On se bouscule au portillon ; c’est le message que le ministre de la HAT en charge de la diplomatie, le vice amiral Hyppolite Ramaroson a transmis ce mercredi 9 juin. En moins de deux mois, trois ambassadeurs lui ont présenté les copies figurées de leur lettre d’accréditation comme ambassadeur auprès de l’État malgache. La Turquie a été la première, suivie par le Vatican. Le dernier État en date est celui du Pakistan, en la personne du général de Division Mohamad Sidik, venu remettre à Hyppolite Ramaroson au ministère des Affaires étrangères les pièces justifiant son accréditation en tant qu’ambassadeur de la République du Pakistan à Madagascar, avec résidence à l’Ile Maurice. « Tsy maty an-kazo-tokana isika » (traduit littéralement par : nous ne mourrons pas au pied d’un seul arbre ; pour dire que nous avons d’autres amis qui ne nous considèrent pas comme des pestiférés et que nous pouvons compter sur eux), déclare le chef de la diplomatie de la HAT. « D’autres vont venir ! Tant pis pour ceux qui ne veulent pas travailler avec nous », ajoute-t-il. Ils se mordront les doigts et le regretter en quelque sorte, lit-on sur son visage.
Quoi qu’il en soit, explique le ministre Hyppolite Ramaroson, les relations avec le Pakistan ne vont plus se limiter aux importations de riz mais s’élargir à d’autres domaines comme le tourisme ou la médecine. Ayant effectué une visite de courtoisie auprès du ministre de la HAT en charge des Forces armées, l’ambassadeur pakistanais, général de division lui aussi, s’est entretenu des questions de coopération militaire et de marine. Le volet nucléaire y a également été évoqué. À ce propos, la COI prévoit la création sans doute à Antsiranana, d’un centre de anti-piraterie que l’amiral Hyppolite Ramaroson présente comme à gestion multilatérale. Le Pakistan, riverain lui aussi de l’Océan indien a-t-il été sollicité dans cette entreprise ?





