Le week-end a été marqué par les rumeurs en tout genre à propos de la sécurité et des affaires nationales. Aucune information fiable n’a toutefois pu être recueillie pour confirmer ou infirmer ces rumeurs. Dans la nuit du samedi soir, à Ambohitsorohitra, quelques attroupements d’éléments des forces armées auprès desquels les journalistes se sont adressés ont plutôt été évasifs quant à leur présence. Cependant, ils ont été plus clairs par rapport à une supposée conférence de presse. La question était d’être fixé sur les indications d’une conférence de presse qu’aurait voulu faire le colonel Charles Andrianasoavina. La personne concernée, jointe au téléphone, a déclaré qu’il n’en était pas du tout question car lui-même était en train de se reposer à son domicile.
Bref, du côté d’Ambohitsorohitra, ce ne furent que des suppositions ou de l’imagination, peut-on avouer. La seule information officielle obtenue ce dimanche est que Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de transition a reporté sine die une conférence de presse prévue ce dimanche à 20 h. Le communiqué de la présidence de la HAT, lu aux infos de 19 h de la radio nationale, annonce par la même occasion que Andry Rajoelina rencontrera ce lundi 12 avril les forces armées. Il y sera question de la situation qui prévaut ces derniers temps au sein de la grande muette mais aussi des limogeages et promotions.
Au Toby Ratsimandrava, des mouvements de voitures blindées ont été notés et jusqu’à ce dimanche 11 avril, un véhicule blindé était posté devant le grand portail nord du camp, alors que dans la nuit du samedi, les gardes du camp militaire d’Andohan’Analakely ont effectué des rondes autour de leur camp.
La multiplication des rumeurs n’est certainement pas le fruit du hasard ou de l’imagination. Trop souvent, lorsque le pays traverse politiquement une période aussi délicate telle celle qui se passe avec ces limogeages (Noro Robinson, présidente du Conseil d’État, Noël Rakotonandrasana, ministre des Forces armées), il vient à l’esprit une volonté de ceux qui les lancent d’entretenir un atmosphère, qui leur permet d’imposer leur point de vue et leur décision comme étant la seule et légitime issue de sortie du « marasme » qui prédomine. Pour beaucoup d’observateurs, cela signifie une volonté de discréditer les adversaires et le début quelque part de la pensée unique avec tout son corollaire.




