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mercredi 20 septembre 2017
Antananarivo | 12h15
 

Société

Tourisme sexuel sur mineurs

70% des « clients » sont des nationaux selon l’ONG Ecpat

lundi 14 août | Ny Aina Rahaga

Le tourisme sexuel fait encore rage à Madagascar et surtout l’exploitation des mineurs. Et bien qu’on pensait que c’est là un fait des étrangers, il semblerait pourtant que ce soit le contraire. En effet, 70% de ces clients du tourisme sexuel seraient des Malgaches alors que les étrangers ne représentent que 30% des concernés. Sont mis en cause ceux qui partent en déplacement dans les provinces ou dans la capitale, ceux qui partent en mission mais également les forces de l’ordre.

70% des habitués du tourisme sexuel sur des mineurs à Madagascar sont des nationaux et seul 30% seraient des étrangers de passage dans la Grande île. Alors qu’on pensait que le tourisme sexuel était surtout le fait des étrangers. Ces chiffres ont été dévoilés suite à un suivi évaluation effectuée par l’ONG ECPAT France à Madagascar. Cette ONG est membre du réseau ECPAT International dont la mission est de lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales.

Le tourisme sexuel aurait différentes formes selon les régions du pays. Et ce ne sont pas les résidents qui le pratiquent mais des gens de passage qui recherchent expressément des mineurs. Cela a favorisé l’apparition d’un réseau de trafic dans certaines régions, notamment dans la Capitale malgache. Les plus touchées sont les mineures se trouvant dans une situation économique précaire, issues des milieux défavorisés. Les éléments des forces de l’ordre aussi sont mis en cause dans la prolifération de ce phénomène. Selon les informations, ces derniers seraient également tentés d’abuser des mineurs et prostitués qu’ils arrêtent avant de les relâcher. Malheureusement, peu des victimes osent encore dénoncer ces actes dont elles sont les cibles. La première raison est qu’il s’agit encore d’un sujet tabou dans la société. D’où les victimes n’en parlent pas par honte vis-à-vis de la société. La deuxième est que les communautés des victimes ne réagissent point même s’ils sont mis au courant. Enfin, même si les cas arrivent devant la justice, l’impunité est toujours de mise et les concernés s’en sortent sans grand souci. Jusqu’à actuellement, malgré la mise en place d’un Plan National de Lutte contre le Tourisme Sexuel (PNLTS) en 2008, les actions entreprises dans ce sens demeurent encore au stade de la sensibilisation.

47 commentaires

Vos commentaires

  • 14 août à 09:53 | atavisme premium (#9437)

    Mince un argument pourri de plus qui disparait contre les vazaha .
    Les plus impliqués dans ces affaires de tourisme sexuel envers les mineurs seraient les forces du désordres .
    Quelle désillusion pour le suprématiste mrn ,quelle honte !!

    • 14 août à 10:00 | atavisme premium (#9437) répond à atavisme premium

      Je note également ,si un suivi réel des étrangers coupable de prédation contre les mineurs avec fichage et incarcération quand il y a plainte ou fait accompli ,il y a longtemps que ce phénomène serait éradiqué .
      Ces étrangers sont contre monnaie sonnante et trébuchante libérés et non inquiétés par la justice gasy .
      La aussi la chaîne judiciaire et les forces du désordres sont impliquées à chaque fois dans ce qui est devenu un simple trafic de leur part .
      Honte au autorité ,honte à vous tous

    • 14 août à 10:56 | fdgg (#9942) répond à atavisme premium

      bonjour .
      votre commentaire est juste sauf qu’au lieu de marquer
      un suivi réel des étrangers coupable de prédation contre les mineurs avec fichage et incarcération quand il y a plainte ou fait accompli ,il y a longtemps que ce phénomène serait éradiqué .

      vous auriez du écrire " des malgaches à 70% et des étrangers à 30 %...
      faudrait il etre plus tolérant à l’égard de vos concitoyens ???

    • 16 août à 13:04 | vatomena (#8391) répond à atavisme premium

      A la veille des vacances scolaires le ministre de l’éducation de cote d’ivoire a lancé cet avertissement aux jeunes filles : et surtout ne revenez pas enceintes !
      Cette recommandation aurait du etre faite chez nous également .Ne croyez vous pas

  • 14 août à 11:04 | liliquilit (#7755)

    Juste quelques précisions. La prostitution est légale à Madagascar, mais avec des travailleurs du sexe majeurs seulement. Les personnes qui ont des relations sexuelles tarifées avec des mineurs encourent des sanctions pénales lourdes. Quant on parle de « tourisme sexuel », ce qui est pris en compte, ce n’est pas la nationalité du client mais son origine géographique. Un étranger à Madagascar sera considéré comme un « touriste sexuel potentiel » à Madagascar s’il a un visa touristique, mais pas s’il est résident. Un Malgache qui réside à Tana peut avoir des relations sexuelles avec une prostituée à Tana, mais s’il fait de même à Diego-Suarez, il sera considéré comme un « touriste sexuel ». Ceci explique que 70% des « touristes sexuels » sont des Malgaches. Ce qui n’est guère étonnant car les Malgaches sont les principaux clients des prostitué(e)s, majeur(e)s ou mineur(e)s, et non les étrangers.

    • 14 août à 13:54 | Gérard (#7761) répond à liliquilit

      ne serait il pas plus simple de considérer que la tentation de rapports sexuels avec une jeune fille de disons 15 ans peut être assez commune, je n’écrit pas « universelle », pour ne pas choquer.....

      les « barrières » peuvent être morales ?
      liées à la réputation ?
      légales pour ceux qui croient encore à l’application de la loi ?

      alors, loin de chez soi, quand on est quasi certain de l’impunité parce que on est policier haut fonctionnaire ou étranger avec des euros plein les poches pour acheter le juge.....

    • 14 août à 13:56 | Gérard (#7761) répond à liliquilit

      ne serait il pas plus simple de considérer que la tentation de rapports sexuels avec une jeune fille de disons 15 ans peut être assez commune, je n’écrit pas « universelle », pour ne pas choquer.....

      les « barrières » peuvent être morales ?
      liées à la réputation ?
      légales pour ceux qui croient encore à l’application de la loi ?

      alors, loin de chez soi, quand on est quasi certain de l’impunité parce que on est policier haut fonctionnaire ou étranger avec des euros plein les poches pour acheter le juge.....

    • 14 août à 20:38 | liliquilit (#7755) répond à liliquilit

      @gérard, qu’une jeune fille de 15 ans ait des relations sexuelles avec un jeune de son âge, à la rigueur...Mais que celle-ci se prostitue avec des clients de l’âge de son père ou son grand-père pour ramener de l’argent à sa famille, c’est contraire à la morale et proprement scandaleux.

    • 15 août à 10:15 | Gérard (#7761) répond à liliquilit

      @liliquilit

      contraire à la morale , oui , enfin votre morale, la mienne aussi, mais peut être pas celle de tout le monde

      scandaleux , si vous voulez ....

      ce qui ne résout rien....

      la « tentation » est plus forte que la « morale » pour le prédateur,......la chair est faible
      l’appât du gain, plus fort que tout pour le « gibier »........envie de faire bonne chère

      les solutions, si il y en avait , seraient dans l’application de la loi, pour les prédateurs ?
      et dans l’éducation au respect de son propre corps pour les filles, ...avec 2 dollars par jour ?

    • 15 août à 17:28 | Gérard (#7761) répond à liliquilit

      @un lien qui pourrait indiquer que votre « morale », tout comme la mienne, ne sont pas universelles...

      http://www.lepoint.fr/culture/le-tour-du-monde-du-sexe-les-organes-genitaux-remodeles-des-hawaiens-05-08-2017-2148195_3.php

    • 15 août à 19:08 | liliquilit (#7755) répond à liliquilit

      @gérard, je ne parle pas de cette « morale » là. Avoir une sexualité épanouie et tirer profit de la prostitution de ses enfants sont deux choses différentes. Au Rwanda on pratique l’élongation du clitoris de la femme pour augmenter son plaisir, pour autant l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales n’est absolument pas tolérée au Rwanda. Pareil en France, pays où la sexualité est pourtant très libre. Les parents doivent protéger leurs enfants, s’ils ne sont pas en capacité de le faire, c’est à l’Etat de le faire, et ce principe est universellement reconnu.

  • 14 août à 11:43 | Jipo (#4988)

    Alors là : merci pour le scoop ...
    De comprendre que les concernées préfèrent le vazaha/vola à leurs compatriotes avec les oursins dans les poches : irresponsables et donc non coupables, juste gouvernés par leur sexe a la place du cerveau , comparativement les komba ...

  • 14 août à 15:56 | Ibalitakely (#9342)

    Tsara kokoa raha tokony mba nasehon’i RAHAGA ny Aina hoe t@ taona firy avy ireo fanadiadiana nataon’izany Ecpat izany & t@ faritra aiza avy. Fa na izany na tsy izany ny Malagasy, @ ankapobeny, dia mora miana-dratsy. Raha mamafa ny arabe eo anoloanan’ny tranonao ianao dia tondohin’ny olona molotra fa raha manary fako eo kosa ianao vetivety dia betsaka dia betsaka tokoa ny hanary fako eo ihany. Mazana izany hanova toe-tsaina izany izay efa mba nanomboka nanandrana izany Ra8 t@ fotoan’androny fa tsy nomena herijika hanohizana izany izy, indrisy.

    • 14 août à 19:44 | poiuyt (#584) répond à Ibalitakely

      1- indrisy marina aloha
      2- izy koa no tsy ampy fitandremana teo anatrehan’ny fahavalo-pirenena
      3- samy prositités daholo na dia ny vatany sy ny sefo beny aza mandray ny vola tambiny
      4- raha ianao irery no voan’ny sperme, anao ny anao, fa raha ny firenena manotolo dia loza ho anao indray andro any
      5-

    • 16 août à 14:56 | Ibalitakely (#9342) répond à Ibalitakely

      Raha ny voalazan’ny gazety & ONG sasantsasany, mety ao koa ny UNICEF sns, toa hoe ny ankizy vavy Malagasy dia kely dia manam-bady na kely dia miteraka, izany hoe eo @ fitaizana mihintsy @ ankapobeny [na ny kely na ny ray aman-dreny] koa no misy tsy mety tsara, & araka ny efa voalaza teto dia itsika Malagasy dia ny mianatra ny ratsy no tena mora hain-tsika.

  • 14 août à 23:00 | takaka (#8449)

    Qu’est-ce que vous croyez les boôgra de nationalistes gasy peta toko ?
    Bien sûr que ce sont les gasy les premiers prédateurs chez eux. Les vazaha souvent sont obligés par certaines coutume locales sexuelles.
    Et j’affirme ici que ce sont les élus et responsables administratifs, les silipo nationaly, les bodega, etc, les fonkisionera de tout acabit, les mpanao afera, les politichiens tous azimuts, ce sont eux les vrais entrepreneurs et clients très potentiels du sexelelibe.

    • 15 août à 10:21 | Gérard (#7761) répond à takaka

      «  »Les vazaha souvent sont obligés par certaines coutume locales sexuelles.«  »

      alors là takaka’ vous devriez expliquer....

      vous ferez plus pour le développement du tourisme que le ministre avec son slogan : « l’ile aux (jeunes) trésors »

  • 15 août à 11:30 | isoarha (#8297)

    Bonjour,
    Le stéréotype du malgache prédateur sexuel est un peu nouveau pour certains, pour peu que l’ on ne voit la mer de que dans le c.l de l’ autre, mais il y a aussi le phénomène du « Bonjour à 5 000 000 Fmg » ou « la drogue du violeur » répandu comme pas possible, et les « MMS »(mama sosy).
    Sinon, un hors-sujet, il y a un article sur la diaspora intitulé« Diaspora ou es-tu ? » de Midi Madagascar, un article franchement teinté de méchanceté envers la diaspora, je n’ ai pas très bien compris pourquoi autant de « haine » envers vos propres compatriotes malgré qu’ ils sont sollicités par le gouvernement actuel et qu’ ils sont categorisés par l’ auteur comme vivant dans la misère chez l’ autrui, donc peuple insignifiant.
    Je pense que ce genre d’ attitude refroidi la diaspora ne serait ce que de jeter le simple coup d’ oeil à son pays.

  • 15 août à 12:15 | kartell (#8302)

    Bonjour,

    70 % des « clients » seraient des nationaux pour une estimation globale de combien ?, c’est une sacrée douche froide alors que certains pensaient le contraire en chargeant la mule sur le dos du tourisme en lui attribuant, l’essentiel de ce « commerce » informel !….
    Le bouc-émissaire fait pschitt, même si 3O%, c’est déjà beaucoup en profitant abusivement des pratiques locales !….
    Mais, nous restons sur notre faim du détail dans la mesure où l’ ECPAT parle uniquement de ceux qui font de cette pratique, un commerce plus ou moins lucratif mais qu’en est-il de celle qui ne sorte pas du cadre familial, plus ou moins élargi ?…..
    Y aurait-il un rapport plus ou moins lointain avec la très forte fréquentation des lieux de culte ?….
    Ce constat permet d’avancer mais il laisse trop de questions embarrassantes, sans réponses pour être un solide élément de discussion, car il dévoile trop et trop peu tout en permettant à ceux qui ne veulent rien savoir, d’y piocher une réponse succincte tandis que les autres doivent se contenter de suppositions sans justificatif !…..

  • 15 août à 13:52 | isoarha (#8297)

    Pour ne pas évoquer des écrits , petite précision :
    madagasikara.mg/politique/2017/08/14/diaspora-ou-es-tu/

    • 15 août à 13:55 | isoarha (#8297) répond à isoarha

    • 15 août à 14:16 | kartell (#8302) répond à isoarha

      « Ils sont (hommes et femmes confondus) à près de 20% à occuper la catégorie de cadres, profession intellectuelle et libérale ; employé qualifié avec 6% ; employé non qualifié avec 6% ; chômeur avec plus de 10%…) »

      Où sont passés le reste soit plus de 60% de la diaspora, que font-ils ?…..
      Mettre en évidence les 20% , les plus diplômés est un procédé sans aucun doute pour dissimuler les 6O% de ceux qui , apparemment, vivent de l’air du temps !…
      Pas étonnant que faire partie de la diaspora fait rêver !….
      Cet article oublie de préciser que la diaspora malagasy en France est celle, de toute « l’Afrique francophone » qui comporte un pourcentage de près de 7O% de femmes, ceci explique, certainement cela !….

  • 15 août à 15:21 | izaho91 (#3427)

    Un grand nombre de filles sont obligées d’abandonner leur scolarité pour cause de grossesse. Quel est le pourcentage d’enfants métisses lors de leurs accouchements ?

    • 15 août à 16:15 | fdgg (#9942) répond à izaho91

      il faut que vous preniez votre baton de pélerin....et faire toutes les maternités de Mada..pour vous en rendre compte si maternités il y a biensur....le metissage karan est compris dedans ???

    • 17 août à 13:35 | zorey974 (#7033) répond à izaho91

      J’ai mon idée : 1 pour 1000 peut-être pour les filles de moins de 18 ans et encore

  • 15 août à 16:39 | Stomato (#3476)

    ce 14 août à 10:00 | atavisme premium (#9437) écrivait :
    "Je note également ,si un suivi réel des étrangers coupable de prédation contre les mineurs avec fichage et incarcération quand il y a plainte ou fait accompli ,il y a longtemps que ce phénomène serait éradiqué .
    Ces étrangers sont contre monnaie sonnante et trébuchante libérés et non inquiétés par la justice gasy « Vous semblez ignorer que de nombreux pays poursuivent en justice leurs ressortissants coupables de crime sexuels commis à l’étranger, à condition que ces ressortissants soint »accompagnés" d’un dossier suffisant pour que des faits puissent leur être reprochés.
    Dans le cas de Madagascar, si la justice malagasy ne poursuit pas les vazaha (français selon l’appellation raccourcie généralement en vigueur à Madagascar) en échange de menue monnaie, des associations sérieuses basées à Madagascar peuvent monter des dossiers et les transmettre à la justice française !
    Reste à savoir s’il peut exister des associations sérieuses et capables...
    Quand l’on voit les récentes « affaires » ayant impliqué des vazaha on peut se poder la question.

    • 15 août à 17:00 | fdgg (#9942) répond à Stomato

      j’ai cru comprendre que si un resident malgache de tana « oeuvre » à Diégo....c’est un étranger aussi..??
      Mais bon faut pas etre hypocrite et accepter qu’au sein du pays les malgaches ne sont pas les derniers à sevir...Faut pas une application de la loi à deux vitesses.... le sujet est trop grave...

    • 15 août à 19:18 | kartell (#8302) répond à Stomato

      Il y a une quinzaine d’années, j’avais localisé un pédophile français qui sévissait dans un hôtel de Taolagnaro que j’occupais également…
      Avec la complicité de la réception, j’avais eu ses coordonnées complètes de son passeport et j’avais pu auditionné une de ses victimes afin de m’assurer de la réalité de mon jugement…
      Suspicieux, il avait quitté l’établissement quelques jours plus tard pour s’installer chez l’habitant ...
      J’avais contacté Ecpat par mail, qui n’a jamais donné suite à mon signalement !...

    • 15 août à 19:44 | Stomato (#3476) répond à Stomato

      Stomato répond à fdgg
      >>j’ai cru comprendre que si un resident malgache de tana « oeuvre » à Diégo....c’est un étranger aussi..??<<

      Ce serait à l’auteur de ces paroles de répondre...
      Quand à la considération dont jouit un résident de Tana à Diego tout dépend de son comportement, enfin je pense...

      Stomato à kartell
      >>Il y a une quinzaine d’années, j’avais localisé un pédophile français qui sévissait dans un hôtel de Taolagnaro que j’occupais également…
      .../...
      J’avais contacté Ecpat par mail, qui n’a jamais donné suite à mon signalement !...<<

      Ecpat a-t-il ou elle les moyens de traiter efficacement un tel signalement.
      Aviez vous tenté de signaler le fait au consulat de France à Tana ?
      Aviez vous essayé de signaler le fait au Gvt français par l’intermédiaire de son site internet ?
      Et en dernier recours en écrivant au Président français sur le site internet qui va bien ?
      Enfin différents documents existent sur la toile concernant les actions de la France dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans le monde.

      Mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas le rôle d’un seul pays ou d’une seule association de lutter contre cette abomination quasi universelle !

    • 15 août à 21:25 | Gérard (#7761) répond à Stomato

      @kartell

      si vous avez « localisé » un homme hors la loi, pourquoi n’êtes vous pas tout simplement allé voir la police ?

    • 15 août à 21:26 | kartell (#8302) répond à Stomato

      Bonsoir,

      Ma démarche, à cette époque, avait été de faire un geste citoyen et non de me transformer en milice privée, c’était un choix personnel car quand à prévenir l’ambassade de France, je n’en serais bien gardé pour la raison suivante :
      Etant habitué à aller en villégiature dans une ville du Sud-Est, le consul local venait de donner sa démission et il lui fut choisi pour assurer son intérim, un personnage qui de notoriété publique avait des penchants pour de très jeunes filles et ceci malgré, parait-il, une "étude approfondie de tout requérant à ce poste par les services de l’ambassade, visiblement, ici, la complaisance fut de rigueur !…
      C’était, il y a une quinzaine d’années, les choses ont-elles évolué et dans quelle direction ?….
      Je crois que la dénonciation à ses limites car la responsabilité doit être celle de professionnels qui, s’ils ne font pas leur travail, le bénévolat ne doit constituer la roue de secours de leurs insuffisances notoires !….

  • 15 août à 16:53 | isoarha (#8297)

    « Ils n ’ effectuent qu ’ un transfert mensuel de 155 € par personne » mais transcrit avec dédain.
    1€=3515,36 Ariary selon l ’ appli currency.
    544 825 Ariary par mois soit pratiquement un salaire d’ un cadre, et ceci reste insignifiant ???? Cela relève d ’ une arrogance non justifiée a moins que j ai dû louper des épisodes du feuilleton « les Malgaches sont classés dans le top five du peuple le plus épanouie et à l ’ aise dans le monde »
    Il faut aimer son diaspora, mm si vous dédaigne leur 155€, c est du chiffre malgré tout.

    • 15 août à 19:20 | liliquilit (#7755) répond à isoarha

      Art.333 ter du Code pénal malagasy « Le tourisme sexuel désigne le fait pour un national ou un étranger de voyager, pour quelque motif que ce soit et, d’avoir des relations sexuelles contre rémunération financière ou autres avantages avec des enfants ou des prostituées, cherchant eux-mêmes des relations sexuelles pour en obtenir un avantage quelconque ».
      Le tourisme sexuel est puni de 5 à 10 ans d’emprisonnement et des travaux forcés à temps s’il a été commis sur la personne d’un enfant. Quiconque n’aura pas dénoncé les faits aux autorités compétentes est considéré comme complice.

  • 15 août à 19:55 | isoarha (#8297)

    @LIliquit,
    Bonjour,
    Je ne faisais pas allusion au tourisme sexuel, mais a un article sur la diaspora que l’ on dénigre sur Midi .

    • 15 août à 22:35 | liliquilit (#7755) répond à isoarha

      @isoarha, cela n’est pas à vous que je répondais, puisque le sujet de l’article est le tourisme sexuel et non la diaspora malagasy.
      Concernant la diaspora malagasy, l’article de Midi est plutôt raide, mais dans le fond ils ont raison. La dernière étude sur la diaspora malagasy en France montre que cette diaspora est très disparate en France. Dans les années 60-70, les migrants malagasy étaient plutôt des hommes venus étudier en France, ils sont restés travailler en France, ont fondé une famille, appartiennent à la classe moyenne ou supérieure, et leurs enfants se sont bien intégrés. Ensuite, le profil des migrants a totalement changé, il s’agit majoritairement de femmes, sans diplômes, qui sont sans emploi ou occupent des postes de femmes de ménage ou de gardes d’enfants. La 1ère génération de migrants est assez peu impliquée dans le développement de Madagascar à la différence des migrants actuels, beaucoup plus modestes, qui contribuent à travers les réseaux familiaux, effectuent plus de transferts. Les Malgaches sont la 1ère diaspora d’Afrique en France par contre, ils participent peu au développement de leur pays comparativement à d’autres communautés, comme les Maliens par exemple, qui transfèrent une grande partie de leurs revenus au Mali.

    • 15 août à 22:44 | liliquilit (#7755) répond à isoarha

      @isaoaraha, 155 euros/mois, c’est un revenu important pour un Malgache, mais pour un ménage, qui gagne 3 à 4000 euros/mois voire plus en France, c’est rien. De plus est, ces chiffres sont basés sont les déclarations des interviewés en France. Quand je demande à mes amis Malgaches qui ont de la famille en France s’ils reçoivent 155 euros/mois de leur famille en France, ces derniers rigolent jaunes. La solidarité se résume à quelques aides financières ponctuelles , et des valises de vêtements usagés quand les Malgaches d’Andafy viennent passer leurs vacances en France...

    • 15 août à 22:50 | liliquilit (#7755) répond à isoarha

      viennent passer leurs vacances à Madagascar, pardon...

    • 15 août à 23:06 | kartell (#8302) répond à isoarha

      @ lilliquilit,

      "le salaire net moyen en France pour les employés est de (1.649 euros) et pour les ouvriers (1.680 euros), mais plus élevé pour les professions intermédiaires (2.309 euros) et les cadres (4.302 euros).
      L’indicateur ultime, le revenu disponible brut : 1.458 euros. Parce qu’il faut toujours se méfier des chiffres, s’en tenir aux seuls salaires, moyen ou médian, ne suffit pas. En effet, les bas salaires bénéficient d’allocations sociales et ne paient pas ou peu d’impôts. A l’inverse, un gros salaire peut presque être divisé par deux après impôts".

    • 16 août à 00:37 | liliquilit (#7755) répond à isoarha

      @Kartell, merci de me rappeler le salaire moyen des Français que je connais bien étant moi-même française. Quand je parle d’un revenu minimum de 3 à 4.000 euros/mensuel par ménage, je ne parle évidemment pas des Malgaches qui triment comme chauffeurs-livreurs ou femmes de ménage en France et qui ont du mal à s’en sortir. Mais de la 1ère génération de Malgaches qui sont ingénieurs, informaticiens, médecins, cadres moyens... et de leur revenu moyen par ménage. 155 euros/mois, c’est quand même pas grand chose pour ces gens là... Mais leur choix (c’est leur choix, et je le respecte) c’est d’investir dans un petit pavillon en banlieue, dans les études de leurs enfants, de partir en vacances en Europe plutôt d’investir à Madagascar. On est loin de l’ouvrier malien, qui vit en foyer ou partage un appartement à dix, qui envoie plus de la moitié de ses revenus au pays pour financer sa maison, développer une activité économique dans son village parce que son projet c’est de revenir au bled avec un statut de notable et la satisfaction d’avoir contribué au développement de son village. Je ne porte pas de jugement sur les Malgaches, c’est juste un constat que je fais sur la base d’études des communautés immigrées en France. Donc, que les Malgaches aient un fort attachement à leur pays, je n’en doute pas, quant à l’implication de la communauté malagasy dans le développement de leur pays, je reste plus mesurée...

    • 16 août à 10:31 | Stomato (#3476) répond à isoarha

      @ liliquilit

      Oui, envoyer seulement 155€ par mois à sa famille restée au pays est scandaleusement trop faible.
      Surtout quand la famille restée au pays regarde les infos à la télé française et calcule brutalement le salaire d’un SMIG français en Ariary, CIEL, quelle somme, ils sont vraiment riches les expatriés en France !
      Mais ce que ne peuvent pas réaliser ceux de la famille restés au pays, c’est que le loyer andafy n’a rien à voir avec les loyers au pays. Le coût du chauffage est quasi inexistant au pays, et coutre un bras andafy !
      La liste de ce qu’il faut payer et qui n’existe pas au pays est très longue.
      En France il est connu qu’un salarié travaille jusqu’au mois d’octobre pour l’état et seulement le reste de l’année pour lui.

      Les diasporas de la première génération qui sont maintenant bien établis en France sont rejetés par le pays et ses habitants.
      Pour quelle raison(s) le gouvernement actuel cherche à faire les yeux doux aux membres de la diaspora malagasy ? Pour espérer une aide « intellectuelle » dans le but de redémarrer ou simplement faire démarrer le développement du pays ? J’ai tendance à penser que c’est plutôt pour les faire rentrer au pays, surtout leur pécule amassé en bossant très difficilement, et de les spolier très rapidement.
      Un commentaire a mentionné qu’une large majorité des membres de la diaspora est constitué par des femmes. Qui va croire que ces françaises vont retourner au pays ? Leur sécurité matérielle est bien mieux assurée en France ou ailleurs qu’à Madagascar. Bon nombre d’entre elles ont fait le choix de quitter le pays aux bras d’un vazaha, très souvent par amour (années 60-70) ensuite parce que méprisées (années 80 pour les métisses en particulier) puis par intérêts financiers (années 90-00) enfin par désespoir depuis 2000 !
      Des hommes aussi ont choisi l’éloignement du pays, souvent parce qu’ils sentaient le pays incapable de leur assurer les conditions nécessaires a la profession qu’ils voulaient exercer...

      Salaires moyens (2014)
      Cadres 5 501 € ,Professions intermédiaires 3 026 € , Employés 2 159 € , Ouvriers 2 238 €
      Il s’agit des salaires BRUTS en 2014 !
      Pour obtenir le salaire net, celui que le salarié touche sur son compte en banque, il faut retirer entre 22 (bas salaires) et 24% (hauts salaires). Faites le calcul.

    • 16 août à 12:07 | liliquilit (#7755) répond à isoarha

      @stomato, vous avez raison, il y a un tel décalage entre les revenus en France et Madagascar que les Malgaches d’Andafy sont considérés comme des « Nababs » et aussi des « vaches à lait » par leurs compatriotes à Madagascar.
      Mon intention n’est pas de porter de jugement sur les Malgaches mais de rétablir certaines vérités. Pour beaucoup d’immigrés, séjourner en France est un moyen de gagner rapidement de l’argent qui permettra d’offrir un meilleur avenir à leur famille restée au pays. Leur objectif est de revenir chez eux, raison pour laquelle ils préfèrent limiter leurs dépenses en France et réinjecter leurs économies au pays. Ce n’est pas le cas de la communauté malagasy qui a plutôt fait le choix de s’intégrer en France, et préfère consacrer ses économies à l’achat d’un logement, d’une voiture etc... en France. C’est leur choix, que je respecte et que je comprends. Inutile de trouver des justifications du genre « les loyers sont chers en France », « on a beaucoup de charges », etc...

    • 16 août à 12:18 | Stomato (#3476) répond à isoarha

      @ liliquilit
      >>Pour beaucoup d’immigrés, séjourner en France est un moyen de gagner rapidement de l’argent qui permettra d’offrir un meilleur avenir à leur famille restée au pays. Leur objectif est de revenir chez eux, raison pour laquelle ils préfèrent limiter leurs dépenses en France et réinjecter leurs économies au pays. <<
      Ce n’est pas faux !...

      >>Ce n’est pas le cas de la communauté malagasy qui a plutôt fait le choix de s’intégrer en France, et préfère consacrer ses économies à l’achat d’un logement, d’une voiture etc... en France. C’est leur choix, que je respecte et que je comprends. <<

      Ce choix d’intégration est possible grâce à plusieurs facteurs. Madagascar largement christianisé, francophone pour encore pas mal de gens. Et culture ancestrale de bienveillance pour autant que l’on soit respectueux envers les malgaches.
      Et les lois françaises prévoient et accordent une égalité de droits : possibilité d’acheter terrain et logement... protections sociales etc.

      >>Inutile de trouver des justifications du genre « les loyers sont chers en France », « on a beaucoup de charges », etc..<<

      Ce ne sont pas des excuses, mais des faits qui constituent des explications, souvent inacceptées (vécu personnel).

  • 16 août à 00:46 | Jipo (#4988)

    En effet : rare sont ceux qui ayant réussi à se sortir du bourbier gasy, aient envie d’ y revenir .
    Cela se confirme au quotidien depuis quasiment 50 ans .
    Le pourquoi reste une raison qu’ il serait judicieux de leur demander, aucun n’ investit au Pays, pourquoi : aveu ou trahison ?
    Si aucun Malgache ne fait confiance aux Malgaches, n’ y a -t-il pas anguille sous roche ?
    Et vous voudriez que les zétranzés eux fassent confiance ???, vous avez un qualificatif pour ça : adala dala ou : vazaha ...
    Ce qui me choque , c’ est le nombre de commentaires pour le sujet comparativement à la fêté du TIM, comme quoi le Q ça ne fait pas que vendre, mais également « jazzer »🎼 .

    • 16 août à 07:21 | vatomena (#8391) répond à Jipo

      liliquit @exact pour le malien ! ! Il finance la mosquée du village ,l’instituteur ,le forage du puits etc....

    • 16 août à 10:35 | Stomato (#3476) répond à Jipo

      Je ne pense pas que le manque de confiance soit le nœud Gordien !
      La raison est plus terre a terre !
      Il s’agit d’un mélange d’orgueil et de jalousie de la part des malagasy !

    • 16 août à 11:32 | liliquilit (#7755) répond à Jipo

      @jipo, votre constat est amer mais plutôt juste. Les Malgaches qui partent en France ont rarement l’intention de revenir à Madagascar, raison pour laquelle ils investissent peu dans leur pays. C’est à se demander si les quelques contributions pour le pays versées à travers les oeuvres caritatives et religieuses ne sont pas juste un moyen de se donner « bonne conscience ».
      @stomato, justement, la confiance est le noeud du problème. Le Malgache d’Andafy qui envoie de l’argent ou réalise un investissement à Madagascar se fait souvent escroquer et la plupart du temps par des proches. Partant de là, pas étonnant qu’il préfère investir ses économies en France plutôt qu’à Madagascar où il risque de tout perdre.

  • 21 août à 15:44 | SNUTILE (#1543)

    Ceux qui pratiquent le tourisme sexuel :
    - L’offre la pauvreté en l’absence de tout les plans sociaux préventifs : l’autosuffisance alimentaire à cause de l’échec du planning familial, puis de la préservation de la santé publique par manque d’engagement national de l’éducation publique, pour couronner le tout l’attrait aux objets importés ’faciles d’utilisations’ synonyme de ’valeur morale’ : téléphone mobile, voiture d’occasion, friperie etc.
    - La demande se heurte à une population non-professionnalisée (pourtant il y a eu des effort dans ce sens avec les cartes professionnelles pour accéder sur des navires au port par exemple) et l’absence d’âge ADULTE des candidats EUX MÊMES de parents très jeunes qui ont subi la même situation.

    Les acteurs les expatriés de vacances, les rares étrangers qui voyagent sans leur épouse.

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