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mardi 9 février 2010
 

 > Société

Faute de visa de séjour

2.000 étudiants comoriens à expulser

mardi 9 octobre 2007, par Eugène R.
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« Nous ne sommes pas des clandestins car nous sommes en possession de passeport » ont clamé ces étudiants, hier.

Une atmosphère tendue, hier, devant l’ambassade comorienne à Isoraka où les étudiants comoriens devenus tous en situation irrégulière ont manifesté pour condamner l’immobilisme de leur Etat.

Les 2.000 étudiants comoriens en situation irrégulière à Madagascar sont obligés de rentrer chez eux faute de visa. Hier, ces étudiants ont manifesté devant l’ambassade des Comores à Isoraka pour dire non à l’immobilisme de l’Etat comorien devant leur situation. « Nous sommes tous actuellement en situation irrégulière car nous ne pouvons pas payer le coût du visa de séjour proposé par l’Etat malgache. », a expliqué M. Abdoulanziz, président de l’association des étudiants comoriens à Madagascar. Lui qui a fait savoir que les étudiants comoriens inscrits dans les instituts privés doivent payer chacun 228 euros pour ce visa et 114 euros pour ceux inscrits dans les universités publiques. « La plupart d’entre nous sont issus des familles pauvres. Nos parents nous envoient en moyenne 50 euros par mois pour survivre à Madagascar alors qu’on nous exige d’un seul coup actuellement 228 euros. En plus, la majorité des étudiants arrivent à Madagascar sans les bourses de l’Etat » s’est plaint, devant la presse, Abdoulanziz. Une manière encore une fois pour ce meneur du mouvement des étudiants comoriens à Madagascar de déplorer la position de l’Etat comorien qui refuse d’intervenir pour résoudre ce problème de visa.

Arrêtés, tabassés, expulsés...

« Nous ne sommes pas des clandestins car nous sommes en possession de passeport », a cependant fait savoir Abdoulanziz. Là où ces étudiants comoriens en situation irrégulière s’insurgent, c’est qu’ils sont depuis deux semaines traités comme des clandestins. « Les forces de l’ordre nous arrêtent comme des grands criminels à nos domiciles. Pire, certains d’entre nous ont été tabassés », se sont plaints, hier, quelques étudiants comoriens qui ont accepté de répondre à nos questions à Isoraka. Selon Abdoulanziz, l’arrestation continue à Antananarivo et à Mahajanga. « Au moins 12 étudiants comoriens sont déjà expulsés et on a enregistré jusqu’à présent au moins 200 arrestations », a-t-il souligné. Aussi, ces étudiants comoriens en situation irrégulière ne demandent actuellement qu’une chose à leur Etat : intervenir auprès de l’Etat malgache pour faciliter les procédures afin qu’ils puissent quitter tranquillement le territoire de Madagascar.A noter que ces étudiants comoriens ne reprochent rien à l’Etat malgache. « Tout Etat a sa souveraineté. Si nous nous trouvons actuellement dans cette situation, c’est parce que l’Etat comorien n’a pas pris sa responsabilité. », a encore précisé M. Abdoulanziz.

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