« Cela fait des années que les employés de la SIRAMA (société nationale de production sucrière), SIRAMA Brickaville, SIRAMA Dzamandzar (Nosy-Be) souffrent d’arriérés de salaires. Aucun des régimes ou gouvernements précédents ne s’est préoccupé de ces ouvriers. Le président Andry Rajoelina ne peut admettre de pareilles situations et c’est la raison pour laquelle il règle les arriérés de salaires des employés ». Ce sont l’essentiel des messages que Andry Rajoelina a voulu transmettre aussi bien aux ménages victimes des arriérés de salaires qu’à la population malgache depuis quelques temps. Si ce n’est pas une campagne électorale, ça en a tout l’air.
Voici une semaine exactement, samedi 14 novembre, que le président de la Transition, Andry Rajoelina, a conduit une lourde délégation à Brickaville pour annoncer le règlement des impayés de salaires des employés de la SIRAMA. Ce samedi 21 novembre, il était à Nosy Be auprès des employés de la SIRAMA encore pour leur payer les arriérés de salaire. Encore des millions d’ariary.
S’expliquant sur l’origine de ces milliards d’ariary, le ministre en charge des Finances a évoqué le fruit de la location de la SIRAMA qui s’élève à près de 3,5 millions de dollars. Pour faire comprendre que le loyer de ces unités industrielles n’aurait pas été utilisé à bon escient et que maintenant il devrait servir à payer les dettes, dont les impayés de salaire. D’autres sources toutefois laissent entendre que le règlement des salaires des employés de la SIRAMA était déjà prévu dans le Budget 2009 et qu’il n’y a pas à en faire tout un tapage médiatique. Mais le président Andry Rajoelina ne l’entend pas ainsi. Il s’est même retourné contre l’amiral Didier Ratsiraka qui a fait remarquer que dans la situation politique actuelle, Andry Rajoelina, président de la Transition, n’avait pas à faire le déplacement à Nosy Be ou à Brickaville ; il y a plus urgent et plus important, selon Didier Ratsiraka.
Mieux, le régime de transition que Andry Rajoelina dirige est efficace. Il a déjà en quelques mois, inscrit son nom en tant que président de transition, sur une plaque inaugurale d’une portion de route (RN 30) bitumée longue de 17 kilomètres, reliant Ankify à Ambanja. Il a même promis que le mois de février 2010, un bac de 200CV, pouvant acheminer une charge de 150 tonnes sera opérationnel pour relier Nosy Be à la grande terre ; c’est un don du gouvernement français, indique-t-il.
Bref, la Banque mondiale est là - car c’est elle qui a financé la portion de 17 km ; l’entreprise COLAS aussi est toujours présente pour construire ; et le gouvernement français pour faire des dons tel ce bac de puissance de 200CV ; apparemment, il faut avoir confiance en Andry Rajoelina soutiennent ces partisans et « ses ministres ». « Minoa fotsiny ihany » clame un autre camp d’en face.





