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dimanche 25 septembre 2016
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Société

Appui aux victimes des intempéries à Miandrivazo

A travers le projet « cash transfer »

samedi 4 avril 2015

Le transfert monétaire pour venir en aide aux victimes de catastrophes naturelles a été pour la première fois expérimenté dans la ville de Miandrivazo après le passage du cyclone Chedza. Ce cyclone Chedza et les pluies diluviennes durant les mois de janvier et de février ont entrainé de fortes montées des eaux dans plusieurs localités de Madagascar dont la commune de Mahajilo Miandrivazo, région de Menabe. Le bilan officiel émanant du BNGRC fait état, au 7 février 2015, de 500 familles, soit près de 3.000 individus sans abris dans cette commune.

Une solution d’aide rapide

Du 11 Mars au 1er avril, le BNGRC, l’UNICEF, la Fondation Telma, et Madagascar Oil ont expérimenté le transfert monétaire pour venir en aide à 450 familles sinistrées de la ville de Miandrivazo. Chaque ménage a reçu la somme de 51.600 Ariary, un soutien financier apporté aux familles en difficulté de manière à ce qu’elles puissent faire face librement à leurs priorités ; le transfert n’est pas conditionné par l’utilisation de l’aide.

« Bien que cette pratique soit déjà courante dans d’autres pays, le transfert monétaire a été expérimenté pour la première fois à Madagascar dans l’objectif de venir en aide directement aux familles les plus affectées. Nous avons choisi la ville de Miandrivazo car la montée des eaux y a été considérable et perdure suite à la rupture de la digue et a détruit de nombreuses habitations. Les familles ont été identifiées par les autorités locales, sur la base de différents critères relatifs à leur état ou à celui de leur habitation. Les sinistrés les plus vulnérables tels que les personnes de plus de 60 ans, les femmes enceintes et allaitantes ont été privilégiés », explique le Secrétaire Exécutif du BNGRC, Ludovic Lomotsy.

Des résultats encourageants

Cette première expérience de transfert monétaire aux victimes de catastrophes naturelles est une réussite de réponse humanitaire conjointe du gouvernement, de l’agence humanitaire internationale, de partenaires tels que le secteur privé et de la communauté (populations affectées).

‘’Je suis très contente de cet appui financier. Le montant de 51 600 Ariary va me permettre de payer l’écolage de 10.000 Ariary de ma fille en classe de sixième à l’école des soeurs. Pour la nourriture, je vais acheter 50

kapoaka de riz, du charbon et du savon. C’est un soulagement pour ma famille car mon souci a surtout été la continuité des études de mes deux filles’’, raconte un des bénéficiaires, Yolande Rasoanirina, 35 ans et mère de quatre enfants.

A travers le service de transfert d’argent MVola, l’UNICEF et Madagascar Oil ont respectivement transféré de l’argent à 350 et 100 familles sans-abris par le biais du compte MVOLA du BNGRC. La Fondation Telma a pris en charge le transfert de l’aide financière et le BNGRC en collaboration avec le district de Miandrivazo qui a veillé à ce que chaque bénéficiaire puisse se présenter personnellement au point Mvola, muni d’une pièce d’identité, pour recevoir directement l’argent, sans intermédiaire. Le partenariat a été couronné de succès.

Une première mission d’évaluation de cette première expérience du « Cash Transfer » s’est tenue le 01 et le 02 avril à Miandrivazo. Une seconde évaluation sera menée du 7 au 10 avril 2015 à Miandrivazo, réunissant le BNGRC, les Autorités locales, l’UNICEF, Madagascar Oil et la Fondation Telma, en vue de capitaliser les bonnes pratiques et d’identifier les axes d’amélioration en cas de duplication de l’opération.

Cette première expérimentation du transfert monétaire à Madagascar en tant que solution d’aide rapide aux victimes de catastrophes naturelles est une approche innovatrice à exploiter et à adopter en faveur des autres régions. Cette initiative sera également rapportée au prochain Sommet Humanitaire Mondial qui aura lieu en Turquie en mai 2016.

Recueilli par Bill

2 commentaires

Vos commentaires

  • 4 avril 2015 à 14:03 | Gérard (#7761)

    Apporter l’aide au plus vite et au plus prés des sinistrés, c’est bien
    A condition de ne pas perdre de vue que le détournement de l’aide est un sport national, que pondre une liste de sinistrés est à la portée de n’importe que édile, sans parler des conditions pour figurer sur la liste (rétrocommision !!)
    Les ariary, qui plus est « virtualisés » par le transfert électronique ne sont ils pas encore plus volatiles que les sacs de riz
    Comment ne pas craindre que la légendaire imagination locale ne soit, là encore, bien supérieure aux capacités de contrôle des généreux initiateurs de ce « cash transfer »

  • 4 avril 2015 à 16:21 | jangobo (#8776)

    Pour ce qui est du détournement des aides, le cash transfer le limite car l’argent va directement chez les intéressés, sauf s’il y a une liste de victimes imaginaires.

    De même que l’idée de faire un téléthon mais sans espèces trébuchantes en jeu mais suivant l’idée de Onitiana : directement un versement ou virement à la Banque pour un meilleur suivi.

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