La France se félicite du succès des discussions visant à arrêter les dates des élections présidentielles, législatives et municipales à Madagascar. Ces dates ont été validées aussi bien par la Communauté internationale (Organisation des Nations unies et Union africaine) que par le peuple malgache, représenté par la CENI-T (Commission électorale nationale indépendante pour la transition).
La France soutient ce processus électoral, notamment par le biais d’une contribution d’1,2 million d’euros, versée aux organisations chargées de la préparation des scrutins : la Communauté de développement d’Afrique australe, la Commission de l’océan Indien, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Union africaine ainsi que l’ONG Interpeace.
La France appelle l’ensemble de la Communauté internationale à s’investir pleinement aux côtés de la CENI-T afin de garantir l’organisation d’élections transparentes, dans le respect des normes internationales.
Incontournable
Dans la relation avec Madagascar, la France avait relevé par le biais de son ambassade à Madagascar qu’ « au début de son premier mandat, le Président Ravalomanana, qui considérait la France comme un partenaire hérité du passé, a souhaité réduire le rôle de la France à Madagascar et s’est tourné vers d’autres partenaires, publics et privés (États-Unis, Allemagne, Chine, Afrique du Sud, SADC). Cependant, face à leur faible engouement pour Madagascar, alors que l’aide bilatérale française et les investissements privés français ne se démentaient pas (près de 25 000 français installés à Madagascar, près de 700 entreprises à capitaux français) et que l’appui de notre pays auprès des Institutions Financières Internationales s’était montré déterminant dans la défense des intérêts de Madagascar, le Président Ravalomanana a renoué des relations denses avec la France. Il a conservé toutefois un tropisme très fort en faveur des Etats-Unis, de l’Allemagne, et de la Chine pour son modèle de démocratie autoritaire ».
Plaidoyer pour la tenue de l’élection rapide
Pour la résolution de la crise à Madagascar, la France ainsi que les pays de la Francophonie a toujours plaidé pour la tenue d’une élection. « La France s’efforce de plaider pour la tenue d’élections rapides –mais crédibles- seules capables de faire émerger une légitimité politique incontestable, en redonnant la parole au peuple. Ce processus vertueux doit nécessairement être soutenu par une assistance étrangère significative » annonce l’Ambassade de la France à Madagascar. Le pays est aussi l’un des rares pays qui continue de financer Madagascar, ceci pour « limiter autant que possible l’impact de la crise politique sur les populations malgaches, et pour répondre à une dégradation inquiétante de la situation-économique » annonce toujours l’Ambassade française.
Notons que Jean Marc Chataigner était le premier ambassadeur qui avait présenté ses lettres de créance au Président de la Haute Autorité de la transition, Andry Nirina Rajoelina, peu après la signature des accords d’Addis Abeba.
Recueilli par Vonjy







