Au deuxième jour de la reprise du rassemblement de chez Magro Ankorondrano, le Pr. Zafy Albert et son épouse y étaient présents. C’est la première fois que le « Prof » y met les pieds. Cette arrivée du président du Conseil national de Réconciliation (CNR) prévu par les accords de Maputo et d’Addis-Abeba, donne une autre envergure et une autre tournure de la situation politique dans le pays. Après que les trois mouvances (Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Zafy Albert) aient présenté à la Villa Elisabeth à Ivandry les vœux de Nouvel An au représentant des anciens chefs d’Etat et anciens présidents de la République, le président Zafy Albert, ce fut la « réconciliation » et le scellage de l’alliance pour créer la « mouvance Madagascar ».
En plus du riz offert par la mouvance Didier Ratsiraka (du riz blanc à 100 ar/kg), ce fut le partage du nofonkena mitam-pihavanana chez Magro. 10 zébus y ont été abattus pour être distribué aux partisans de la « mouvance Madagascar » ce mardi 5 janvier 2010.
En tout cas, le fihavanana », le fampihavanana ou la réconciliation a été au centre des allocutions du Pr. Zafy Albert, de Marc Ravalomanana qui était intervenu par téléphone lors de cette rencontre, mais aussi par l’ancien député Ra-Merci ou Ratoebolamanana Merci qui a représenté le président Didier Ratsiraka. Tous ont insisté sur l’importance de la « réconciliation nationale pour un nouveau départ et pour le succès de la mouvance Madagascar ».
Le Pr. Zafy Albert n’a pas manqué d’évoquer le problème de l’heure, en l’occurrence la volonté du pouvoir de fait d’organiser des élections le 20 mars 2010. Une telle décision fait courir de grands risques sinon de grands dangers au pays, déplore-t-il. Il a rappelé que l’histoire du pays est parsemée de crises cycliques dont les origines se trouvent dans des élections mal préparées et contestées. « Que cela nous serve de leçon », a-t-il souligné tout en indiquant qu’il est temps de remettre sur les rails le fihavanana. « Raison pour laquelle, déclare-t-il, je suis aujourd’hui présent sur le site, pour servir d’exemple de réconciliation avec les mouvances Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana ».
Désignant le chef de file et président de la Haute autorité de transition comme étant dans l’unilatéralisme obstiné, il réclame le retour à la table des négociations et au respect des accords conclus devant la communauté internationale. Le « Prof » a en tout cas fait comprendre que la communauté internationale lui a promis que le robinet des financements sera aussitôt ouvert si une transition consensuelle et inclusive telle qu’elle est stipulée dans les accords venaient à voir le jour dans le courant du mois de janvier.
Recueilli par Valis





