À la veille des cérémonies de commémoration du carnage du 7 février 2009, le Premier ministre de consensus, Omer Beriziky, s’est adressé « aux familles des victimes des événements du 07 février 2009 ». Le Gouvernement, dit-il, s’associe pleinement à leurs douleurs ainsi qu’à celles des victimes des autres événements passés. Autrement dit, le chef du gouvernement considère que des victimes il y en a d’autres, notamment celles des 26 et 27 janvier 2009, et celles qui sont tombées à Ambohijatovo et à Anosy ou encore à Ankadimbahoaka, toutes dans le cadre des événements de 2009.
Cependant, tout en mettant l’accent sur le carnage d’Ambohitsorohitra qui sera commémoré ce 7 février 2012, il appelle à ce qu’une telle commémoration s’effectue dans le sens de l’apaisement social. Il dit précisément : « un appel leur (ndlr : aux familles des victimes) est lancé afin que de telle commémoration, sous toute forme que ce soit, puisse contribuer à un processus d’apaisement social dans le respect de la mise en œuvre de la Feuille de Route ». En fait, l’appel s’adresse aussi aux organisateurs de la commémoration et à Ambohitsorohitra si on lit entre les lignes. Omer Beriziky achève en effet son appel comme suit : « Le contexte socio-politique de notre Pays n’étant certes pas simple, la tolérance, le pardon, dans l’esprit du Fihavanana malagasy et la considération de l’intérêt supérieur de la Nation, sont les seuls vrais gages de sortie de crise » (fin de citation).
Recueilli par Bill




