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Société

Lourd bilan du passage de « Chedza »

15 décès et plus de 100.000 sinistrés

mardi 20 janvier 2015
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Le bilan provisoire au 19 janvier 2015 à 18 heures du passage de la forte tempête tropicale « Chedza » fait état de 15 décès, 104 887 sinistrés, 40 021 déplacés, 2 421 cases détruites, 1.323 cases inondées, 199 écoles endommagées, 2 écoles inondées, 7 centres de santé détruits, 18 bâtiments publics détruits. Le secteur agricole est fortement impacté à cause des inondations. Pour le moment, les chiffres obtenus s’élèvent à plus de 1500 Ha.

Les régions de Vatovavy Fitovinany, d’Analamanga et de Menabe sont les plus touchées. Avec respectivement un total de 53.157 sinistrés et 7 décès pour la région du Vatovavy Fotovinany, 41 286 sinistrés et 4 décès pour la région d’Analamanga, 6.589 sinistrés et 3 décès pour la région du Menabe. À noter que ces informations sont celles enregistrées à la date du 19 janvier 2015 à 14 heures et que les chiffres évoluent de manière incessante en fonction des remontées d’informations en provenance des localités. Ce bilan pourrait donc être revu, une fois que tous les rapports de dégâts provenant des districts situés sur la trajectoire de la tempête seront parvenus auprès du BNGRC. Par ailleurs, la zone de convergence intertropicale (ZCIT) qui s’est installée dans tout Madagascar avant et après le passage de « Chedza » a favorisé les inondations dans les différentes contrées de l’Île. Et dire que nous ne sommes qu’au début de la saison cyclonique. Le service météorologique annonce déjà que le prochain cyclone sera plus violent !

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Depuis les premiers impacts de la forte tempête tropicale « Chedza », plusieurs activités conjointes d’intervention ont été entreprises par le Gouvernement, à travers le BNGRC et avec l’appui des partenaires. Ces activités portent notamment sur l’évacuation et l’hébergement des sinistrés, le renforcement des digues, la destruction de maisons en phase de s’écrouler et les interventions de premier secours. À ce jour, 70 tentes shelter box ont été implantées et des abris en dur ont été utilisés dont le Gymnase Couvert de Mahamasina, l’ENS Ampefiloha et Tsena Mora Androndrakely.

Les secours s’organisent et depuis le 09 janvier 2015, toutes les autorités s’attèlent à la distribution des vivres afin de subvenir aux besoins fondamentaux des sinistrés. Outre la Région d’Analamanga, de l’assistance en matière de matériaux pour renforcement des digues et des vivres ont été acheminés vers les districts de Miandrivazo, de Morondava, de Mahabo et de Belo Sur Tsiribihana. Une délégation gouvernementale menée par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a été dépêchée sur le district de Morondava le dimanche 18 janvier 2015 pour effectuer la remise officielle des dons pour la population sinistrée de ce district.

La Région Sud-Est a également doté les sinistrés du district de Farafangana de sacs de riz, de légumes secs, de savon et de sel fin.

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À ce jour, des dons ont été reçus de la part du Premier ministre, de la Primature, du ministre des Ressources Stratégiques et Minières, de la Première dame et de la Fondation Telma. Dans ce sens, un appel à contribution a été lancé à l’endroit de tous les généreux donateurs et de tous les partenaires du BNGRC. L’État a débloqué deux (2) milliards d’ariary pour le BNGRC mais c’est encore insuffisant d’après les responsables de cette structure.

Malgré l’ampleur de l’inondation, le BNGRC en collaboration avec tous les partenaires étatiques et non étatiques tel que le CRIC sont à pied d’œuvre afin de limiter les dégâts et accompagner les sinistrés dans le processus de relèvement.

Recueilli par Valis

7 commentaires

Vos commentaires

  • 20 janvier 2015 à 10:58 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Ces photos représentent l’inondation dans la ville de Manakara, la première photo à coté de l’hôtel de ville sur la route menant à Tanambao (la maison verte et blanche au fond l’assurance MAMA) et la troisième photo à l’entrée de la déviation vers le pont Bailey pour aller à Manakara-Be.
    De mémoire d’homme, Manakara n’a jamais connu de telle inondation.
    Pourquoi une telle inondation dans cette ville superstitieuse ?
    A vos livres de SORABE nos chers KATIBO pour nous donner le message divin derrière cet événement même si apparemment pour laver cette ville sainte de Madagascar de la souillure au sens propre comme au figuré des dernières décennies car les natifs de cette région sont plus ou moins évincés de sa gestion et les tabous ne sont presque plus respectés par ces nouveaux venus.

    • 20 janvier 2015 à 11:27 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Les gardiens de la tradition, les Ampanjaka ne sont peut-être plus consultés pour les grandes décisions concernant cette région et voilà les résultats, une inondantion et peut-être que d’autres vont encore venir si on continue à bafouer les sacrés.

    • 20 janvier 2015 à 14:11 | QUOUSQUE TANDEM (#543) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Consultons vite les Ampanjaka pour éviter toute innondation !

    • 20 janvier 2015 à 14:47 | citoyen (#1770) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Akorabe,
      De mémoire de grand-mère, en 1969 le niveau est monté plus haut que cette fois, la ligne droite avant le pont était sous l’eau.
      Je me demande si le pont bailey avec sa petite digue et le demi pont cassé, qui étaient sous l’eau, n’ont pas fait barrage et augmenté le niveau en ville...?

    • 20 janvier 2015 à 14:48 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à QUOUSQUE TANDEM

      En 1979, l’embouchure de Manakara était ensablée, les remorqueurs ne pouvaient plus sortir et rentrer pour décharger et charger les bateaux stationnés au large. Les responsables du port ont fait venir de Tamatave des dragueurs. Les dragueurs ont fait leurs boulots pendant 3 jours sans succès car ce qu’ils enlevaient durant la journée revenaient à leurs places le soir et chaque matin, pendant 3 jours, la situation n’évoluait pas.
      Les anciens de la ville de Manakara ont conseillé au responsable du port de s’adresser aux gardiens des traditions de l’embouchure. Après leur entretien, les gardiens des traditions de l’embouchure, compte-tenu de l’urgence, ont sacrifié un zébu près du lieu ensablé. Le soir venu une pluie diluvienne est tombée et le lendemain, au 5ème jour, l’embouchure est désensablée comme si de rien n’était.
      C’est une histoire vraie même s’il apparaît comme anecdotique.
      Manakara est une ville de tradition et Madagascar, un monde à part.

    • 20 janvier 2015 à 14:55 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à citoyen

      Tsarabe !
      C’était du à l’ensablement de l’embouchure et même une petite pluie fait déborder le canal de Pangalane et peut inonder plusieurs quartiers logeant ce canal.

  • 21 janvier 2015 à 02:09 | stopmadexp (#8759)

    Bonsoir,
    en cette période cyclonique, l’aide extérieure (notamment de familles malgaches installées en occident) est plus que nécessaire. MADAGASCAR EXPRESS, le partenaire de La Poste France pour la livraison des colis ici à Madagascar taxe en aval le destinataire à hauteur de 15 000ar ce qui est du racket. On ne taxe pas un envoi entre deux particuliers. Mobilisons-nous.

    Rejoignez la page facebook STOP au racket de Madagascar Express :
    https://www.facebook.com/stopauracketmadexpress

    Merci du soutien.

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