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dimanche 4 décembre 2016
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Environnement

4,5 milliards d’ariary de la Fondation pour 25 aires protégées

samedi 10 janvier 2015

La Fondation des Aires Protégées et de la Biodiversité de Madagascar a réuni ses dix gestionnaires d’aires protégées et ses partenaires techniques et financiers autour d’une table ce 9 janvier 2015. Ils ont procédé à la signature des conventions de financement au titre de l’année 2015. Ainsi, 25 Aires Protégées bénéficient pour 2015, des financements de quatre milliards cinq cent millions Ariary (4 500 000 000 MGA) portant sur une superficie de plus de 2 millions hectares. Trois (3) nouvelles Aires Protégées (NAP) figurent parmi ces bénéficiaires : il s’agit de la forêt de Beanka dans le plateau de Bemaraha dans la région Melaky, de la forêt de Maromizaha dans le corridor forestier d’Ankeniheny-Zahamena, et du site de Mandrozo qui fait partie des sites Ramsar et qui est situé au nord de Maintirano. Quant aux autres bénéficiaires, ils sont 13 qui sont gérés par Madagascar National Parks et neuf (9) par d’autres promoteurs.

Ces aires protégées sont principalement des aires protégées terrestres dont certaines détiennent des parcs marins. Les six catégories de la classification de l’UICN sont toutes représentées, allant de I (Réserve Naturelle Intégrale) à VI (Aire Protégée avec utilisation durable des ressources naturelles). Les aires marines protégées totalisent une superficie de 138 815 hectares, soit environ 5,5% de la surface totale des aires protégées financées par la Fondation. Les parcs marins présentent des intérêts importants pour la gestion des ressources naturelles du pays, dont des intérêts écologiques pour la protection et la restauration du patrimoine naturel, ou encore les intérêts halieutiques. Notons par exemple que dans les parcs marins qui ont été interdits à la pêche, le nombre de poissons, leurs tailles et leurs capacités à se reproduire ont significativement augmenté. Enfin, les intérêts touristiques, culturels et pédagogiques viennent également étoffer cette liste.

C’est pour préserver ce capital naturel dont la richesse est inestimable, et qui mérite d’être soutenue sur le long terme, que la Fondation a apporté ses contributions financières à 25 aires protégées. Ce soutien financier va permettre non seulement de faire des réalisations concrètes au profit de la recherche et de la conservation, comme les suivis écologiques, mais aussi les contrôles et la surveillance des parcs. La conservation étant au cœur du développement humain, les financements de la Fondation contribueront également à promouvoir et appuyer les activités de développement communautaire et le volet éducation environnemental.

La forêt de Beanka

La forêt de Beanka est une nouvelle aire protégée de catégorie VI du classement UICN, d’une superficie de 17 400 hectares, située sur le versant centre ouest de Madagascar, région de Melaky, District de Maintirano. Beanka est le petit frère septentrional de Bemaraha. Elle est beaucoup moins connue que Bemaraha, et ce n’est que depuis quelques années qu’elle fait l’objet de recherches systématiques, révélant incessamment des richesses biologiques considérables de premier ordre dans tous les groupes de plantes et d’animaux. Elle est constituée d’un bloc forestier de basse altitude compris entre 215 et 512m se développant principalement sur des formations calcaires du Jurassique Moyen. La végétation est généralement plus dense sur le sol, et éparse sur les tsingy. L’inventaire botanique a révélé la présence d’au moins 320 espèces ligneuses réparties dans 95 Familles. L’ensemble de la couverture forestière est entourée par une savane herbeuse qui est fréquemment brûlée chaque année. La NAP renferme une grande diversité d’espèces animales dont 4 espèces de lémuriens, 12 espèces de chauves-souris, 9 de micromammifères non volants et 58 d’oiseaux. La NAP renferme une grande diversité d’espèces animales dont 4 espèces de lémuriens, 12 espèces de chauves-souris, 9 de micromammifères non volants et 58 d’oiseaux.

La forêt de Maromizaha

La forêt de Maromizaha est aussi une NAP de catégorie VI, d’une superficie de 1 880 hectares. Elle fait partie du Corridor forestier d’Ankeniheny-Zahamena et est située à 140 km à l’Est d’Antananarivo et à 225 km de Toamasina. En termes de diversité, la flore de Maromizaha appartient à la zone éco floristique de l’Est, et est composée d’une forêt humide. La faune de Maromizaha compte 13 espèces de lémuriens diurnes (Varecia variegata editorium, Indri indri), 4 nocturnes (Daubentonia mad, Lepilemur microdon). On y rencontre 84 espèces d’oiseaux, 7 espèces de rongeurs, 10 espèces d’insectivores, 3 espèces de chiroptères, 34 espèces d’amphibiens, 25 espèces de reptiles et 800 espèces de lépidoptères nocturnes.

La forêt de Mandrozo

La NAP de Mandrozo, d’une superficie de 15 145 hectares, est située à 60 km au Nord de Maintirano. Appartenant à la catégorie V du classement UICN, Mandrozo détient aussi le label « Site Ramsar »en tant que Zone Humide d’intérêt international depuis le 05 juin 2012. La diversité en écosystèmes de Mandrozo explique sa richesse en biodiversité spécifique. Elle abrite également plusieurs espèces menacées de presque tous les groupes : Lémuriens, Reptiles (Phelsuma Klemmeri), Amphibiens, Oiseaux, Poissons (Tilapia zilii) et Plantes (Dalbergia bathiei EN, Dypsis madagascariensis).

Recueilli par Valis

2 commentaires

Vos commentaires

  • 10 janvier 2015 à 13:41 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    Les aires protégées sont ==un domaine privilégié d’action==de l’UICN,depuis sa création.
    UICN :
    Union Internationale pour la conservation de la nature.
    Pour leurs développements :
    - en promouvant la mise en oeuvre d’un réseau écologiquement représentatif
    et efficacement géré,
    - en assurant le suivi des engagements du « PAYS » dans les conventions internationales
    - et en soutenant la désignation des biens naturels « MALGACHES » au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
    LES AIRES PROTEGEES CONSTITUENT LE PRINCIPAL PILIER DES STRATEEGIES DE :
    - conservation de la biodiversité
    Elles participent au développement ==d’activités humaines== durables,en garantissant la fourniture de nombreux services écologiques à l’échelle locale et globale (-alimentation,eau potable,médicaments-).
    Elles sont reconnues à l’échelle internationale comme les outils efficaces économiques et durables pour lutter contre le changement climatique.
    - « C’EST UNE OCCASION D’APPLIQUER L’ECONOMIE SOCIALE et SOLIDAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT DES AIRES PROTEGEES. »-

    Basile RAMAHEFARISOA-1943
    b.ramahefarisoa gmail.com

    • 11 janvier 2015 à 12:36 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Une loi pour reconnaître l’économie sociale et solidaire comme un mode d’entreprendre spécifique.
      La loi définirait le périmètre de l’économie sociale et solidaire (-ESS-).
      La notion d’entreprise de l’ESS regrouperait les acteurs suivants :
      - associations,
      - mutuelles,
      - coopératives
      - et « FONDATIONS »
      et intégrerait l’entreprenariat commercial à but social,s’il respecte des exigences découlant des principes fondateurs de l’ESS (-activité sociale,gouvernance démocratique,profits partagés-).

      La loi ESS contribuerait à orienter ==davantage==de financements publics et privés vers les entreprises de l’ESS et permettrait à celles qui innovent==socialement==de bénéficier de nouveaux financements spécialisés.

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