L’Autorité de sécurité aérienne de la Commission européenne, qui a entendu au début du mois et pour la deuxième fois les responsables d’Air Madagascar, devrait rendre son verdict le 20 avril prochain. La compagnie malgache, qui voit ses ennuis notamment en terme de ponctualité continuer, pourrait ainsi être interdite de vol en Europe.
Une communication verbale, relative au rapport sur les deux contrats de leasing entre Air Madagascar et Muzun (depuis 2004) et Airplanes (depuis 2008), a été faite lors du Conseil des ministres de ce mercredi 13 avril.
Ont été ainsi passés au peigne fin les caractéristiques de chaque leasing, les droits et obligations du locataire et des propriétaires (en terme de maintenance, en cas de défaut de paiement de loyer et en cas de dénonciation des contrats par Air Madagascar), le coût de revient de chaque contrat de leasing, les estimations et répercussions financières des cas de figures envisageables (swap des deux flottes ou achat de deux nouvelles flottes).
Des juristes malgaches ont été saisis par le ministère des Transports pour décortiquer en détails ces contrats de leasing. Et ils auraient déjà bouclé leurs conclusions qui ont été récemment remises au ministère des Transports.
Selon un communiqué gouvernemental, les problèmes étalés récemment devant l’agence européenne de contrôle sur les deux Boeing 767 loués par Air Madagascar auprès de Muzun et de Airplanes, ont été dus à la gabegie en matière de maintenance de ces aéronefs, perpétrée durant le précédent régime.
En tout cas, le président de la Haute Autorité de la Transition a préconisé au ministre des Transports d’entreprendre des actions anticipatives, consécutivement aux termes dudit rapport, pour qu’Air Madagascar ne soit pas frappée par une quelconque mesure négative par l’Autorité de sécurité aérienne de la Commission européenne.
Mais qu’a donc fait le ministère des Transports depuis le mois de mars 2009 ?
Recueilli par Valis




