Les propositions de solutions aux revendications des enseignants des établissements scolaires publics du Primaire et du Secondaire regroupés dans le syndicat SEMPAMA dont la grève s’est intensifiée, auraient été repoussées par le ministère des Finances et du Budget faute d’argent. Si l’on devait croire le ministre de l’Education nationale qui déclare avoir pris en considération les exigences du SEMPAMA en les étudiant et en les chiffrant, il a proposé à son collègue des Finances quatre (4) scénarios dont le plus élevé en terme de finances coûterait annuellement 210 milliards d’ariary et le moins onéreux demanderait à l’Etat la somme de 131 milliards d’ariary. Ce sont là uniquement, a-t-on compris, les revendications qui sont spécifiques au corps enseignant telles que l’indemnité de craie, l’indemnité de fonction d’enseignant… Ces scénarios sont impossible à concrétiser car apparemment, les sommes indiqués sont insupportables et introuvables. Autrement dit, l’éducation des enfants qui fréquentent les établissements publics du Primaire et du Secondaire ne mériteraient pas qu’ils aient des enseignants bien rémunérés et bien présentables.
En tout cas, le ministre de l’Education a confirmé ce mardi 24 avril à son bureau à Ampefiloha que son département ne peut décider de l’augmentation des indemnités car cela ne relève pas de sa compétence mais est plutôt du ressort des Finances et du Budget. Néanmoins il estime qu’il est de son devoir de faire des suggestions en faveur des enseignants dont il a la charge. C’est pourquoi, son ministère est aujourd’hui en train de trouver d’autres solutions ou d’autres propositions ayant trait au seul corps des enseignants. Il n’a pas manqué d’ailleurs de faire remarquer que certaines des exigences du SEMPAMA relèvent du statut général des fonctionnaires, donc de la loi n°2003-011 du 03 septembre 2003. Le ministère, a-t-il dit, veut résoudre les problèmes en engageant un dialogue avec le syndicat et en élaborant d’autres propositions avec le ministère des Finances afin de trouver d’autres alternatives aux revendications des syndicalistes.







