Ce n’est qu’un changement d’appellation. Pour les politiciens réunis à Vontovorona mercredi 1er septembre, il est désormais question d’un Sénat de la transition et d’une Assemblée de la transition, et non plus de Conseil supérieur de la transition et de Congrès de la transition.
L’effectif du Sénat proposé par le « groupe de Vontovorona » est ramené à 90, contre 65 proposé par Andry Rajoelina. Tandis ce que dans leur projet, l’Assemblée demeure constituée de 256 membres.
Le Conseil national de réconciliation serait constitué de 44 membres, à raison de deux représentants par Région. Par contre, l’équilibre géographique n’est plus de mise au niveau de la Primature : il n’est plus question des 5 vice-Premiers ministres un moment évoqués.
Quant à la Commission électorale nationale indépendante et ses démembrements au niveau des régions et des districts, le nombre des représentants des partis politiques à tous les niveaux a été revu à la hausse par rapport à l’existant actuel.
Il y a donc accord au sein du « groupe de Vontorona », affirme-t-on. Mais si certains se sont empressés de le signer au cours de la journée d’hier, d’autres semblent vouloir temporiser et tenter de ne pas donner une importance excessive au fruit des discussions. Comme pour dire s’il s’agirait là de propositions qui pourraient être remises en cause par la Conférence nationale.
Les personnes issues du HPM, qui dans ce groupe de Vontovorona bénéficient d’un poids non négligeable en ce qu’ils sont censés être représentatifs des pro-Zafy, n’ont en tout cas pas apposé leur signature. De même Alain Andriamiseza expliquait que le MCDM n’avait pas signé, car « la signature du président de séance et du secrétaire de séance suffisaient pour valider un procès-verbal ».
Recueilli par Patrick A.





