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lundi 5 décembre 2016
Antananarivo | 07h16
 

Société

Salon de la Recherche et de l’Emploi

0,04% du budget national affecté à la Recherche

samedi 22 octobre | Randria Maeva

Seulement 0,04% du budget de l’Etat est alloué à la recherche. On comprendra le peu sinon l’insignifiant impact des résultats des recherches universitaires dans le développement de la nation. La tenue de la 3è édition du Salon de la Recherche et de l’Emploi intervient au moment propice ; le Parlement est en ce moment en session budgétaire. Saura-t-on considérer cette défaillance en réduisant l’enveloppe à des postes budgétivores au profit de la Recherche, fondement d’un vrai développement durable ?

La 3ème édition du Salon de la Recherche et de l’Emploi, carrefour du monde de la recherche scientifique avec le monde professionnel, s’est tenu le 20 et le 21 octobre 2016 à l’Esplanade de l’Université à Ankatso. Le salon est organisé par l’Université d’Antananarivo, le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM), le FIVMPAMA ou « Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy » et le Bureau International du Travail (BIT).

Cette année, le salon a vu la participation d’une quarantaine d’entreprises et d’organisations, présentant chacun leurs offres et leurs besoins pouvant correspondre aux activités des chercheurs. En effet, la recherche scientifique n’est pas tout à fait étrangère du quotidien, cette dernière est sa source et est intrinsèquement lié. Les domaines et les grandes écoles de l’Université d’Antananarivo, les institutions supérieures ont mis en avant chacun les produits de recherches à travers leurs laboratoires et les centres de recherche nationaux comme le Centre National des Recherches Industrielles et Technologiques.

La valorisation des recherches Malagasy peut contribuer à l’essor de différents secteurs du pays, tant dans la vie sociale que dans la vie économique. Cela peut générer une activité et créer de l’emploi. Pourtant la politique de recherche à Madagascar est encore précaire, seulement 0,04% du budget de l’Etat est alloué à la recherche, pourtant leur application nécessite des fonds importants, à commencer par le brevetage au sein de l’OMAPI. Le rôle de ce dernier est important pour la protection des œuvres du chercheur. Ainsi, étant libre dans la création, les étudiants peuvent mener des projets à partir de leurs recherches et promouvoir le monde professionnel.

Les produits de recherches ont été étalé dans les stands, comme la briquette combustible, les briques en polystyrène, les études sur le cancer, les recherches sur la biologie animale et la biologie végétale, les recherches sur l’alimentation comme le Kitoza amélioré, les recherches sur les infrastructures routières, le dictionnaire Français-Malgache Vitasoa, ou encore les recherches sur l’énergie.

Les briques latérites

Le département Génie des procédés chimiques et industriels de l’Ecole Supérieure Polytechnique de Vontovorona a attiré particulièrement l’attention des visiteurs et des étudiants. L’équipe de recherche menée par le Professeur Benjamin Randrianoelina, composé des étudiants de la mention, effectue des recherches sur la valorisation des déchets. Les produits de recherches se composent essentiellement de matériaux de construction : des briques latérites. Il y a d’abord les briquettes de parement, qui sont construites à partir des déchets de papier et de carton. Il y a aussi les briques construites à partir des déchets plastiques, pouvant être utilisés pour les décorations murales. Mais surtout les briques, pour les constructions de maison, construites à partir des « tany mena ».Ces briques sont des isolants phoniques, c’est-à-dire isolant le son dans une salle, elles peuvent réguler la température dans une chambre et possèdent les même caractéristiques que les briques de terre (pouvant supporter la pluie et les pressions). Mais elles sont surtout écologiques, de par leur procédé de production résultant des recyclages et ne passant pas par les fours, mais pressés dans des machines. L’unité pilote mobile de production des matériaux est constituée de trois machines : le broyeur, le mélangeur et la presse. Ce sont des prototypes qui ont été présentés au stand. Avant de les intégrer sur le marché, l’équipe de recherche va encore procéder à l’étude économique et à l’autonomisation de la production de ces matériaux.

7 commentaires

Vos commentaires

  • 22 octobre à 11:08 | atavisme premium (#9437)

    Paroles de Foza :
    La recherche mais c’est un truc de vazaha ,cela ne sert a rien !
    Nous ils nous faut des armes,des soldats ,des tanks pour mater les différentes émeutes !
    Pffffffffffffffffffffffff la recherche !!!!!!!!!!!
    C’est tres proche de la réalité malheureusement !!!

  • 22 octobre à 11:23 | Behantra (#9165)

    0,04% .. mais c’est énorme

    Mais c’est vrai que Rajao est obnubilé par son projet de construire la plus haute tour de l’océan indien

    (voir à ce sujet l’excellent article de Jeannot dans Madagate intitulé : suntower)

    Volià qui prouve que le dieu de rambonaitra se fout royalement du devenir du peuple malagasy ..

    Si rambonaitra est à Tana , il pourrait nous dire à qui appartient le terrain ou sera construit cette tour ??

    • 22 octobre à 13:43 | Titoy (#9616) répond à Behantra

      Bonjour Behantra,
      Vous faites de la désinformation, ce n’est pas Rajao mais Hery, si vous avez lu l’article.

    • 22 octobre à 13:51 | Saint-Jo (#8511) répond à Behantra

      Il s’appelle Hery Rajaonarimampianina ! Ou , pour faire court , Hery Rajao !

    • 22 octobre à 13:58 | Titoy (#9616) répond à Behantra

      Merci St Jo pour ce correctif.
      Toutes mes excuses Behantra, confusion dans les diminutifs, Rajao pour Rajaonarimampianina et Rajoe pour Rajoelina.

  • 22 octobre à 14:15 | Cohen (#6972)

    La Recherche dans n’importe quels domaines est necessaire et primordiale sinon on serait encore a l’etat moyen-ageux. Il ne faut pas se confier a l’Etat qui n’arrive meme pas a organiser et gestioner ses budgets, mais cherchant toujours des aides financieres etrangeres et vendre sa patrie et finir par vendre tout Madagascar d’ici la fin de ce siecle. La regle-cle des etablissements superieurs, polytechnique ou univesitaire passe par le partenariat : -recherche memoires-theses/entreprises PRIVEES. Les entreprises financent et beneficient des resultats, embauchant les etudiants et developpent leur manufactures. Les entreprises et les etablissements (ecoles, universites) peuvent partager les fruits des royalties, patentes et autres pour tourner encore sur d’autres recherches et projets, fructifiant les resultats, ainsi de suite... C’est ca l’esprit capitalisme qui est a l’origine des grandes inventions et progres de ce monde. Le president americain (1980-1988) Ronald Reagan avait dit la celebre phrase : « LE PROBLEME DE L’ETAT C’EST LE GOUVERNEMENT ». Sa vision de developpement de l’economie base entre autres vers la poussee des recherches avait produit un boom economique sans precedent, creant plus de 30 millions d’emploi s’etendant sur pres de 20 ans avant que les deux derniers presidents des Etat-Unis avaient foutu en l’air l’economie americaine. Bref, la recherche fait vivre et developper un pays comme Madagascar, ou le systeme « debrouillard » « vita gasy » est aussi inventif que les esprits Steve Jobs, ou Bill Gates, mais devrait etre applique convenablement. Eloignez-vous de l’esprit assistanat/mendiant du gouvernement, Dieu vous aviez donne du cerveau pour vous epanouir, et pour le gouvernement : ne mater pas les gens a se developper, laisser la population vivre tranquillement, votre devoir est de la proteger, et d’ouvrir toutes les portes necessaires a son epanouissement ; vous etes le premier probleme de ce pays.

  • 22 octobre à 22:47 | toky (#8231)

    La recherche ??? pour moi si nos chercheurs sont intelligents pour développer notre pays, faut qu’ils pensent
    - tout d’abord à améliorer nos outils de productions pour gagner du temps et améliorer nos rendements l’objectif c’est de lutter contre l’oisiveté, et la pauvreté...pour créer des emplois
    - de transformer les matières premières en produit industriels : en quittant la méthode artisanale...
    - en quittant la méthode familiale, culture vivrière en production industrielle
    Pas besoin des études en laboratoire tout ça mais faut qu’ls soient sur terrain

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