La Loi des Finances 2010 a été reconnue conforme à la légalité constitutionnelle par la Haute cour constitutionnelle (HCC). Elle est applicable à compter du 4 janvier 2010 si l’on considère l’arrêt n° 05-HCC/D3 de la HCC en date du 31 décembre 2009. Dorénavant toutes les dépenses engagées telles celles relatives aux élections ainsi que les recouvrements auxquels il faut procéder sont légaux. En tout cas, le budget national 2010 s’élève à 5191 milliards d’ariary. Les dépenses d’investissement y sont revues à la baisse.
Par rapport au budget initial de 2009, les recettes sont prévues en baisse de 20%, les dépenses en baisse de 14%.
Il faut dire que la confection de ce budget n’a pas observé la même démarche que les précédents car les bailleurs de fonds traditionnels ne l’ont pas avalisé ou ne l’ont pas examiné faute de reconnaissance internationale. Ni la Banque mondiale, ni le Fonds monétaire international n’ont validé le processus d’élaboration de cette loi des finances 2010.
Le risque est alors grand que les pays partenaires techniques et financiers ferment leur robinet à Madagascar. Après la suspension de l’AGOA, de plus en plus d’opérateurs locaux et notamment des exportateurs de produits vers l’Europe et les Etats-Unis ne cachent plus leurs craintes d’être bloqué dans leurs activités.
Recueilli par Valis





