Après qu’Andry Rajoelina avait quitté la réunion dans la nuit de Jeudi à Vendredi, les médiateurs ne cachaient pas leur irritation. Le Pr. Zafy Albert s’insurgait et faisait comprendre que les discussions pourraient se poursuivre sans Rajoelina.
Après des tractations et des va-et-vient, les travaux ont finalement repris entre l’ensemble des mouvances après que les médiateurs aient déclaré que l’on discuterait en prenant le schéma du Carlton du 6 octobre comme base de départ. Ce vendredi à 14h eut lieu un huis clos entre les quatre chefs de files pendant 20 minutes. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ont ensuite eu un tête-à-tête ; le premier était assisté de Maître Hanitra selon certaines sources, de Manandafy Rakotonirina pour d’autres, et de Fetison Rakoto Andrianirina. Andry Rajoelina pour sa part était assisté par Ny Hasina Andriamanjato et Norbert Ratsirahonana.
Il filtrait dans la suite de l’après-midi que le principe d’un deuxième vice-président en la personne de Fetison Rakoto Andrianirina était accepté. Le schéma d’une présidence collégiale aurait été abandonné ; celui d’une présidence et d’un conseil des présidents qui serait un organe consultatif aurait été écarté lui aussi. Il semble que le poste de Premier ministre comme annoncé le 6 octobre n’ait pas été remis en cause et que le gouvernement soit un gouvernement d’union nationale.
À minuit, Andry Rajoelina était à nouveau le premier à sortir de la salle, mais cette fois pour annoncer qu’un accord avait été trouvé, et qu’il y aura deux co-présidents ; et de préciser que si selon les accords signés à Maputo le 9 août, il devait n’y avoir qu’un vice-président, alors que dans le schéma retenu, il y aura deux co-présidents, seul l’appellation changeait.
La présentation de Marc Ravalomanana était légèrement différente. Il insistait pour sa part sur le fait que Andry Rajoelina ne pourrait signer seul certaines décisions.
Tiébilé Dramé au nom de l’ONU pour sa part confirmait qu’il y avait accord à la fois sur un président consensuel, deux coprésidents consensuels, un Premier ministre de consensus et un gouvernement d’union nationale. Et que chaque semaine, le Président et les deux co-Présidents se réuniraient, les co-Présidents contresignant les actes du Président.
En tout cas, un très difficile et presque inespéré consensus. Pour beaucoup s’il n’y avait pas eu cette échéance du 6 novembre de l’Union européenne, aucune avancée n’aurait été enregistrée dans ces médiations.

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