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vendredi 9 décembre 2016
Antananarivo | 16h29
 

Economie

Situation économique de Madagascar

Le secteur informel gagne toujours du terrain

mercredi 2 novembre | Randria Maeva

Madagascar est un pays caractérisé par une population à majorité rurale, avec environ 15 millions d’habitants en milieu rural contre environ 10 millions d’habitants en milieu urbain. Sa structure est marquée par une population à majorité jeune, entre 9 à 24 ans. Avec cette situation démographique, en 2014, le taux de chômage est de 4,3%. Pour la catégorie d’âge entre 15 et 24 ans, le taux de chômage est de 5,20%. Mais derrière ce taux se trouve une autre réalité, il y a les jeunes diplômés et les chômeurs qui s’orientent de plus en plus dans le secteur informel. Le secteur informel qui a apporté une valeur ajoutée de 24% dans le PIB en 2012.

En 1993, les unités de productions informelles recensées ont présenté un effectif de 678 300, en 2012 leur nombre est passé à 2 280 217. Autrefois, les activités informelles se rencontraient et étaient liées au milieu rural, aujourd’hui, elles sont en forte croissance en milieu urbain.

Question genre, le pourcentage de femmes intégrant le secteur informel a baissé, en passant de 52% en 1993, à 21,4% en 2012.

L’exposition sur l’histoire économique de Madagascar a été clôturée le dimanche 30 octobre 2016. Le FTHM Consulting et la Faculté DEGS de l’Université d’Antananarivo ont présenté la situation économique de Madagascar, les évolutions et les faits marquants dans chaque secteur. Des situations qui ont été présentées par rapport au contexte socio-politique du pays, tel l’agriculture, le tourisme, l’industrie, la monnaie et le secteur financier, les mines, le transport, l’environnement. Mais dans cette généralité, des observations ont été effectuées sur les questions du chômage et du secteur informel à Madagascar.

« C’était intéressant de découvrir l’évolution de chaque secteur économique à Madagascar, en plus des réalités et des mutations. Cela nous fait réfléchir sur les difficultés de ce pays, des actions que l’on doit entreprendre selon notre poste ou selon le domaine qui nous intéresse. Le fait qu’un problème n’est jamais isolé car il est lié aux différents faits, que ce soit politique, social, culturel », affirme un des visiteurs.

Après cette exposition, les organisateurs comptent élaborer des ouvrages à partir des données de l’exposition, des débats issus des conférences et des tables rondes ; ils comptent aussi mener l’évènement dans les autres régions de Madagascar pour l’année 2017.

7 commentaires

Vos commentaires

  • 2 novembre à 11:00 | valoha (#7124)

    Samy mikarataka zay ahavelona azy isika rehetra zao aloha ! Tsy misy ifanomezan-tsiny zany !
    Mandra-pahapetraky ny lamina sy rindra atiny miaraka miala ifotony (tsy ferana ny fotoana hanorenana miaraka zany) mba hiadihana @ ny tsy fananan’asa, fotoana zay tsy maintsy ho avy na ho ela na ho haingana !
    Manaraka mora ho azy avy eo ny fandoavana hetra entina hampandrosoana am-pahendrena ny fiaraha-monina Malagasy.
    Tsy takatry ny saina hatr’eto hoe tany be velarana sy feno renirano i Gasikara, feno hazan-drano ny ranomasina/ farihy / renirano ! Manginy fotsiny ny harena an-kibon’ny tany napetra-Janahary ho antsika ! Kanefa dia maro ny tsy an’asa ! Toa mifanohitra be ny hany ! Isika mihintsy va no tsy mahay mitantana sa misy raha hafa mampihisatra ny fandrosoa ao ?!

  • 2 novembre à 11:40 | LastNews (#7556)

    On ne sait même pas pas le nombre réel d’habitants à Madagascar. Les chiffres avancés ne sont que des spéculations faute de recensement. Le dernier recensement connu date d’une trentaine d’année au moins.

  • 2 novembre à 12:36 | vatomena (#7547)

    Le chomage en France oscille entre 10 et 11% ;D’où il apparait qu’avec ses 5,20 % de chomeurs avérés,Madagascar est un pays tres avantageux .Toute ma reconnaissance à ces experts qui donnent la meilleure image possible de nos activités.

    • 2 novembre à 13:43 | Gérard (#7761) répond à vatomena

      Bonjour Vatomena

      Eh oui vous avez raison, notre île heureuse est épargnée par de nombreux fléaux de l’époque :

      il n’y a quasiment pas de travail, mais un taux de chômage bien avantageux...
      Des mœurs sexuelles proches de celles du caniche, sans la moindre protection, mais un nombre de sidéens très modéré.....
      Même le chikungunya, qui a frappé durement La réunion et Mayotte, souvenez vous, a eu la décence d’épargner nos contrée protégées par Zanahary

      bonne journée

  • 2 novembre à 12:46 | momoa (#8952)

    Cela se comprend, vu les difficultés dans lesquelles nous nous trouvons tous. Chacun essaie de survivre à sa manière. Raison de plus pour le gouvernement d’appuyer les entrepreneurs locaux et pourquoi pas, baisser les taxes et les impôts.

  • 2 novembre à 19:52 | diego (#531)

    Bonjour,

    C’est en parlant bien de l’économie qu’on arrive à mettre de la lumière la dangerosité dans laquelle la classe politique malgache a pris en otage, par imprudence ou en connaissance des causes, Madagascar.

    Si le secteur informel gagne du terrain, ce que les pouvoirs publics ne jouent plus leurs rôles.

    Il n’y a pas un seul pays épargné par l’économie parallèle, l’économie informelle, mais elle reste marginale.

    Si on est sérieux pour développer le pays, il faut être aussi sérieux pour renforcer l’État et les Institutions et s’efforcer à observer les lois en vigueur dans le pays !

    L’économie informelle n’enrichit pas le pays. C’est un manque à gagner dans la caisse de l’État ! Les citoyens l’ignorent, mais ils participent en fait à l’appauvrissement de leur pays et de facto, à leur propre misère.

  • 3 novembre à 06:14 | sanois (#8546)

    Si cet article était sur papier je l aurai lu d un derrière distrait

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