Conformément au message NR 1168/MFA/SG/DGPO/DEP en date du 10 septembre 2009 signé par le ministre des Forces armées, les « ombimanga », « hazomanga » et « tangalamena » ou « Pères Systèmes des promotions » se sont réunis au Cercle mess de Betongolo ce vendredi 18 septembre 2009. La rencontre s’est déroulée à huis clos et sans qu’il y ait d’autres participants ni intervenants que les seuls « Pères Systèmes des promotions » ; un peu comme des cardinaux en conclave. Ni le ministre des Forces armées, ni le Chef d’Etat major général des Forces armées, autrement dit la hiérarchie militaire, n’ont été admis à cette réunion. Le général Edmond Rasolomahandry, ex-Chef d’Etat major général de l l’Armée malgache (ex-CEMGAM), n’a pas non plus participé à cette réunion.
À l’issue de ce conclave qui a duré près de six heures, un communiqué a été présenté à la presse pour large diffusion. Il est signé par le doyen des « Pères Systèmes des promotions » encore en activité et qui a dirigé la séance, le général André Lucien Rakotoarimasy, « ombimanga » de la VIIIe promotion de l’Académie militaire d’Antsirabe. Ce communiqué souligne qu’il n’existe aucune association de « ombimanga » ou des « Pères Systèmes des promotions ». Il rappelle aussi que tout militaire y compris un « ombimanga » est soumis aux règlements et ne peut les enfreindre sous peine de sanctions.
Les « Pères Systèmes des promotions » sont des élus de chaque promotion de l’ACMIL. Ils sont les premiers responsables de la sauvegarde des valeurs militaires dont ils sont les dépositaires. Parmi ces valeurs figurent la solidarité et la fraternité des membres de la promotion. Les « Pères Systèmes des promotions » collaborent ainsi avec la hiérarchie en place pour défendre le respect de ces valeurs.
L’issue de ce conclave des « Pères Systèmes des promotions » n’a pas répondu aux attentes de certains observateurs qui espéraient une déclaration fracassante suite aux supputations et déclarations anonymes ou authentifiées émanant de militaires ou relatives aux militaires ces derniers jours. Quoi qu’il en soit, moins les militaires parlent, mieux c’est ; surtout en ce contexte où ils sont très sollicités de partout et notamment par les politiques. Le caractère vague de ce communiqué permet peut-être à la hiérarchie militaire établie de résoudre les nombreux problèmes auxquels le pays est confronté, dont celui des corps annexes tel le FIS ou cette présumée cellule occulte de la vice-présidence de la HAT, voire de ces supposés militaires qui soutiennent l’opposition.
Recueilli par Valis






