, et c’est pourquoi il considère une cohabitation impossible, c’est l’expression même du peu de cas qu’ils font de la souveraineté du peuple et de la nation malgaches qu’il incarne. La cohabitation dans un gouvernement d’union nationale est difficile, voire impossible a-t-il encore une fois martelé. Aussi lance-t-il un autre appel aux personnes de bonnes volonté pour étoffer la lutte afin de sortir le pays de la crise.
Le président Andry Rajoelina se défend de s’accrocher ou de mégalomanie pour un titre de président. Il œuvre avec amour et sans but lucratif dit-il, et il avoue que depuis la Mairie de la capitale, il n’a pas encore touché aucune des indemnités qui lui reviennent ; « et c’est vérifiable ! » poursuit-il.
Recueilli par Valis





