Le Centre international Joachim Chissano (Maputo) a accueilli la réunion au sommet sur Madagascar sur invitation du président du Mozambique, actuel président de la Commission Paix et sécurité de la SADC. Elle a commencé ce matin du vendredi 4 décembre par une rencontre à huis clos des trois chefs de file présents et du Premier ministre de consensus, sous la présidence du chef du groupe de médiation, Joachim Chissano et en présence du président Mozambicain, Armando Emilio Guebuza. Il est fort probable que l’absence du chef de file de la quatrième mouvance a été évoquée. Plus vraisemblable est la question de blocage dans la mise sur pied du gouvernement de consensus et d’union nationale.
Ont été appelés à rejoindre par la suite les chefs de file et le Premier ministre dans la salle de réunion, les deux co-présidents, Dr. Emmanuel Rakotovahiny et Fetison Rakoto Andrianirina. Même si aucune information officielle n’a été rendu publique, il n’est pas sorcier de deviner que c’est le fonctionnement et le concept de la co-présidence et du conseil présidentiel qui y ont été discutés.
Parmi les membres habituels de l’équipe de médiation, seul Joaquim Chissano est présent à Maputo. Tiébilé Dramé, Ablassé Ouedraogo et Edem Kodjo ne sont pas venus dans la capitale mozambicaine pour participer aux débats. Mais si les Nations unies, l’Union africaine, la SADC sont néanmoins représentées lors de cette réunion, nos sources nous font remarquer l’absence de représentants de la Francophonie. Parmi la presse internationale, la radio mondiale RFI semble très discrète sinon absente, elle aussi. La situation a conduit certains invités à Maputo à se demander à quel jeu la France joue-t-elle ?
Pendant ce temps, à Antananarivo, le chef de file de la mouvance Andry Rajoelina, à la fois président de la Transition diffuse un communiqué dans lequel, il déclare devoir prendre ses responsabilités, lui, Andry Rajoelina, président de la Transition et chef de l’Etat à Madagascar, au cas où les décisions prises par les trois mouvances et ceux qui dirigent la réunion à Maputo en ce moment, ne sont pas conformes avec l’intérêt de la nation et aux intérêts du peuple.
Recueilli par Valis

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